Forum INOLIA : la fibre bordelaise

1er décembre 2006

Communauté urbaine de Bordeaux

trés haut débit Dès la mi-2007, le réseau optique INOLIA va progressivement s’illuminer sous les pieds des bordelais – et les roues de leur tramway - transformant radicalement les capacités de communication numériques du territoire de la CUB.


En officialisant, devant plus de 150 participants, la naissance de son réseau optique d’agglomération en cette matinée du 1er décembre 2006, la Communauté Urbaine de Bordeaux a démontré l’accord de l’ensemble des politiques locaux sur l’utilité des accès numériques à très hauts débits pour la compétitivité de la sixième conurbation française. Bordeaux rejoint Nantes et Nancy dans le club pour le moment restreint des grandes villes hors Ile-de-France ayant engagé un projet de cette ampleur.


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    • Quelle ampleur ?

      réseau InoliaAvec 380 kilomètres de fibre optique déployés, INOLIA mise sur la cohérence : le réseau desservira dès sa mise en fonction l’ensemble des répartiteurs téléphoniques de l’agglomération qui, depuis l’ADSL, sont devenus les points stratégiques d’accès à l’internet rapide pour l’ensemble des bordelais, particuliers et entreprises confondus. Pour Thierry Gellé, vice-président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, l’enjeu représenté par un réseau fibre réside dans sa capacité à uniformiser les services numériques à l’échelle d’un territoire. INOLIA coûtera 7 millions d’euros (3,5 pris en charge par la CUB, 3 par la Région Aquitaine), un montant important, certes, mais que l’on ne peut s’empêcher de rapporter des 35 millions investis par la CUB pour la rénovation de ses locaux de Mériadeck. L’investissement consenti garantit des conditions de marché très attractives pour l’ensemble des acteurs techniques, opérateurs et fournisseurs de services (prix bas garantis pour 20 ans, modulation des choix techniques. La dimension « publique » d’un tel réseau reste quant à elle évidente : 156 sites publics, écoles, université, hôpitaux et 45 sites administratifs seront connectés.

      Faire le point

      Inolia laurent-pierre gilliardComme l’a rappelé Alain ROUSSET, du temps a passé depuis les premières expériences de réseaux optiques à Biarritz en 1984. Bien que résolument destiné aux acteurs publics et aux entreprises de la CUB, le forum INOLIA du 1er décembre ne s’est pas privé de remettre l’accent sur le potentiel de cette technologie au travers d’une exposition développée par Cap Sciences et d’un village d’opérateurs. Une intervention de Serge SOUDOPLATOFF, convié en « grand témoin » de l’évolution de nos usages des services numériques connectés, aura fini de cerner les enjeux : « ce que je souhaite à ce réseau, c’est d’être saturé dès sa première journée d’activité ». Jérôme COUTANT pour la Caisse des Dépôts, acteur et actionnaire du projet, ou Stéphane LELUX, coanimateur du développement du projet bordelais, décrieront la croissance exponentielle des besoins en matière de capacité de communication numérique et la nécessité absolue d’investir par anticipation. Manuel DE LARA, directeur de l’Agence NTIC Pays Basque, insistera pour sa part sur le devoir de réalité entre les ambitions numériques d’un territoire, ses moyens et ses besoins ; il pointera en particulier la désindustrialisation comme un facteur compromettant pour le développement de services numériques innovants sur son territoire. Pour Arnaud FOUCHET, directeur général de INOLIA, c’est la capacité des opérateurs à décliner des offres adaptées aux besoins de communication de leurs clients qui décidera du succès de ce grand tracé numérique.
      Inolia aquitaine europe communication

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