[Compte-rendu événemenquable] FinTech 2017

15/11/2017 par Paul-Antoine EVAIN.
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Bordeaux FinTech organisait sa troisième édition les 5 & 6 Octobre derniers avec plein de nouveautés et de nouveaux débats :

  • l’Intelligence artificielle, à l’assaut de la relation client
  • Big Data : un enjeu crucial pour les FinTech et les banques, mais à qui appartient la donnée ?
  • Blockchain : quel retour des expérimentations de ces 18 derniers mois : échecs ou espoirs ?
  • Une étude Montaigne Conseil sur le rendement du Crowdlending au niveau européen
  • L’avis de la recherche universitaire dans le domaine Fin&Tech

Note d'ambiance générale :

 

Échanges, rencontres, débats, c’est l’esprit de la Bordeaux FinTech. Cette année, le thème était « Le Réveil de La Tech ». Durant toute la journée, c’est au gré de divers stands que les partenaires de l’événement se retrouvent pour pouvoir présenter leurs start-up et échanger entre experts. Contrairement au deuxième jour, la première journée est en accès libre (sur inscription) ce qui permet à de nombreux étudiants, notamment de l’IAE de Bordeaux, de rencontrer des professionnels. On s’y retrouve donc pour échanger dans un lieu sympathique, le tout dans un cadre à la fois professionnel et détendu. Pour les intervenants qui le souhaitaient, trois plateaux ont été mis en place pour réaliser des interviews à FintechMag ou au quotidien Sud Ouest.

La journée a commencé à 14h45 avec un mot d’accueil de Louis Alexandre de Froisard, co-gérant et associé de Montaigne Conseil, organisateur de l’événement. La première table ronde commença aux alentours de 15heures avec pour intitulé « Monde académique VS Fintech, la Rencontre ».

Au même moment, de l’autre côté à Cap Sciences, avait lieu le premier concours de Pitch. 5 prix étaient en jeu dont 3500 euros accompagnés d’une note Estiméo et d’une adhésion offerte à France FinTech. L’occasion pour les jeunes FinTech de montrer leurs talents devant un jury composé de professionnels et d’experts du milieu.

Ensuite vient une seconde table ronde avec cette fois-ci les acteurs de l’action publique sous le thème suivant « Collectivités territoriales : vers une FinTech Valley ? Un FinTech Lab ? ». On y retrouve Philippe Metayer, chargé de mission Economie Numérique pour Bordeaux Métropole, Bertrand Castagner du CATIE (Centre Aquitain des Technologies de l’Information Electronique), Nicolas Cesar, journaliste à Sud Ouest Eco, Alex Raguet de LUMO, Thibault Cuenoud, chercheur affilié à IRSI – ESC La Rochelle, Hilaire Fosse de la Région Nouvelle Aquitaine, Xavier Pinse d’Evollis et Emmanuel Marjary du cabinet d’audit EY.

En milieu d’après-midi, cette fois-ci dans la salle principale de la Faïencerie, la première série de Pitch fut lancée. Il y en aura cinq qui s’enchaîneront durant la journée. Chaque série est composée de 3 start-up et d’un speaker qui anime, sous forme de table ronde, la série de Pitch. A la fin de cette dernière le public est invité à voter via l’application Whova. Celui ou celle qui remporte le plus de vote se voit participer à la remise du prix du public.

En lice pour la finale il y avait les FinTechs suivantes : Fluo, Sqirl, BarterLink, KissKissBankBank et CredoFunding. Sur scène ils ont eu de nouveau 30 secondes pour inviter l’assistance à les choisir. Le grand gagnant est la start-up BarterLink représenté par son fondateur Sylvain Lhommée.

LE PLUS : L’Application Whova : L’outil de communication de l’événement !

L’événement était interactif grâce à l’application « Whova » qui permet en instantané de prendre des rendez-vous, de contacter directement un intervenant et de pouvoir discuter grâce à l’interface de chat intégrée. C’est l’application qui apporte une solution de networking efficace durant l’événement. On y retrouve également le programme détaillé de la journée ainsi que toutes les notifications en temps réel. Le grand atout de cette application c’est le fait de pouvoir faire voter en quelques secondes, l’ensemble du public ayant au préalable téléchargé l’application. Ce qui a été très utile lors des différentes séries de pitch pour pouvoir élire le vainqueur du public. Via « Whova » on a accès à la liste complète des participants. Très utile pour les professionnels qui souhaitent échanger ensemble en dehors de l’événement s’ils n’ont pas pu se rencontrer lors de l’événement.

