Chronique AEC - France Bleu Gironde - le machine-to-machine

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le "machine-to-machine" à Gradignan.
.



  • Lire le texte de la chronique
    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle machine-to-machine à Gradignan.
      Le machine-to-machine, c’est la capacité qu’ont de plus en plus de machines – et d’objets en général – de produire de l’information et de l’échanger, en dehors de toute intervention humaine. Le développement du machine-to-machine s’appuie sur plusieurs évolutions : baisse du prix des composants, multiplication des capteurs, généralisation des interfaces informatiques, multiplication des réseaux de communication, généralisation de standards pour l’échange et la consultation de données via internet.
      Concrètement, ça donne quoi ? Eh bien, il existe de nombreuses applications pour la gestion de flottes de véhicules, notamment. Chaque véhicule communique en temps réel sa position à un serveur central, via les réseaux de téléphonie mobile, ce qui permet d’optimiser les temps de réaction lorsqu’il s’agit par exemple d’intervenir chez un client pour un dépannage. Les applications dédiées à la maintenance centralisée et de plus en plus automatisée d’un parc de machines installées un peu partout sont d’ailleurs un autre cas de figure classique. Les fabricants de copieurs numériques haut-de-gamme proposent ainsi de plus en plus de services avancés reposant sur le suivi en temps réel d’un certain nombre de paramètres : il est possible d’anticiper la commande de pièces de rechange en cas de panne, d’optimiser par un pré-diagnostic les déplacements des équipes de maintenance, de veiller au réassort automatique du client en toners, etc.
      Pour que tout ça fonctionne, il faut bien sûr que les machines puissent communiquer avec le serveur central qui traite les informations. Il faut donc qu’elles puissent se connecter à un réseau. Or ces réseaux sont multiples et hétérogènes, leurs performances et leur disponibilité sont variables. Les fabricants de machines sont donc confrontés à une difficulté : doivent-ils intégrer dans leurs produits le plus possible de technologies réseaux ? Cette compatibilité maximale augmente le prix de revient des matériels, donc complique leur commercialisation, et c’est un choix d’autant plus risqué que les technologies et les normes évoluent vite en la matière. L’autre terme de l’alternative consiste à proposer des modèles différents en fonction de la disponibilité des réseaux à l’endroit de leur commercialisation, ce qui complique d’autant la chaîne et le suivi de production.
      Télécom Design, basée à Gradignan, propose une solution ingénieuse : le fabricant installe dans ses machines un boîtier universel à la place des traditionnelles cartes électroniques dédiées. Un système de modems enfichables interchangeables permet d’adapter la machine au réseau effectivement disponible, qu’il s’agisse d’un réseau filaire, Wifi, ou encore de téléphonie mobile. C’est toujours un défi pour une PME d’imposer une solution technologique, mais le jeu en vaut la chandelle : selon le cabinet IDATE, le marché potentiel est de 500 millions de machines à équiper d’ici 2010.
      Allez, à la semaine prochaine : on parlera du Diagnostic de l’Aquitaine numérique, bilan annuel de la société de l’information en Aquitaine réalisé par Aquitaine Europe Communication, et dont les résultats 2007 seront rendus publics lundi prochain 1er octobre à 17h, à Cap Sciences.

Libellés : ,

Chronique AEC - France Bleu Gironde - Les réseaux sociaux


Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.


Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque les réseaux sociaux en ligne..




  • Lire le texte de la chronique

    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle des réseaux sociaux en ligne.
      Un réseau social en ligne, kézaco ? Eh bien, de façon très générale, c’est un site où l’on s’inscrit pour être en contact avec les autres membres inscrits.
      En pratique, on commence par se créer un profil : on remplit une sorte de fiche d’identité, du genre de celles que les professeurs font remplir à leurs élèves en cette période de rentrée scolaire. Cette fiche comporte un certain nombre de renseignements personnels : lieu de résidence, centres d’intérêt, goûts musicaux, curriculum vitae – selon le site, la nature et la quantité des informations demandées
      varient, ainsi que les usages. Sur MySpace, qui compte aujourd’hui 180 millions d’utilisateurs de par le monde, ce sont d’abord des jeunes qui se retrouvent, et l’usage d’un pseudonyme est largement répandu. Sur Viadeo, qui réunit plutôt des adultes centrés sur leur réseau professionnel, on se présente sous sa véritable identité.

