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Quels sont les impacts de l'utilisation des Smartphones sur les individus et leurs relations sociales ? Enrichissement social, phénomènes d'isolement et risques addictifs ont été au coeur du débat numérique AEC/IJBA organisé le 8 février à Bordeaux. Retrouvez des extraits choisis de ce débat en vidéo, des photos, des enseignements et une bibliographie
L’objectif de ce débat ? Décrypter une tendance naissante : le phénomène Smartphone et ses conséquences.
L’effervescence actuelle envers les Smartphones, et plus généralement envers l’internet mobile, ne vous a évidemment pas échappée. IPhone, Blackberry ou autres Google phones font désormais partie de notre quotidien. Même si ces nouvelles technologies présentent de nombreux atouts, leur usage, parfois excessif, peut s’avérer nuisible. Et ce, non seulement pour leurs utilisateurs, mais également pour leur entourage.
Les Smartphones nous permettent d’être connectés à internet 24h sur 24, que l’on soit dans le bus ou aux toilettes. Ce sont des outils formidables, voire même indispensables à certaines professions. Nous pouvons nous repérer facilement dans une ville qui nous est totalement inconnue, trouver le
bon restaurant le plus proche, et bien plus encore. Avec les Smartphones, le tactile se généralise. Certains parlent désormais de sensualité dans la
relation au téléphone. Les usages et les fonctionnalités du Smartphone paraissent en fait illimités.
Mais l’euphorie qui a accompagné l’émergence de ces nouveaux outils semble se déliter.
Ils nous ont été vendus comme de véritables fenêtres sur le monde. Ils nous permettent un accès permanent aux réseaux sociaux (Facebook , Twitter). Mais ils favorisent chez certains les relations virtuelles au détriment des rapports réels et peuvent contribuer à isoler l’individu mobinaute de son entourage. Et les inquiétudes accompagnant l’explosion de ces instruments ne se limitent pas à ces questions : addiction aux jeux vidéos, problèmes de respect de la vie privée, outil de contrôle pour les parents sur leurs enfants...
Pour en débattre, nous avons convié trois spécialistes de la question :
Animation : Suzanne Galy, journaliste à AEC
(texte écrit et dit en introduction par Guillaume Huault-Dupuy)
Réalisée par les étudiants de l'IJBA
Téléchargez la bibliographie du débat au format PDF (510Ko)
Livrés au terme du débat par Maxime Leroux, étudiant en journalisme
Compagnon, amant, assistant, doudou… A travers les saynètes de présentation et l’ensemble de ce débat on a bien compris que le Smartphone englobait différents surnoms et univers. Il est rentré dans notre quotidien et dans notre vie : devenant « l’indispensable mobile » capable de nous donner « l’hyper socialisation ». Il nous offre une formidable « plus-value », sorte de couteau suisse aux multiples usages. Il est capable de nous livrer de l’actualité, de l’information en temps réel, que ce soit pour connaître son « horoscope avant minuit », pour éviter les embouteillages ou « pour regarder des films coquins ». Il nous offre aussi la connaissance que nous recherchons tant, un temps de loisir en cas d’ennui, une « forme de pouvoir et même chez certains, une illusion de puissance ». Tout ça dans « l’immédiateté et de façon illimitée ».
Revers de la médaille : il peut aussi devenir un objet addictif et un « outil de flicage » et poser de vrais problèmes sociétaux. Certes, nous l’avons vu, il nous manque un peu de temps et de recul pour évaluer son véritable impact cognitif. Mais il est intéressant de se demander, comme nous l’avons fait dans ce débat, quel est son impact sur le quotidien des jeunes générations, dans les milieux professionnels et dans le cadre familial. Va-t-on vers plus d’isolement, d’enfermement, d’individualisme ? Ou au contraire vers plus de socialisation et de rapidité ? Un peu des deux. La question reste posée. On notera - nos intervenants n’ont pas manqué de le souligner - qu’il n’existe pas encore de centres de désintoxication ni même de cours de sociologie du mobile, preuve que le phénomène n’en est qu’à ses prémices ou que quelque part il nous échappe déjà un peu.
Le tableau n’est donc ni tout blanc ni tout noir. Entre contrôle de ce phénomène et dépendance, si dépendance il y a ! Néanmoins, après la question posée par Florent Pitoun au début de ce débat, « qui a un Smartphone dans la salle ? », je voudrais demander au public : qui a utilisé son Smartphone pendant ce débat ? (Une grande majorité des membres du public lève la main). Significatif ! Finalement, deux citations de nos invités résument parfaitement ce débat : « L’outil nous sert plus qu’il ne nous libère » et « Ce n’est peut-être pas l’outil qui est en cause, c’est l’usage que l’on en fait et son intensité ».

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