[Compte-rendu événemenquable] Aquinum - Path to hapiness with OSS

16/11/2017 par Paul-Antoine EVAIN.
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[Compte-rendu événemenquable] Aquinum - Path to hapiness with OSS

Sur l'initiative du Node (espace de coworking dédié au numérique), cette conférence en Anglais proposée sur les plate-formes MeetUp et Okiwi se voulait amicale et chaleureuse entre passionnés. Ces logiciels Open Source (ou logiciels libres en français) ont un principe simple : diffuser leur code source afin de permettre à d'autres développeurs (amateurs ou professionnels) de le modifier et de l'améliorer.

Les intervenants :

Krzysztof Cieslak est un jeune développeur polonais passionné par les logiciels libres. Fondateur et PDG de Lambda Factory (une société de consulting en programmation fonctionnelle), il est aussi créateur et principal contributeur de Ionide, Forge et Fornax, des sites dédiés à la programmation de logiciels libres.
Son blog
Alfonso Garcia-Caro, de nationalité espagnole, est lui aussi un développeur spécialisé dans l'open source. Il est le créateur et le principal contributeur de Fable (un autre site dédié à la programmation fonctionnelle des logiciels libres) et coauteur de Mastering F#, publié par PackPub.
Sa page Github

 

Dans une démarche de partage de connaissance et d'accompagnement de projets de logiciels libres, ces deux intervenants ont décidé de proposer cette conférence pour permettre aux développeurs ayant un projet de logiciel de comprendre les intérêts d'un tel système et de gérer leur projet.
Krzysztof Cieslak, premier intervenant, tenait à démontrer les avantages qui selon lui font des logiciels libres un véritable atout, à la fois pour les entreprises mais aussi pour les développeurs indépendants. En effet, de nombreux détracteurs s'en méfient pour diverses raisons : propriété intellectuelle floue, risque de sabotage ou encore manque de professionnalisme des contributeurs.

Dans un premier temps, Krzysztof Cieslak a abordé la création et l'utilisation de logiciels libre au sein d'une entreprise, notamment des entreprises de développement de software. Selon lui, il y a plusieurs types de partage possibles (utilisation libre, partage du code source mais modification autorisée seulement pour l'équipe de développement ou code source tout à fait libre).

Les principaux atouts de l'usage de ces logiciels libres sont diverses. Les entreprises peuvent y trouver des logiciels de grande qualité où la valeur ajoutée est “gratuite” car proposée par la communauté. Si beaucoup critiquent le risque de ne pas savoir qui contacter en cas d'incident sur le code du logiciel (sabotage ou simple erreur), il y a cependant une grande communauté de personnes prêtes à résoudre les problèmes rencontrés. Enfin, d'un point de vue communicationnel, permettre la contribution au travail de l'entreprise permet de développer une image d'ouverture, de partage, de soucis d'évolution au sein de l'écosystème numérique, mais aussi de repérer des talents qui pourront éventuellement travailler pour la société.

 

Cieslak encourage les développeurs indépendants à contribuer massivement voire à créer des logiciels libres. Si le travail du développeur est bon et pertinent, il se fera un nom et aura des perspectives d'embauches plus importantes.

Le deuxième intervenant, Alfonso Garcia-Caro, venait quant à lui apporter des conseils à la gestion de projet des logiciels libres, et plus particulièrement la gestion des contributeurs. En effet, si l'intention de ces derniers et généralement bonne, il est parfois difficile pour l'auteur de gérer toutes les demandes ou propositions formulées. Les contributeurs sont généralement enthousiastes à l'idée de partager leurs connaissances et d'apporter leur savoir-faire, mais un trop grand nombre devient vite ingérable et peut amener une baisse de qualité du travail, et il ne faut pas oublier le risque de contributeurs mal intentionnés qui pourraient saboter le projet.

Deux choix se présentent alors aux créateurs : soit laisser le code en libre accès total et prendre le risque de perdre le contrôle, ou bien répondre à un maximum de demande tout en se fixant une limite raisonnable.

La conférence s'est conclue par des questions posées par les jeunes développeurs présents désireux de s'investir dans l'Open Source, puis naturellement sur un débat technique entre participants et conférenciers, sur la manière la plus pertinente de produire et d'améliorer des logiciels libres.

Auteur : Maylis Lavau Malfroy - Étudiante en Master 1 Communication Publique et Politique, Institut des Sciences de l’Information et de la communication - Université Bordeaux Montaigne


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