Chronique AEC - France Bleu Gironde - le machine-to-machine

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le "machine-to-machine" à Gradignan.
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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle machine-to-machine à Gradignan.
      Le machine-to-machine, c’est la capacité qu’ont de plus en plus de machines – et d’objets en général – de produire de l’information et de l’échanger, en dehors de toute intervention humaine. Le développement du machine-to-machine s’appuie sur plusieurs évolutions : baisse du prix des composants, multiplication des capteurs, généralisation des interfaces informatiques, multiplication des réseaux de communication, généralisation de standards pour l’échange et la consultation de données via internet.
      Concrètement, ça donne quoi ? Eh bien, il existe de nombreuses applications pour la gestion de flottes de véhicules, notamment. Chaque véhicule communique en temps réel sa position à un serveur central, via les réseaux de téléphonie mobile, ce qui permet d’optimiser les temps de réaction lorsqu’il s’agit par exemple d’intervenir chez un client pour un dépannage. Les applications dédiées à la maintenance centralisée et de plus en plus automatisée d’un parc de machines installées un peu partout sont d’ailleurs un autre cas de figure classique. Les fabricants de copieurs numériques haut-de-gamme proposent ainsi de plus en plus de services avancés reposant sur le suivi en temps réel d’un certain nombre de paramètres : il est possible d’anticiper la commande de pièces de rechange en cas de panne, d’optimiser par un pré-diagnostic les déplacements des équipes de maintenance, de veiller au réassort automatique du client en toners, etc.
      Pour que tout ça fonctionne, il faut bien sûr que les machines puissent communiquer avec le serveur central qui traite les informations. Il faut donc qu’elles puissent se connecter à un réseau. Or ces réseaux sont multiples et hétérogènes, leurs performances et leur disponibilité sont variables. Les fabricants de machines sont donc confrontés à une difficulté : doivent-ils intégrer dans leurs produits le plus possible de technologies réseaux ? Cette compatibilité maximale augmente le prix de revient des matériels, donc complique leur commercialisation, et c’est un choix d’autant plus risqué que les technologies et les normes évoluent vite en la matière. L’autre terme de l’alternative consiste à proposer des modèles différents en fonction de la disponibilité des réseaux à l’endroit de leur commercialisation, ce qui complique d’autant la chaîne et le suivi de production.
      Télécom Design, basée à Gradignan, propose une solution ingénieuse : le fabricant installe dans ses machines un boîtier universel à la place des traditionnelles cartes électroniques dédiées. Un système de modems enfichables interchangeables permet d’adapter la machine au réseau effectivement disponible, qu’il s’agisse d’un réseau filaire, Wifi, ou encore de téléphonie mobile. C’est toujours un défi pour une PME d’imposer une solution technologique, mais le jeu en vaut la chandelle : selon le cabinet IDATE, le marché potentiel est de 500 millions de machines à équiper d’ici 2010.
      Allez, à la semaine prochaine : on parlera du Diagnostic de l’Aquitaine numérique, bilan annuel de la société de l’information en Aquitaine réalisé par Aquitaine Europe Communication, et dont les résultats 2007 seront rendus publics lundi prochain 1er octobre à 17h, à Cap Sciences.

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