    • Viadeo est d’ailleurs un bon exemple du fonctionnement d’un site de réseautage social généraliste. Une fois inscrit, vous disposez d’un moteur de recherche interne, qui vous permet de savoir si telle ou telle personne est également inscrite. Si oui, vous accédez à une version expurgée de sa fiche, qui ne comporte que quelques informations de base. Pour entrer en contact avec cette personne, deux
      solutions : la première, vous payez pour être mis directement en relation, c’est alors le site lui-même qui s’en charge et qui vous permet de lui envoyer un message. La seconde solution repose sur la capacité du site à trouver un chemin entre vous et la personne qui vous intéresse : si parmi vos contacts figure quelqu’un qui connaît la personne qui vous intéresse, ou quelqu’un qui connaît quelqu’un qui la connaît, le site vous l’indique. Et alors, eh bien, à vous de faire jouer vos relations… Au
      final, chaque membre inscrit demeure libre d’accepter ou de refuser quelqu’un dans le cercle de ses relations directes, ce qui donne accès à une version enrichie de sa fiche personnelle, à la possibilité de lui laisser des messages directement sans passer par un tiers, etc.
      Chaque utilisateur dispose par ailleurs de divers outils pour suivre l’évolution de son propre réseau, un graphique lui permet notamment d’identifier d’un coup d’œil le nombre de ses contacts directs et indirects. Et chaque semaine il reçoit par mail une synthèse d’activité : qui a rejoint le cercle de tel ou tel de ses contacts, qui a consulté sa fiche, etc. Viadeo est bien implanté sur la France entière : depuis la naissance du site sont naturellement apparus divers regroupements, qu’on appelle des « hub ».
      Regroupement par centre d’intérêt, par branche professionnelle, par secteur géographique. C’est ainsi qu’il existe par exemple un « hub » bordelais, lui-même comportant diverses subdivision comme le hub « Bordeaux arts et spectacles ». Ce dernier est d’ailleurs assez actif, et organise chaque mois des soirées au cours desquels les membres du « hub » se retrouvent en vrai, autour d’un thème, d’une
      expo, d’un invité de marque… et d’un bon restaurant.

    • Le fonctionnement de détail diffère d’un site à un autre, tout comme les centres d’intérêts sur les sites sociaux spécialisés. Sur Babelio.com, par exemple, c’est l’amour des livres : chaque utilisateur construit sa propre bibliothèque virtuelle idéale, dépose des fiches de lecture et les partage avec le reste des membres inscrits, en discute avec eux, etc. Le premier essor des sites sociaux date déjà de 2003, mais
      l’année écoulée a vu la multiplication des sites spécialisés de ce genre. En France, le réseau Peuplade.fr est en train de généraliser à tout le territoire son concept de réseau social consacré à la vie de quartier, un concept repris par La Poste pour son tout nouveau site, encore en phase bêta, appelé toutpresdecheznous.fr : sur une carte Google Maps sont recensés les divers membres du site, mais aussi les idées de sortie et de soirées, etc. Allez donc y faire un tour, ou bien allez découvrir Facebook,
      le dernier réseau social à la mode, qui ne compte pour l’instant « que » 40 millions d’utilisateurs mais dont la croissance est ultra-rapide.

    • Alors, bon réseautage social, et à la semaine prochaine.

