Chronique Décryptage - Les widgets

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.



Aujourd'hui, les widgets



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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle des widgets.
      On reviendra tout à l’heure sur la signification de ce mot et ce qu’il désigne. Mais pour commencer, j’ai envie de vous demander si vous vous rappelez comment vous accédiez à l’information sur internet il y a seulement quelques années. Si vous avez fait partie des pionniers, il y a de fortes chances pour que la procédure ait ressemblé à ce qui suit : j’allume mon ordinateur, je lance un logiciel pour connecter mon modem téléphonique, je lance un navigateur internet qui me dirige d’office vers le portail de mon fournisseur d’accès, lequel me propose un annuaire de sites classés par catégories et sous-catégories, dans lequel je farfouille jusqu’à trouver – ou pas – mon bonheur.
      Puis, assez vite, sont arrivés les moteurs de recherche, et notamment Google qui s’est rapidement imposé grâce à l’efficacité de ses algorithmes et son interface minimaliste extrêmement simple à utiliser ; bon nombre d’entre nous ont d’ailleurs mis Google en page d’accueil de leur navigateur, le moteur de recherche devenant la porte d’entrée vers internet. Au point que bon nombre d’utilisateurs, même lorsqu’ils connaissent l’adresse d’un site, l’inscrivent dans la zone de recherche de Google plutôt que dans la zone de d’adresse d’Internet Explorer (ou de tout autre navigateur qu’ils utiliseraient). Parallèlement, l’ADSL et le câble se sont développés, avec des débits rendant la navigation plus aisée mais aussi la connexion permanente : plus besoin de démarrer le modem, l’ordinateur est connecté à internet dès le démarrage.
      L’étape suivante a consisté pour Google, souvent à la pointe en matière d’innovations, à proposer la Google Bar, qui intègre le moteur de recherche dans la barre des tâches et permet de faire des recherches sur internet sans même à avoir à lancer un navigateur. Eh bien, les widgets, ce sont un peu les enfants de la Google Bar : ce sont des petits programmes ultra-spécialisés qui viennent se greffer sur le bureau Windows (si vous êtes sous Windows, mais il en existe pour les autres systèmes d’exploitation également) – qui se greffent sur le bureau, donc, et proposent en continu de l’information mise à jour via internet : Google Desktop propose ainsi des fils d’infos, mais cela peut-être également une horloge synchronisée avec les grand serveurs mondiaux, un service météo en temps réel , les cours de la bourse ou les dernières promotions de votre magasin préféré. Ce n’est plus vous qui allez chercher l’information sur internet, c’est elle qui vient vers vous. Les dernières versions de Windows, le fameux Vista, et de Mac OS sont d’ailleurs construites de manière à faciliter l’intégration de ces gadgets.
      Car c’est en effet la traduction du mot widget : un gadget, un bidule. Sauf que ces bidules sont en réalité tout sauf des gadgets du point de vue de ceux qui vous les proposent : il s’agit d’imposer sur votre bureau, où la place est chère et limitée, un canal de communication privilégié, avec tout ce que ça implique en termes de marketing. D’un point de vue technologique, par ailleurs, les widgets s’inscrivent dans un courant général qui tend à effacer les frontières entre votre ordinateur et internet : c’est ainsi par exemple que de plus en plus d’applications bureautiques, traitement de texte, gestion des contacts et des rendez-vous, etc. sont désormais proposées sous forme de services en ligne. Même Microsoft va dans cette direction avec les développements actuels de Windows Live et la déclinaison Live de sa suite Office. On assiste donc à un double mouvement : l’information en provenance d’internet est intégrée dans le bureau de l’utilisateur, et l’information de l’utilisateur est traitée en ligne. On se retrouve la semaine prochaine pour évoquer d’autres évolutions marquantes de ces 5 ou 10 dernières années. A la semaine prochaine.

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Ecosse et numérique, l'alliance du politique et du pragmatisme

Du 7 au 9 mars 2007,

AEC et IDATE organisaient une mission d’étude en Ecosse sur l’usage des TIC par le Parlement.

Dix ans après son autonomie, l’Ecosse continue de façonner sa singularité grâce à son pouvoir de légiférer dans de nombreux domaines: gouvernement local, développement économique, santé, éducation... Les TIC jouent dans cette stratégie un rôle majeur, tant pour l'amélioration des services publics que pour faciliter l’implantation des entreprises.



De Glasgow à Edimbourg, la délégation AEC/IDATE d'une vingtaine de participants a découvert une série d’ initiatives TIC qui reflètent les principes fondamentaux adoptés par le Parlement écossais : participation, égalité, accès et transparence.


Une symbiose entre identité et modernité, politique et pragmatisme qui s'illustre au coeur des institutions (e-démocratie, e-pétition), dans les entreprises (call centres) et dans la vie quotidienne (e-services, e-santé).


Le compte rendu de la mission en Ecosse

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Chronique Décryptage - La technologie GPS


Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.


