Chronique Décryptage - La technologie GPS


Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.


Aujourd'hui, la technologie GPS (Global Positioning System, que l'on peut traduire en français par « système de positionnement mondial »)



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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle GPS.
      Le GPS et de manière générale tout ce qui a trait à la géolocalisation – c’est-à-dire à la capacité de repérer les coordonnées géographiques d’une personne, d’un objet ou d’une information – sera l’un des gros dossiers de l’année 2007 en matière de technologies de l’information et de la communication. Pour tout vous dire, cela fait même quelques années que c’est un gros dossier. Alors, pourquoi choisir de vous en parler aujourd’hui, précisément ?
      Cela tient à une coïncidence : la semaine dernière, Frédéric Beigbeder faisait paraître dans le Nouvel Observateur un papier assassin sur le pistage systématique des individus, où il expliquait que le fonctionnement du GPS en faisait un immense Big Brother, dans la mesure où chaque utilisateur aurait envoyé un signal permettant à un satellite de le repérer, pour ensuite l’informer de sa position. Or il se trouve que le 22 mars dernier, j’ai été invité à parler technologies de mobilité lors du forum annuel des stratégies du eTourisme organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux. Du coup, j’ai un peu révisé, vous vous en doutez. Je ne me prononcerai pas sur le côté Big Brother des technologies de géolocalisation en général, mais je peux en revanche vous affirmer que le GPS ne marche pas, mais alors pas du tout comme ça.
      Alors, le GPS, comment ça marche ? En réalité, ce sont les satellites, une trentaine en tout suspendus au-dessus de notre tête, qui envoient en continu un signal en direction de la Terre, chacun le sien. Votre GPS, pour sa part, n’émet aucun signal vers les satellites, il se contente de recevoir le signal émis par les satellites à portée – la mise en œuvre de diverses techniques de triangulation et de correction d’erreur lui permet d’en déduire votre position, pour ensuite l’afficher sur une carte, vous guider, vous proposer de l’information sur ce qui se trouve à proximité, tout ça à partir d’une base de données cartographique déjà mémorisée dans l’appareil et qu’il est le plus souvent possible de mettre à jour via internet.
      J’y reviendrai sans doute dans une prochaine chronique, notamment pour vous expliquer comment les GPS de voiture et autres GPS autonomes utilisent les ondes FM et l’internet mobile pour vous proposer de l’information spécifique en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. En attendant, parlons chiffres une minute. Un GPS autonome standard coûte aujourd’hui entre 200 et 500 euros, hors mises à jour logicielles. Il s’en est vendu plus d’un million en France l’année dernière, le Diagnostic de l’Aquitaine Numérique réalisé par Aquitaine Europe Communication constatait un taux d’équipement aux alentours de 8%, pour une moyenne nationale à 6%.
      La tendance est mondiale : la plupart des grands équipementiers ont quasiment doublé leurs ventes sur l’année 2006, et l’on commence même à voir apparaître dans certains pays des panneaux invitant les automobilistes à lever le nez et à ne pas trop se fier à leur GPS pour cause de zone mal couverte. Galileo, le GPS européen devrait quant à lui si tout se passe bien devenir opérationnel sous peu; un groupe de travail baptisé TOPOS a d’ailleurs été créé par la Région et divers partenaires privés pour anticiper les applications de Galileo. En attendant de pouvoir vous en dire plus, rendez-vous la semaine prochaine, nous parlerons Bluetooth.

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