Libellés : , ,

Conférence AEC - ARPEL : numérisation et accès aux savoirs

Jeudi 25 octobre
Conseil régional d'Aquitaine


"Patrimoine, numérisation et accès aux savoirs. Bibliothèques numériques et coopération"

3ème journée d'information et d'échanges organisée par AEC et l'ARPEL (Agence régionale pour l'écrit et le livre) avec le soutien du Conseil régional et de la DRAC.



La constitution de bibliothèques numériques ouvre des opportunités en matière de coopération tout en questionnant les droits d'auteurs.

Quel est en 2007 l'engagement de l'Europe dans ce domaine ? Où en est la bibliothèque numérique européenne ? Quelles logiques de coopération sont à l'oeuvre à travers les différents programmes mis en place au niveau national et européen, mais aussi régional et local ? Quelles sont les possibilités pour la mise en ligne de documents protégés par les droits d'auteurs ?

La matinée du 25 octobre sera consacrée à dresser un état des lieux de l'actualité du livre et du numérique et l'après-midi livrera des exemples de coopération et de mutualisation autour du numérique, ainsi qu'aux questions juridiques liées à la numérisation du patrimoine écrit.

En 2005, l'ouvrage de Jean-Noël Jeanneney Quand Google défie l'Europe a marqué le début de la prise de conscience de l'enjeu des bibliothèques virtuelles et lancé l'idée d'une Bibliothèque numérique européenne. A l'époque, la venue de Mr Jeanneney au premier colloque Arpel - AEC "Patrimoine, numérisation et rapports aux savoirs" avait permis de poser les questions autour de ces enjeux. En 2006, le colloque avait réunit des représentants de la Commission européenne et des partenaires nationaux sur les "priorités et atouts de la numérisation pour les régions de l'Europe".

  • Consulter le programme 2007


    • MATIN - Bibliothèques numériques

      10h00 Ouverture officielle
      Alain ROUSSET, Président du Conseil régional d’Aquitaine
      François BROUAT, Directeur régional des Affaires culturelles


      10h20 Le livre et l’actualité du numérique : édition, librairie, archives et bibliothèques
      Eric CULNAERT, Responsable de la veille Aquitaine Europe Communication

      10h45 Les actions de la commission européenne en faveur des bibliothèques numériques
      Patrick SCHOULLER, Responsable des projets européens à la Direction générale de l'Industrie, des Technologies de l'information et des Postes (en vidéo)
      Friso VISSER, Responsable de The Netherlands Public Library Association


      11h15 La bibliothèque numérique européenne Europeana et les évolutions de Gallica
      Aline GIRARD, Directrice du département de la coopération, direction des services et des réseaux, Bibliothèque Nationale de France


      11h45 Une bibliothèque numérique régionale, le portail de la Banque Numérique du Savoir en Aquitaine
      Eric CRON, Chef du service régional du Patrimoine et de l’Inventaire, Conseil régional d’Aquitaine

      12h15 Présentation du site FRAB/Patrimoine des bibliothèques d’Aquitaine
      Marie-Thérèse CAVIGNAC, Responsable du pôle Lecture publique et patrimoine écrit, Agence Régionale pour l’Ecrit et le Livre

      12h45 Buffet (à la charge des participants)


      APRES-MIDI - Quelles Coopérations autour du numérique ?

      14h00 Questions juridiques liées à la numérisation du patrimoine écrit
      François GILBERT, Directeur du service Accompagnement, Aquitaine Europe Communication

      14h20 Orientations du programme opérationnel du FEDER 2007-2013
      Michel EIMER, Délégué TIC, Conseil régional Aquitaine
      Pascal NIVARD, Chargé de Mission TIC, SGAR Aquitaine


      14h50 Tables rondes : Logiques de coopération autour du patrimoine écrit et du numérique

      - La BNF et les pôles associés régionaux
      Aline GIRARD, Directrice du département de la coopération, direction des services et des réseaux, Bibliothèque Nationale de France

      - Programme Sapiens : les enjeux de la mise en réseau des bibliothèques girondines
      Marianne BAUDOUIN, Conseil Général de la Gironde


