Chronique AEC - France 3 Aquitaine - Des comparateurs de prix dans votre poche

14 mars 2007


Chronique nouvelles technologies du midi pile de France 3 Aquitaine.


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Peut mieux faire. C’est en résumé la conclusion d’une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur les comparateurs de prix en ligne.



Dévoilée début mars, cette étude menée fin 2006 auprès de 12 sites Internet (1) pointe du doigt les faiblesses et imprécisions du système : panels non exhaustifs de sites référencés, prix erronés ou pas homogènes (prix hors taxes ou TTC, frais de port ou de livraison mal indiqués, etc), arrangement financier entre le site comparateur et le marchand qui paye pour être référencé. Pas assez transparente, l’offre des comparateurs de prix aux cyberconsommateurs pourrait « encore être améliorée » conclue la DGCCRF.

Ces recommandations interviennent alors que 61% des internautes aquitains déclarent comparer les prix sur la toile (2) avant d’acheter dans un commerce classique. Déjà bien implanté dans l’univers du e-commerce, ce phénomène comparatif touche désormais les magasins réels.


  • En savoir plus



    • Pour les produits de grande consommation, par exemple, Leclerc surfe sur la vague depuis quelques mois avec son site quiestlemoinscher.com.


      Des sites comme Carbeo ou Zagaz permettent de comparer les prix de l’essence à la pompe.


      Même le ministère des Finances et de l’Industrie s’y est mis et propose, depuis janvier, un site comparatif des prix pratiqués par les professionnels exerçant une activité de vente au détail de carburants. Ces derniers sont tenus d’indiquer les prix effectivement pratiqués. L’information reste indicative et relève de leur responsabilité.



      Le cyberconsommateur décide d’accorder, ou non, sa confiance au site comparateur. L’idéal reste d’en consulter plusieurs ou, mieux, de vérifier les informations qui lui sont transmises en se rendant directement dans les magasins. Un réflexe judicieux si l’on en juge cette décision du Tribunal de commerce de Paris en juin dernier : suite à une plainte déposée par le géant Carrefour, le tribunal considérait quiestlemoinscher.com comme « une publicité comparative illicite » au motif que l’objectivité du site était plus que discutable.



      Depuis une ordonnance de 2001, ce caractère « objectif » de la comparaison fixe le cadre légal de la publicité comparative. Selon le tribunal, le site ne prenait pas en compte le même nombre de références entre les enseignes, notamment. Leclerc, alors contraint de fermer son comparateur de prix, l’a depuis rouvert en se conformant aux injonctions légales.



      Difficile, donc, pour le cyberconsommateur de faire un tri dans les informations qui lui sont fournies. Mais cet outil semble tout de même favorable à l’acheteur puisque même les associations de consommateurs l’ont adopté. L’association Consommation, logement et cadre de vie, par exemple, décrypte sur le site de Mieux vivre votre argent les tarifs de plus de 120 établissements bancaires et dresse un palmarès national et régional des services bancaires à l’unité. Objectif de la démarche : obtenir un alignement des prix favorable au consommateur.

      Le service ne va pas s’arrêter là : basée en Californie, Frucall propose déjà de généraliser le concept via le mobile. Lors d’une visite en magasin, le consommateur intéressé par un produit (surtout high tech et biens culturels, pour l’instant) peut relever le code barre, l’envoyer par mobile et recevoir en retour une liste des meilleures offres en ligne pour ce produit, ainsi que de l’information complémentaire comme un taux de satisfaction. Il est même possible de commander en ligne grâce au mobile.




      Lire également, le blog Tendances de l’AEC



      1) Les noms des sites observés ne sont pas communiqués

      2) Source AEC, Diagnostic de l’Aquitaine Numérique 2007-2010




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