 

Voir la vidéo résumé de l'événement

Auteur : Maxime Lemer, Master Communication publique et politique, ISIC Institut des Sciences de l’Information et de la Communication, Université Bordeaux Montaigne

 

Collectivités territoriales : Vers une FinTech Valley ? Vers un FinTech lab ?

 

Le 05 octobre dernier, à la Faïencerie à Bordeaux, les créateurs de Start-Up, entrepreneurs ainsi que la région Nouvelle-Aquitaine, l’association Bordeaux place financière, Unitec, Bordeaux Métropole et CATIE étaient présents pour faire un état des lieux de l’écosystème de la FinTech bordelaise.

 

Alex Raguet et Nicolas Peirera, deux fondateurs de plateforme de crowdfunding ont présenté leur projet. Le dynamisme de la région bordelaise ainsi que la nouvelle ligne TGV les ont attiré. Tous deux ont été accompagnés à leur début, notamment financièrement par la région. Les acteurs du secteur public ont ensuite présenté leurs rôles et missions pour aider les jeunes entreprises et répondre à leurs interrogations.

 

Les acteurs publics au service de la FinTech

 

Les acteurs publics régionaux viennent accompagner les créateurs d’entreprises sur plusieurs aspects : financement, définition de la stratégie commerciale, mise en relation, transfert et acquisition de compétences. Leur priorité est le soutien aux start-up et PME afin de créer un environnement dynamique et attrayant.

Unitec, représentée par son directeur Stéphane Rochon assure un rôle important dans l’accompagnement des start-up notamment, à travers une structuration du projet de l’entreprise avant son lancement. Il s’agit là d’accompagner le business plan des jeunes entrepreneurs. Ce travail apporte une réelle expertise : le taux de réussite des entreprises accompagnées est de 71%. Ce suivi est d’autant plus utile pour les « primo créateurs ».

La région Nouvelle-Aquitaine a annoncé le lancement d’un fond de 200 millions d’euros destiné aux start-up afin de leur assurer des garanties bancaires pour se légitimer, en plus d’un accompagnement logistique.

La volonté de la région de renforcer son soutien aux FinTech n’est pas anodine. Cette initiative répond aux attentes des entrepreneurs. Parmi leurs besoins notables, la nécessité d’un financement ne se limitant pas à une subvention de départ mais apportant aussi une garantie bancaire. Les entreprises souhaitent disposer de locaux au cœur de la ville pour travailler, rencontrer et attirer de nouveaux talents.

 

Lier l’humain à la technologie

 

L’expérience utilisateur : un concept clé de la FinTech. Cela semble être la plus grande préoccupation pour les professionnels de ce milieu. C’est pourquoi au sein de la Cité du Numérique, un lieu centré sur l’expérience utilisateur sera développé.

En fin d’après-midi ont eu lieux des pitchs, dont le grand gagnant fut Barterlink fondée par Sylvain Lhommé. Son PDG présente son organisme comme un « réseau de ressources », assurant un « troc inter-entreprises ». Son mode de financement ? Un système de commission lors de chaque troc. Au final pas moins de 200 entreprises font parties de son réseau bordelais.

 

Auteurs : Clément Dufour et Gwenaëlle Hatton, Master Communication publique et politique, ISIC Institut des Sciences de l’Information et de la Communication, Université Bordeaux Montaigne

 

 

Interview de madame Henriette Le Grix de la Salle, chargé de mission « START-UP » pour la Région Nouvelle-Aquitaine.

La Région Nouvelle-Aquitaine est partenaire de l’événement Bordeaux Fintech, et l'interview a été réalisée sur leur stand.

 

En quoi consiste le pôle « start-up » au sein de la Région Nouvelle-Aquitaine ?