      - La BM de Besançon, ses partenariats avec l’Université et la gestion commune d’une unité de numérisation
      Henry FERREIRA-LOPES, Directeur des bibliothèques de la ville de Besançon

      - Le projet DoD : un projet de « numérisation à la demande d’ouvrages issus des fonds anciens de bibliothèques européennes »
      Bruno SPERL, Responsable de la BU Karl Franzens Universität de Graz

      - Patrimoine écrit et pictural et numérisation
      Denis PITZALIS, Chercheur au Centre de recherche et de restauration des Musées de France

      17h00 Clôture
      Patrick VOLPILHAC, Directeur de l’Agence Régionale pour l'Ecrit et le Livre en Aquitaine
      Marcel DESVERGNE, Président d’Aquitaine Europe Communication


      Animation de la journée : Hervé Le GUYADER, Directeur général d’Aquitaine Europe Communication


Contact AEC : 05 57 57 01 01.
Inscription

Libellés : , ,

Diagnostic 2007 de l'Aquitaine Numérique



Cap Sciences - BORDEAUX
Centre de culture scientifique technique et industrielle de la région Aquitaine

Lundi 1er octobre 2007 à 17H



Francis Idrac, Préfet de la Région Aquitaine, Préfet de la Gironde,
Alain Rousset, Président du Conseil Régional d’Aquitaine,
et Marcel Desvergne, Président d’ Aquitaine Europe Communication

ont le plaisir de vous convier à la présentation de l’édition 2007

du Diagnostic de la Société de l’information
et de la Cartographie interactive des réseaux Aquitains,

Cette présentation sera suivie d’un cocktail

Cap Sciences - Hangar 20
Quai de Bacalan - 33300 Bordeaux
Tramway ligne B, arrêt BASSINS A FLOT
Inscription
Tél : 0557570101

  • En détail


    • DIAGNOSTIC DE L’AQUITAINE NUMERIQUE 2007-2013

      Cette 6ème édition du Diagnostic de la société de l’information en Aquitaine est en réalité la 1ère édition d’un nouveau diagnostic : le Diagnostic de l’Aquitaine Numérique 2007-2013 se donne l’objectif de nourrir la gouvernance régionale des TIC par la mise en place d’instruments de mesures.
      Les résultats sont mutualisés afin de constituer un système d’information d’aide à la décision TIC fiable et ouvert, pour l’ensemble des acteurs TIC régionaux.

      Le Diagnostic s’inscrit dans une perspective opérationnelle de l’ordre de 3 ans en harmonie avec l’échéance i-europe 2010 et l’examen à mi-parcours du Programme opérationnel. La définition des indicateurs d’impact se fera dans le cadre d’un groupe de travail des acteurs du Pôle Aquitain pour la Société de l’Information.

      Le Diagnostic s’attachera à obtenir de la valeur ajoutée par un étalonnage comparatif entre régions en s’appuyant sur le réseau Sourir.org des 13 régions francophones ayant démarré une démarche de diagnostic.


      EN PRATIQUE

      Le Diagnostic de l’Aquitaine Numérique se compose de :

      1) Une base de données mutualisée et ouverte archivant l’ensemble des enquêtes des acteurs aquitains. Cette base archive l’historique des enquêtes de tous les partenaires. Elle définit précisément les questions obligatoires ou optionnelles, géoréférençables, comparables entre régions, ou de suivi FEDER.


      2) Un site web présentant dynamiquement l’ensemble des résultats des enquêtes des indicateurs de l’année, filtrables par département, catégorie socio professionnelles ou secteur d’activité d’entreprise, tailles de communes ou d’entreprise, etc.
      Les accès privatifs permettent de simuler des scénarios d’investissements et d’actions par projection prospective des courbes d’évolutions.




      3) Un document de synthèse papier présentant les chiffres clés, une synthèse et une analyse pour chaque indicateur à destination des décideurs aquitains.



