Conférence "Presse et Internet : opportunité ou défi ?"

Bordeaux - Cité Mondiale -

Mardi 3 avril 2007 - 17h30-19h00



Rapport Tessier, mutation de la presse classique, journaliste citoyen…le net a révolutionné l’information, sa consommation, son essence. C’est une réalité : les média d’informations sont bousculés par Internet qui les pousse à se repenser, se repositionner, muter…à la recherche d’un nouveau modèle économique et d’une légitimité renouvelée.

La consommation des média est en mode multi-tâches, les journaux papier ouvrent l’espace de leurs colonnes parfois devenues virtuelles, les blogs fleurissent : c’est la naissance d’un nouvel espace public et son appropriation par les internautes : l’information devient participation et vice versa.

C’est dans ce cadre qu’Aquitaine Europe Communication a souhaité organiser un rendez-vous en conviant les acteurs incontournables pour amorcer des éléments de réponses : Presse et Internet : opportunité ou défi ?


Les intervenants :

- Patrick Venries, Rédacteur en chef de Sud Ouest : stratégie de convergence média, diversification, plate-forme de blog

- André Vitalis, Professeur à l'Université de Bordeaux 3, Directeur du Groupe de Recherche et d'Etudes des Médias : observations des changements des habitudes de consommation des média par les futurs professionnels de l’information

- Nicolas Voisin, blogueur et réalisateur de PoliTIC'Show, première webTV politique citoyenne francophone.

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AgoraVox, "l'intelligence connective"

Le 24 mars dernier, à Paris, se déroulaient les premières Rencontres du cinquième pouvoir, organisées par le journal citoyen en ligne AgoraVox. L'AEC a réuni à cette occasion autour de son président, Marcel Desvergnes, les fondateurs d'AgoraVox, Carlo Revelli et Joël de Rosnay.
Interrogés par Eric Culnaërt, responsable de la veille à l'AEC, ils évoquent l'émergence d'un "nouveau mouvement": "l'intelligence connective".




1eres Rencontres Image et Multimedia

Jeudi 29 mars - 14h-19h

Forum des ARts et de la Culture - Talence

AEC sera partenaires des 1ères Rencontres Image et Multimédia.

Les filières Image et Multimédia de l’I.S.I.C. donnent rendez-vous aux professionnels de la production audiovisuelle et du multimédia le 29 mars 2007, au Forum des Arts et de la Culture, à Talence.
Projections, atelier Multimédia, conférence-débat, cet évènement sera l’occasion de démontrer le professionnalisme de la formation et de s’interroger sur la réalité de ces métiers autour du thème suivant : “Podcast, vlog, web TV... Quand le multimédia diffuse les œuvres audiovisuelles ; Réflexion sur de nouvelles pratiques professionnelles ”
Avec l’intervention de Julien TRIDAT, HéliotropFilms, Benjamin ROSOOR, Webreport et Pierre BEYLOT, président du C.E.V.U. (Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire) de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, professeur des Universités en Cinéma, spécialiste de l’Image.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site http://rim.u-bordeaux3.fr

L'AEC au salon TEC-Bordeaux



Le 22 mars dernier s’est tenu à la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux le salon TEC–Bordeaux, Forum européen des Technologies de l’Entreprise Communicante. Il accueillait cette année le Forum annuel des stratégies du eTourisme (FASET).


Eric Culnaërt, responsable de la veille pour Aquitaine Europe Communication, est intervenu lors d’un atelier consacré aux applications touristiques des technologies de mobilité et de géolocalisation, en compagnie de Jean-Luc Boulin (Mission offices de tourisme et pays touristiques d’Aquitaine).


Lire les notes d'Eric Culnaërt.


Les chiffres aquitains sont issus du Diagnostic de l’Aquitaine Numérique réalisé chaque année par Aquitaine Europe Communication au titre de ses missions d’observation et d’accompagnement de la société de l’information en Aquitaine.


Chronique AEC - France 3 Aquitaine - Des comparateurs de prix dans votre poche

14 mars 2007


Chronique nouvelles technologies du midi pile de France 3 Aquitaine.


Regarder la vidéo


Peut mieux faire. C’est en résumé la conclusion d’une enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur les comparateurs de prix en ligne.



Dévoilée début mars, cette étude menée fin 2006 auprès de 12 sites Internet (1) pointe du doigt les faiblesses et imprécisions du système : panels non exhaustifs de sites référencés, prix erronés ou pas homogènes (prix hors taxes ou TTC, frais de port ou de livraison mal indiqués, etc), arrangement financier entre le site comparateur et le marchand qui paye pour être référencé. Pas assez transparente, l’offre des comparateurs de prix aux cyberconsommateurs pourrait « encore être améliorée » conclue la DGCCRF.