Aujourd'hui, la technologie GPS (Global Positioning System, que l'on peut traduire en français par « système de positionnement mondial »)



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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle GPS.
      Le GPS et de manière générale tout ce qui a trait à la géolocalisation – c’est-à-dire à la capacité de repérer les coordonnées géographiques d’une personne, d’un objet ou d’une information – sera l’un des gros dossiers de l’année 2007 en matière de technologies de l’information et de la communication. Pour tout vous dire, cela fait même quelques années que c’est un gros dossier. Alors, pourquoi choisir de vous en parler aujourd’hui, précisément ?
      Cela tient à une coïncidence : la semaine dernière, Frédéric Beigbeder faisait paraître dans le Nouvel Observateur un papier assassin sur le pistage systématique des individus, où il expliquait que le fonctionnement du GPS en faisait un immense Big Brother, dans la mesure où chaque utilisateur aurait envoyé un signal permettant à un satellite de le repérer, pour ensuite l’informer de sa position. Or il se trouve que le 22 mars dernier, j’ai été invité à parler technologies de mobilité lors du forum annuel des stratégies du eTourisme organisé par la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux. Du coup, j’ai un peu révisé, vous vous en doutez. Je ne me prononcerai pas sur le côté Big Brother des technologies de géolocalisation en général, mais je peux en revanche vous affirmer que le GPS ne marche pas, mais alors pas du tout comme ça.
      Alors, le GPS, comment ça marche ? En réalité, ce sont les satellites, une trentaine en tout suspendus au-dessus de notre tête, qui envoient en continu un signal en direction de la Terre, chacun le sien. Votre GPS, pour sa part, n’émet aucun signal vers les satellites, il se contente de recevoir le signal émis par les satellites à portée – la mise en œuvre de diverses techniques de triangulation et de correction d’erreur lui permet d’en déduire votre position, pour ensuite l’afficher sur une carte, vous guider, vous proposer de l’information sur ce qui se trouve à proximité, tout ça à partir d’une base de données cartographique déjà mémorisée dans l’appareil et qu’il est le plus souvent possible de mettre à jour via internet.
      J’y reviendrai sans doute dans une prochaine chronique, notamment pour vous expliquer comment les GPS de voiture et autres GPS autonomes utilisent les ondes FM et l’internet mobile pour vous proposer de l’information spécifique en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. En attendant, parlons chiffres une minute. Un GPS autonome standard coûte aujourd’hui entre 200 et 500 euros, hors mises à jour logicielles. Il s’en est vendu plus d’un million en France l’année dernière, le Diagnostic de l’Aquitaine Numérique réalisé par Aquitaine Europe Communication constatait un taux d’équipement aux alentours de 8%, pour une moyenne nationale à 6%.
      La tendance est mondiale : la plupart des grands équipementiers ont quasiment doublé leurs ventes sur l’année 2006, et l’on commence même à voir apparaître dans certains pays des panneaux invitant les automobilistes à lever le nez et à ne pas trop se fier à leur GPS pour cause de zone mal couverte. Galileo, le GPS européen devrait quant à lui si tout se passe bien devenir opérationnel sous peu; un groupe de travail baptisé TOPOS a d’ailleurs été créé par la Région et divers partenaires privés pour anticiper les applications de Galileo. En attendant de pouvoir vous en dire plus, rendez-vous la semaine prochaine, nous parlerons Bluetooth.

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Presse et Internet : opportunité ou défi ?

Mardi 3 avril. Club Pernod - Cité Mondiale













- Nicolas Voisin (blogueur et réalisateur de Politic'Show, première webTV politique citoyenne francophone)
- André Vitalis (Professeur à l'Université de Bordeaux 3, Directeur du Groupe de Recherche et d'Etude sur les Médias).
- Patrick Venries (directeur de l'information de Sud Ouest)

Espace d'expression unique pour les uns, menace pour les autres, Internet est à la fois un défi et une opportunité pour la presse, ceux qui la font et ceux qui la lisent, sur le papier ou sur la toile.

"Plus l'info circule rapidement sur le net, plus l'analyse et l'investigation ont leur place dans nos colonnes", analyse Patrick Venries, directeur de l'information de Sud Ouest. Dans un monde où s'échangent des sommes colossales d'informations, les journalistes professionnels ont un rôle à jouer, celui "de carrefour de tri" juge le blogueur politique Nicolas Voisin.
Erigé au rang de 5e pouvoir, Internet rappellerait-il aux journalistes les fondamentaux de leur métier : rechercher l'information, la vérifier, la sélectionner ? Peut-être. Mais pour éviter de basculer vers un journalisme en ligne "de dépêches" _vite produites, rapidement consommées_ et assurer une complémentarité sur la toile entre Internet et les médias traditionnels, un modèle économique reste à inventer.

C'est la conclusion de la conférence proposée par l'AEC, mardi 3 avril, au Club Pernod de la Cité Mondiale.










Consultez ci-dessous l'entretien accordé à l'AEC par les fondateurs d'AgoraVox: Carlo Revelli et Joël de Rosnay

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