      4) Une cartographie de données réalisée par le Conseil régional et alimentée, pour partie, par la base de données des enquêtes.

Libellés : , ,

Chronique AEC - France Bleu Gironde - La télé perso de Free

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque la Freebox TV Perso.

.



  • Lire le texte de la chronique

    • Bonjour. Aujourd’hui, on revient sur le lancement cet été de FreeBox TV Perso.
      Les abonnés disposant de la dernière version de la Freebox, appelée Freebox HD, déjà diffusée à près d’un million d’exemplaires, peuvent désormais diffuser leur propre chaîne de télé, via l’ADSL.

      Comment ça marche ? Côté matériel, on peut se contenter de brancher directement son caméscope sur l’une des prises vidéo de la Freebox HD. C’est par une connexion analogique que la vidéo est transférée vers la Freebox, qui se charge de la convertir au format numérique et de diffuser le résultat
      vers le réseau de l’opérateur. Il est donc possible de brancher un magnétoscope VHS, un lecteur DVD de salon, un disque dur multimédia, ou n’importe quel appareil disposant d’une sortie vidéo analogique. Ceux qui désirent bénéficier de fonctions évoluées peuvent choisir de faire leur montage sur PC avant de transférer leur chef d’œuvre via la sortie S-Video.
      Une fois les branchements idoines effectués, tout se pilote avec la télécommande de la Freebox, via l’interface qui s’affiche sur le téléviseur lorsqu’on sélectionne le canal 13. Après lui avoir donné un titre
      et l’avoir classée dans l’une des catégories préétablies – humour, information, jeux, etc. – il est possible de diffuser sa vidéo en direct ou en différé, de la laisser accessible à tous ou d’en réserver l’accès à quelques uns : dans ce dernier cas, on peut la protéger par mot de passe, ou bien dresser la liste des abonnés Free autorisés à la visionner. Chaque personne autorisée est identifiée par son numéro de téléphone Free en 09, ou par son pseudo TV Perso si elle en a créé un.

      Vers qui diffuse-t-on, justement, quand on crée sa TV Perso ? Eh bien, vers tous les abonnés de Free éligibles au service de télévision par ADSL, appelé Freebox TV, soit un peu moins de deux millions de foyers. Contrairement à ce qui se passe pour diffuser, pas besoin de la dernière box pour recevoir les programmes. Par contre, pas d’accès à TV Perso depuis son ordinateur, on doit impérativement passer par son téléviseur connecté à la Freebox, via le canal 13. La même interface utilisée pour mettre en ligne des vidéos permet d’accéder aux « chaînes » créées par les freenautes. La navigation à la télécommande permet de choisir entre les chaînes « live », diffusées en direct, et les vidéos diffusées en différé, accessibles à la demande et à la carte comme sur n’importe quelle plateforme de type
      YouTube ou DailyMotion. Outre le classement par catégories, une zone de recherche en mode texte permet de trouver une vidéo en fonction de son titre, de sa description ou de son auteur.

      Alors, révolutionnaire, le nouveau service de Free ? Assiste-ton à la démocratisation de la télé, sur le modèle des blogs pour l’expression en ligne ? Va-t-on voir la force de frappe des sites de partage de vidéo en ligne propulsée jusque sur la télé ? Pour l’instant, les contenus proposés dans le cadre du service Freebox TV Perso, certes vieux de seulement 2 mois, ne sauraient prétendre révolutionner
      l’écriture télévisuelle, et sans doute n’est-ce pas l’enjeu. Mais on sait déjà que TV Perso est un genre d’OVNI réglementaire. TV Perso c’est a priori bien de la télé, puisque c’est diffusé… sur la télé. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait donc avoir son mot à dire sur ce qui s’y passe.
      Or des contenus adultes se retrouvent sur le canal 13 y compris en dehors de la catégorie dédiée, protégée par le verrou parental de la Freebox, et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