Le pôle « Région Start-up » est chargé de mener des politiques d’accompagnement et d’aide à la création de start-up. Ces aides viennent de la Région, ce sont donc des aides publiques mais ce ne sont pas les seules aides qui existent. En effet, elles peuvent venir de partenaires privés. Concrètement, ce sont des personnes qui s’adressent à la Région pour que cette dernière les aide à financer leur projet. C'est ensuite un accompagnement continu tout au long de la création et du lancement de la start-up.

Quels sont les critères pour bénéficier de ces aides régionales ?

Il faut que la personne soit une personne physique et qu’elle soit porteur d’un projet. Il faut que ce projet soit viable, intéressant, fondé et surtout que ce projet soit innovant peu importe le domaine économique. Il y a une condition sine qua non : pour qu’un partenariat existe entre la Région et ce projet, il faut qu’il y ait des retombées économiques sur le territoire à moyen ou long terme.

Précisément, quelles sont ces aides ?

Il existe six aides. Cela peut être une aide au conseil, une aide à l’investissement, une aide à l’acquisition de compétences, des aides à l’amorçage, des aides à l’international, ou enfin une aide au projet de recherche et de développement. Pour résumer, le risque pour un projet ou une start-up, c’est celui de démarrer, de se lancer. La Région, et à travers elle, l’État, a pour rôle de les guider, de les orienter, et en priorité de leur apporter un financement.

Le secteur numérique représente-t-il une grande partie des projets qui vous sont présentés ?

Le secteur numérique et des nouvelles technologies en général représente environ 50 % des projets. Cependant, on ne finance pas tous les projets de ce domaine. Même si c’est un secteur porteur, il faut que le projet qui nous est présenté soit percutant et stratégique pour lui-même et pour la Région afin qu’il se démarque des autres.

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Interview réalisée par : Albert Simon, Lemer Maxime, étudiants master 1 CPP Bordeaux Montaigne/Sciences Po Bordeaux.

 

« 33 insights » : une photographie de l’écosystème FinTech

Nous avons rencontré lors de la journée du 5 octobre, Vincent Pétré, co-fondateur de la start-up « 33 entrepreneurs ». Sa présence à la Bordeaux FinTech #3 s’explique par leur branche « 33 insights » qui a pour objectif de représenter l’univers de la FinTech. C’est à son stand que nous avons pu échanger avec ce jeune entrepreneur.

 

« 33 insights » est une sorte de cartographie de la FinTech. La start-up travaille pour le compte de fonds d’investissement qui veulent justifier et rationaliser leur prise d’investissement. Son fondateur nous explique que c’est tout aussi positif pour les start-up, puisque l'équipe de 33 insights analysent aussi les chances de réussite de ces mêmes start-up. Ils étudient leurs espaces concurrentiels et ils agissent comme des accélérateurs de start-up (la vocation première de « 33 entrepreneurs »). Cette jeune entreprise s’organise en regroupant uniquement les données virtuelles : les données « Big Data ». Plusieurs analystes financiers travaillent au sein de cette start-up mais ils ne peuvent pas tout faire. « Ce sont des êtres humains qui travaillent 8 heures dans une journée », comme l’explique Vincent Pétré. C'est pour cela que l’intelligence artificielle vient aider à analyser les plus de 450 sources d’informations agrégées.

En partant d’une start-up, les analystes étudient la partie organisationnelle (le(s) fondateur(s) de la start-up, le personnel...) ; la partie financière (reconstitution du portefeuille d’investissement) ; la partie brevet (source de stabilité de la start-up) et enfin ils étudient les tendances de marché et tous les flux d’informations qu’ils regroupent, croisent et classent.

Quel intérêt pour cette start-up d’être présente à la Bordeaux FinTech #3 et d’avoir son propre stand ?

« L’intérêt premier est de promouvoir « 33 entrepreneurs » afin de lui assurer une visibilité » nous indique le jeune start-upeur. Leur présence leur permet également de rencontrer d’autres professionnels du milieu de la FinTech, et ainsi améliorer leurs réseaux, d’autant que c’est une des start-up qui se rend régulièrement à l’événement depuis qu’il a été créé.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Interview réalisée par : Albert Simon, Lemer Maxime, étudiants en master 1 CPP Bordeaux Montaigne/Sciences Po Bordeaux


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