Ces recommandations interviennent alors que 61% des internautes aquitains déclarent comparer les prix sur la toile (2) avant d’acheter dans un commerce classique. Déjà bien implanté dans l’univers du e-commerce, ce phénomène comparatif touche désormais les magasins réels.


  • En savoir plus



    • Pour les produits de grande consommation, par exemple, Leclerc surfe sur la vague depuis quelques mois avec son site quiestlemoinscher.com.


      Des sites comme Carbeo ou Zagaz permettent de comparer les prix de l’essence à la pompe.


      Même le ministère des Finances et de l’Industrie s’y est mis et propose, depuis janvier, un site comparatif des prix pratiqués par les professionnels exerçant une activité de vente au détail de carburants. Ces derniers sont tenus d’indiquer les prix effectivement pratiqués. L’information reste indicative et relève de leur responsabilité.



      Le cyberconsommateur décide d’accorder, ou non, sa confiance au site comparateur. L’idéal reste d’en consulter plusieurs ou, mieux, de vérifier les informations qui lui sont transmises en se rendant directement dans les magasins. Un réflexe judicieux si l’on en juge cette décision du Tribunal de commerce de Paris en juin dernier : suite à une plainte déposée par le géant Carrefour, le tribunal considérait quiestlemoinscher.com comme « une publicité comparative illicite » au motif que l’objectivité du site était plus que discutable.



      Depuis une ordonnance de 2001, ce caractère « objectif » de la comparaison fixe le cadre légal de la publicité comparative. Selon le tribunal, le site ne prenait pas en compte le même nombre de références entre les enseignes, notamment. Leclerc, alors contraint de fermer son comparateur de prix, l’a depuis rouvert en se conformant aux injonctions légales.



      Difficile, donc, pour le cyberconsommateur de faire un tri dans les informations qui lui sont fournies. Mais cet outil semble tout de même favorable à l’acheteur puisque même les associations de consommateurs l’ont adopté. L’association Consommation, logement et cadre de vie, par exemple, décrypte sur le site de Mieux vivre votre argent les tarifs de plus de 120 établissements bancaires et dresse un palmarès national et régional des services bancaires à l’unité. Objectif de la démarche : obtenir un alignement des prix favorable au consommateur.

      Le service ne va pas s’arrêter là : basée en Californie, Frucall propose déjà de généraliser le concept via le mobile. Lors d’une visite en magasin, le consommateur intéressé par un produit (surtout high tech et biens culturels, pour l’instant) peut relever le code barre, l’envoyer par mobile et recevoir en retour une liste des meilleures offres en ligne pour ce produit, ainsi que de l’information complémentaire comme un taux de satisfaction. Il est même possible de commander en ligne grâce au mobile.




      Lire également, le blog Tendances de l’AEC



      1) Les noms des sites observés ne sont pas communiqués

      2) Source AEC, Diagnostic de l’Aquitaine Numérique 2007-2010




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Chronique Décryptage - Le happy slapping


Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.


Aujourd'hui, le happy slaping, une pratique très contestable...





  • Lire le texte de la chronique

    • Bonjour. Aujourd’hui, nous allons parler de la façon dont le numérique transforme notre société, pour le meilleur et pour le pire, et de la difficulté d’encadrer ces évolutions par la loi.
      Vous le savez, nos téléphones mobiles sont devenus de petits bijoux de technologie : aujourd’hui, bon nombre d’entre nous se promènent avec dans leur poche un appareil capable de faire des petits films dans une qualité acceptable, au moins pour une diffusion via internet. Lors des attentats de Londres, en 2005, les premières et parfois les seules images de la tragédie vécue par les victimes prisonnières du métro ont été filmées de cette façon. Désormais tout un chacun dispose donc des moyens techniques pour devenir reporter d’un jour, et filmer l’événement dont il est le témoin accidentel, en plein feu de l’action et bien souvent avant l’arrivée des journalistes. On parle même de journalisme citoyen : la démocratisation des moyens de produire de l’information et de la diffuser ensuite, via internet, ferait naître parallèlement à la presse un cinquième pouvoir, pour reprendre le titre d’une manifestation qui se tiendra à Paris ce samedi 24 mars.
      Je vous parlais des attentats de Londres : c’est aussi en Angleterre, en 2005, qu’on a vu apparaître les premiers cas de happy slapping. Cette pratique qui consistait à gifler un passant au hasard tout en filmant la scène avec son téléphone mobile, a très vite donné lieu à des agressions de plus en plus violentes, au point de devenir un phénomène de société. Un phénomène qui n’est pas longtemps resté circonscrit au pays d’Orange Mécanique. En février 2006, deux jeunes de 19 ans ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bordeaux à six et huit mois de prison avec sursis pour des gifles portées sur des mineurs dans le tramway et filmées en direct. En janvier dernier, quatre jeunes, dont trois mineurs de 16 ans et 17 ans, ont agressé un collégien de 14 ans en plein centre de Blanquefort et ont filmé la scène avec un téléphone mobile.
      Le Parlement vient précisément d’adopter, dans le cadre de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, une disposition qui entend lutter contre cette mode détestable du happy slapping , en l’étendant à toutes les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne (torture, violences sur mineur, viol, agression sexuelle, etc.). La personne qui filme ces infractions sera désormais réputée complice des auteurs sans qu’il soit nécessaire de prouver le lien de complicité, et sera donc éligible aux mêmes peines. Mais le texte adopté va plus loin encore : la personne qui diffuse ces enregistrements, que ce soit sur le réseau de l’école ou sur YouTube ou DailyMotion, ces plateformes de vidéo en ligne dont je vous parlais lors d’une précédente chronique, encourt désormais des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75000 euros d’amende, soit dans certains cas des peines supérieures aux auteurs des faits eux-mêmes.
      Le texte crée donc une infraction nouvelle, avec cette seule exception qu’elle ne s’applique pas lorsque l'enregistrement ou la diffusion résulte de l'exercice normal d'une profession ayant pour objet d'informer le public – en clair, le journaliste est protégé, mais pas le simple quidam témoin d’un événement qui sort son téléphone mobile et se met à filmer, sauf si c’est dans le seul but que l’enregistrement serve de preuve en justice. Alors, si l’envie vous prend de jouer les journalistes citoyens, faites attention à ce que vous filmez… et à la semaine prochaine.