      utre sujet de friction : le piratage. Il n’a fallu que quelques heures pour que Canal+ s’émeuve de la reprise sur le canal 13 de certains de ses programmes sportifs payants. Free, en l’occurrence, se retranche derrière son statut de simple prestataire technique. Chaque freenaute créateur d’une TV Perso, d’ailleurs parfaitement repérable par le biais de son identifiant Freebox, serait responsable des contenus qu’il diffuse. En clair, Free entend transposer sur la télé un distinguo mis en place en 2004 par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, destinée à réglementer les contenus mis en ligne sur internet. Cette loi crée deux statuts, celui d’éditeur responsable a priori des contenus qu’il diffuse, et celui d’hébergeur, qui ne peut voir sa responsabilité engagée que s’il ne met pas un terme à une infraction qui lui est signalée.
      La loi de 2004 est déjà bien malmenée par les avancées technologiques et les usages massifs qui en découlent ; l’avenir nous dira si la position de Free est tenable ou si elle contribuera à fragiliser tout l’édifice. A la semaine prochaine.

Libellés : , ,

Chronique AEC - France Bleu Gironde - La musique sans limite

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le téléchargement illimité de musique sur internet.


.
  • Lire le texte de la chronique


    • Bonjour,

      Aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : faites chauffer les modems, télécharger de la musique gratuitement et en toute légalité, c’est possible.
      Il y a une quinzaine de jours, Neuf Cegetel a annoncé que son offre triple play (internet, téléphone et télévision) s’enrichissait d’un service de téléchargement de musique illimitée. Dans le cadre de leur forfait à 29 euros et quelques, les abonnés de Neuf peuvent piocher à volonté dans l’un des neuf genres musicaux du catalogue d’Universal Music, qui comporte en tout 150 000 titres. Du coup, ça n’a pas traîné, Orange a déclaré préparer une offre du même genre pour le premier semestre 2008. Bien évidemment, Orange indique soigner ses partenariats de manière à proposer un catalogue le plus étoffé possible. La bataille du toujours plus a donc commencé : plus de débit, plus de programmes télé, et maintenant plus de morceaux de musique. Neuf a en effet déjà précisé qu’au terme de son partenariat exclusif de six mois avec Universal, d’autres maisons de disques seraient invitées à proposer leur catalogue.

      De son côté, Free s’est empressé de révéler qu’il soutenait Deezer, un site qui ne permet pas de
      télécharger de la musique, mais de l’écouter en ligne, gratuitement là aussi. Au passage, on parle de streaming pour désigner les technologies permettant de jouer un fichier audio ou vidéo hébergé en ligne sans le télécharger sur l’ordinateur au préalable. L’annonce de Free, en réalité, ne change rien pour l’internaute, qui peut déjà librement aller sur le site Deezer.com et y écouter les morceaux de son choix. Ce qui est plus intéressant, c’est que Deezer rouvre après une période de fermeture forcée : il vient en effet de trouver un arrangement avec la SACEM pour le partage de ses revenus publicitaires avec les auteurs-compositeurs. Un modèle qui se rapproche en fait de celui de la radio sur internet, ce qui est assez logique : Deezer, c’est un genre de webradio à la carte.

      Et pour Neuf, me direz-vous ? On ne peut quand même pas parler de webradio : il y a bien
      téléchargement des fichiers sur l’ordinateur, on peut en faire ce qu’on veut ensuite, non ? Eh bien, pas tout à fait : c’est là qu’interviennent les fameuses DRM, ces verrous numériques. En l’occurrence, les fichiers pourront être téléchargés sur 3 ordinateurs différents, ainsi que sur plusieurs baladeurs et téléphones mobiles, mais à condition qu’ils soient compatibles avec la solution DRM de Microsoft. C’est le cas de n’importe quel PC équipé d’une version récente de Windows Media Player, mais pas celui de l’iPod, par exemple. Détail qui a son importance, si vous résiliez votre abonnement à Neuf, la licence associée expire et les DRM rendent les fichiers téléchargés inutilisables, quel que soit le support. Le téléchargement correspond donc ici finalement à une location ou à un prêt. C’est d’ailleurs en réalité le cas de toutes les solutions de vente de musique ou de vidéo en ligne incluant des DRM, comme l’a récemment prouvé Google en cessant son activité de vidéo à la demande : les films commercialisés via la plateforme sont du coup devenus illisibles. Google a mis en place un système de dédommagement, d’ailleurs assez contestable, mais a bel et bien cessé de faire vivre le système de DRM autorisant la lecture des films déjà vendus.

