Second Life, l'univers des possibles

secondlifeLorsque Linden Lab lance l'univers virtuel Second Life en 2003, la plateforme est une coquille vide seulement constituée du Continent. Charge aux joueurs de créer d’autres espaces et de les faire vivre. La société de San Francisco les invite donc à créer, à acheter ou à louer des terrains appelés des îles ou SIM. Tout comme ils sont invités à créer les biens et services qui transitent sur SL.
Un rappel important : SL est interdit aux mineurs.

L'univers Second Life est-t-il une réelle opportunité pour faire du business ou est-ce une vue de l'esprit d'entrepreneurs avant-gardistes ? Y aller ou pas? Quelle stratégie les collectivités doivent-elles adopter?

David Castera, un des spécialistes français de Second Life, implanté à Oloron-Sainte-Marie en Pyrénées-Atlantiques, livre son point de vue dans le film "Second Life, l'univers des possibles".

Reportage et réalisation : Suzanne Galy pour AEC.
Montage : Yann Froment pour ltv33.com




Second Life en chiffres :

Croissance financière au premier trimestre 2007 : +69

Sur Second Life, Le Linden Dollar s'échange sur des places de marché contre des dollars réels.
Le taux du Linden dollars est d'environ 269 Ldollars pour 1 dollar US.

Le 11 juillet 2007, près de 1,4 millions de dollars ont été dépensés sur Second Life.

En juin 2007, les joueurs se sont échangés près de 73 millions de mètres carrés dans SL. Pour une surface totale des territoires qui serait de 263 millions de mètres carrés.
(comptez 1675 dollars pour une île de 65.000 m2)

Il y a plus de 23 millions de mètres carrés en vente actuellement.

Les femmes représentent environ 25% du total des joueurs. Les Européens sont majoritaires (54%) ainsi que les 25-34 ans (38%).


Pour s’informer sur l'univers Second Life, rien de mieux que le Second Life news center, blog d’info de l’agence de presse Reuters qui a un reporter en permanence dans la plateforme.

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Philippe Ulrich : "Le Mxp4 bouleverse la création musicale"

Le dernier album de Madonna, Confessions On A Dance Floor, illustre bien l'avenir commercial des remix de chansons.
Autrefois, une session d'enregistrement de disque abandonnait toujours derrière elle quelques "tracks" (pistes audio) jetées à la poubelle. Désormais, influencés par le milieu des musiques électroniques, les artistes veulent exploiter ces enregistrements et il n'est plus rare qu'un disque propose plusieurs versions d'un même morceau : une pour chez soi, une autre pour les clubs ou les lounge, etc.
Forts de ce constat, Philippe Ulrich (toujours en avance d'une tendance) et ses associés de Mxp4 Interactive Music ont imaginé un nouveau format de musique numérique interactive, le Mxp4 : il bouleverse les perspectives de création des musiciens en leur offrant la sécurité de leurs droits d'auteur. En vrai, comment ça marche?
Eléments de réponse avec Philippe Ulrich, Landais de naissance (lire sa bio ci-dessous), co-fondateur et président de Mxp4 Interactive Music, qui a consacré quelques minutes de son temps à AEC à l'occasion d'une virée bordelaise.




  • Lire la biographie de Philippe Ulrich


    • Philippe Ulrich, le flair et la manière

      Toujours une longueur d'avance. C'est le sentiment qu'inspire Philippe Ulrich, personnage fantasque et romanesque aux 1000 vies, entrepreneur toujours prompt à "faire un coup", quitte à y laisser son appartement. Dernière aventure en date, la société Mxp4 Interactive Music fondée en juin 2006 avec deux associés, Sylvain Huet et Gilles Babinet, a levé récemment 6,5 millions de dollars pour asseoir son développement technologique et soutenir son expansion commerciale.

      Né en 1951 dans les Landes, Philippe Ulrich est un autodidacte touche-à-tout. Son parcours de créateur démarre dans les années 1970 au sein d'une communauté de musiciens d'où jaillit un premier album, rapidement censuré: Le roi du Gas-Oil.
      Au tournant des années 80, l'homme découvre la musique électronique et la programmation informatique. Il bidouille ses premiers jeux vidéos sur un ZX80 et créé une première société d'édition : Ere Informatique. Les jeux Macadam Bumper, Crafton and Xunk, Kult, notamment, sont produits à cette période. Avec Dune au début des années 90, Philippe Ulrich
      anticipe la sortie du CDRom et fait un tabac.
      Il créé plus tard la société Cryo Interactive qui se positionne comme leader dans les univers interactifs de loisirs. Internet n'en est qu'à ses prémices lorsque Canal+ lui confie le soin d'imaginer 2eMonde, application online pour les abonnés de la chaîne. Cryo fera faillite en 2002 suite à son entrée en bourse, pense son fondateur. L'aventure musicale d'Ulrich redémarre de plus belle : sous le label de musique Exxos, il organise le retour d'Henri Salvador en produisant Chambre avec vue, vendu à plus d'1,5 millions d'exemplaires.

      "Je me suis aperçu que le marché de la musique s'effondrait, il fallait trouver de nouvelles idées", témoigne-t-il aujourd'hui. Il eut ainsi l'idée de lancer un nouveau format de musique numérique offrant à la fois une qualité d'écoute aux auditeurs et une sécurité des droits aux auteurs puisque la musique, écoutée sur Internet, ne peut être copiée.
      Le Mxp4, format interactif labelisé ("un clic et la musique change", explique Ulrich) est en phase de développement tout comme un casque captant les ondes cérébrales. "Nous pourrons modifier la musique par la pensée", lance Philippe Ulrich. Une perspective qui le fascine et l'amuse. Elle lui donne aussi envie de voir plus loin: "la musique et le son interactifs liés à des images, cela pourrait remplacer le Divx et le Mp3". Présentation de la merveille en septembre, lors du prochain Midem.
      A venir : www.flyingtruflles.com

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