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Chronique Décryptage - Votre santé en ligne

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.



Aujourd'hui, votre santé en ligne



  • Lire le texte de la chronique

    • Bonjour. Aujourd’hui, comment se soigner grâce à internet.
      En réalité, le remède ce n’est pas vraiment internet. Et le malade ce n’est pas vous et moi, ou pas seulement : c’est la sécurité sociale.
      Je m’explique : un peu partout dans le monde, on observe que de plus en plus les internautes utilisent internet pour se documenter en matière de santé. Le Pew Internet and American Life Project, un vaste projet de suivi sur plusieurs années des usages des internautes américains, révélait en octobre dernier que 80% d’entre eux avaient fait des recherches en ligne sur des questions médicales. Le Diagnostic de l’Aquitaine Numérique réalisé par Aquitaine Europe Communication nous apprend qu’à la même époque 55% des internautes aquitains faisaient de même occasionnellement.
      Là où l’étude américaine va un peu plus loin, c’est qu’elle nous apprend que seulement le quart des recherches médicales en ligne ont lieu à partir d’un site spécialisé consacré à la santé. Or, à mesure que cette pratique se banalise, la proportion d’internautes qui vérifient la source de l’information trouvée ne cesse de décroître : 50% le faisaient « toujours ou la plupart du temps » en 2001, ils ne sont plus que 25% aujourd’hui. Une observation à rapprocher des résultats d’une étude commanditée par le Département américain de la Santé et des Services à la personne, selon laquelle moins de 2% des destinations les plus populaires pour l’information médicale en ligne affichent dates et sources.
      Revenons en France : la Haute autorité de santé française vient d’entamer une campagne de certification des sites médicaux, en s’appuyant sur un label déjà existant : Health On the Net, ou HON. Décerné par une organisation non gouvernementale basée à Genève, ce label s’appuie sur le respect de 8 engagements, dont la transparence de l'actionnariat, l'autorité médicale des intervenants, le respect de la relation patient-médecin ou encore la nécessité de justifier toutes les informations diffusées en indiquant leur source. Mais s’il est connu des professionnels de santé, le HONcode, comme on l’appelle, ne l’est pas du grand public qui se rend en masse sur des sites comme Doctissimo.fr ou e-sante.fr.
      Pas évident donc de pronostiquer la réussite de ce label, même si l’initiative paraît bienvenue face à la profusion d’information médicale parfois douteuse qu’on peut trouver en ligne. Bienvenue, mais peut-être pas si innocente qu’il y paraît : l’ancien directeur de cette même Haute autorité de santé vient de remettre au ministre de la Santé un rapport intitulé « Perspective d’évolution de l’automédication en France ». Son diagnostic ? « L'automédication est actuellement un marché anarchique et peu lisible, il s'agit de l'ordonner et le sécuriser ». Les pistes évoquées sont multiples, mais il ne s’agit pas de lutter contre l’automédication : il s’agit bien au contraire de la rendre plus efficace de manière à limiter les dépenses de santé prises en charge. Et si les gens ont l’habitude de se renseigner sur internet plutôt que d’aller chez le médecin en cas de petit bobo, c’est autant de gagné.

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