      Ce n’est pas pour rien que certaines maisons de disques et plateformes de téléchargement légal
      commencent, en ce moment même, à tester la vente de fichiers musicaux sans DRM malgré leur
      crainte du piratage. Mais on n’est plus dans le téléchargement gratuit et légal, comme promis en début de chronique. Alors, fausse promesse ? Eh bien non. Sur un site comme dogmazic.net on peut télécharger gratuitement de la musique sans DRM, en toute légalité, puisqu’elle est
      proposée volontairement par les musiciens dans le cadre de licences dites libres, sur le modèle du logiciel libre ; on reviendra dans une prochaine chronique sur ce qu’est le logiciel libre. En attendant, et avant de vous saluer, une dernière info : dogmazic.net est un enfant du pays. Le site, qui propose aujourd’hui près de 1200 heures de musique dans tous les genres, est mis en ligne par l’association bordelaise Musique Libre.

      Alors, bon téléchargement, et à la semaine prochaine.

Libellés : ,

Chronique AEC - France 3 Aquitaine - soutien scolaire en ligne



C’est la rentrée et des milliers d’élèves vont très vite compléter leurs journées de classe par un abonnement auprès d’organismes de soutien scolaire. A moins qu'ils ne se tournent vers internet qui fournit un large panel de sites de qualités et gratuits, de cours et d’exercices. Exemples :
  • Michel Neroucheff, un professeur des écoles belge, est l’auteur d’un formidable site proposant des centaines de cours et exercices interactifs dans de nombreuses matières et niveaux scolaires. Les exercices de géométrie, de sciences naturelles ou de mathématiques sont pédagogiques ET ludiques ET gratuits.
Citons également deux autres sites biens utiles :
  • Le Matou Matheux s'adresse aux enseignants (propositions de travaux pratiques en mathématiques et d'exercices interactifs) et aux enfants du CP à la seconde. A travers des exercices d'auto-entraînement, chronométrés ou à thèmes, des outils de création et de recherche, il délivre un savoir dans toutes les disciplines mathématiques enseignées à l'école. Le tout gratuitement.


    Les écoliers est un annuaire de sites éducatifs adressés aux enfants et adolescents. Il référence tous les sites qui pourront vous aider dans de nombreuses matières : philosophie, mathématiques, français, histoire-géo, SVT, Arts...
A savoir :
L’Aquitaine est classées deuxième région française en nombre d’ordinateurs par élève avec 20 ordinateurs pour 100 élèves dans les collèges et environ 30 ordinateurs pour 100 élèves (plus ou moins 2%) dans les lycées généraux et techniques. Notre région est classée 4ème au niveau des services numériques (les contenus éducatifs pour les élèves par exemple).

Laurent-Pierre Gilliard au Midi Pile de France 3 Aquitaine (04/09/07)


sources :
http://www2.educnet.education.fr/sections/plan/etic

Libellés : , ,

L'utilisation des flux RSS

Ce post inaugure une nouvelle rubrique du blog Actualités AEC : les fiches techniques.
Chaque mois, à partir de septembre, nous vous livrons un guide pas à pas de services et/ou applications proposé(e)s sur le web.


Ce mois-ci, apprenez à utiliser des flux RSS.
.

Lire le guide pas à pas.

Libellés : , ,