Tendances Numériques 2008-2009 au CAPC

Aquitaine Europe Communication a le plaisir de vous inviter à sa deuxième journée annuelle

« Tendances Numériques 2008-2009»
le 24 Juin 2008, de 16h30 à 18h30,
au Café du Musée CAPC,
7, rue Ferrère – Bordeaux

A travers ce rendez-vous, Aquitaine Europe Communication souhaite présenter et décrypter les tendances émergentes de la période 2008-2009 dans l’innovation numérique, en mettant en avant les enjeux et opportunités pour les acteurs aquitains.

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Resneignements : 05 57 57 01 01

Libellés :

Rencontres du eTourisme : audioguides et baladeurs numériques

AEC et la Mission des offices de tourisme et pays touristiques d'Aquitaine (Mopa) poursuivent leurs actions de formation à destination des professionnels du tourisme avec, le jeudi 15 mai prochain à la Chambre de commerce de Périgueux, les Rencontres du eTourisme sur le thème des audioguides et baladeurs numériques.


Au programme : actualité sur les systèmes d’audioguidage et de balades numériques, présentation d'expériences menées en région Aquitaine, tour de piste et comparatif des solutions, préconisations.


Consultez le programme complet de ces Rencontres.




Jeudi 15 mai, de 9 h à 16h.
CCI de Périgueux (plan d'accès)

Inscriptions

Renseignements :
AEC : 05 57 57 01 01
MOPA : 05 57 57 03 88

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Le Débat Numérique : demain, tous des robots ?

Le deuxième Débat Numérique a eu lieu mardi soir dernier, à l'Ijba, autour du thème "La technologie dans le corps : homme augmenté, cyborg, progrès médicaux, où va l'espèce humaine ?".



Autour de Laurent-Pierre Gilliard (AEC), animateur des échanges, deux invités de choix :


- Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’intelligence artificielle et de sciences cognitives à l’université Pierre et Marie Curie (Paris) (à droite sur la photo).
- Paul Benkimoun, médecin et journaliste à la rubrique Santé du Monde (à gauche sur la photo).



Organisé par l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine et AEC, en partenariat avec les journaux Le Monde et Sud Ouest, ce Débat Numérique avait pour ambition de dépasser l'imaginaire collectif pour aborder une réalité très actuelle celle de l'invasion du corps par la technologie.
Invasion ? Le mot est peut-être exagéré même si les progrès de la science, les recherches en cours dans des laboratoires du monde entier et certains mouvements de pensées, tel le transhumanisme, projettent déjà l'avènement d'un humain transformé, amélioré, "augmenté". Faut-il en avoir peur ?
Face aux perspectives offertes à l'humanité, le public présent au Débat Numérique, attentif et réactif, a davantage fait preuve de curiosité et de mesure que d'alarmisme.



Vous retrouverez bientôt sur ce blog des extraits vidéo du Débat Numérique.
En attendant, voici quelques éléments de compréhension du sujet. Enjeux et limites.

Introduction (par Raphael Burgos, étudiant en journalisme) :

Mot-clé de l’imaginaire contemporain, le concept de Cyborg est né dans les années 60 dans l’esprit des chercheurs américains de la NASA qui voulaient accélérer le processus de colonisation de notre système solaire. Ce concept très sérieux envisageait des expériences diverses de modifications du corps par la technologie mécanique (bras surnuméraire, exosquelette, combinaison ne faisant qu’un avec son occupant), les drogues et l’informatique. Le cyborg, c’est donc l’humain "amplifié", au corps technologiquement modifié, l’homme-machine infatigable, inépuisable, performant et conquérant.

A présent le Cyborg apparaît comme une réalité envisageable. Le cyborg de demain naît dès aujourd’hui dans nos laboratoires.
Grâce aux développements de l’ingénierie génétique, des biotechnologies, de l’informatique, l’être humain repousse les frontières du corps physique au-delà de son enveloppe anatomique. Dans le domaine de la santé, les progrès en matières de prothèses, d’implants électroniques sont phénoménaux. Voir, entendre, sentir, s’exprimer, bouger sont redevenus possibles pour des patients atteints de Parkinson, de surdité, de paraplégies, ou victimes d’accidents vasculaires cérébraux. Il s’agit alors d’augmentations réparatrices d’ordre physique mais certains envisagent déjà l’amélioration de nos capacités mentales et dépasser la norme imposée par la nature.

Le cyborg incarne tour à tour autant le rêve de toute-puissance et d’éternité que l’angoisse de la disparition de toute humanité. Il nous informe des relations que nous entretenons avec les mythes philosophiques, scientifiques, économiques et anthropologiques de notre présent. Il nous oblige à examiner la relation complexe qu’établissent nos pratiques sociales et culturelles qui mettent en crise la séparation établie entre biologique et mécanique, entre animé et inanimé, entre visibilité et invisibilité, entre humanité et machinité.

Trois questions à Jean-Gabriel Ganascia, invité du Débat Numérique :

AEC : Le corps investi par la technologie : cette perspective est-elle forcément inévitable ? J-G.G : Elle l’envahie déjà depuis longtemps : stimulateurs cardiaques, prothèses dentaires, orthopédiques, implants auditifs, silicone… La question centrale est surtout « jusqu’où ira-t-on ? » mais là, rien n’est encore défini. La recherche n’en est qu’à ses balbutiements et on ne sait pas vers où le progrès médical et technique nous entraînera. L’augmentation de l’intelligence par la technologie n’est pas neuve, non plus. L’écriture, déjà, puis l’imprimerie, avaient permis d’améliorer les capacités intellectuelles des Hommes. Aujourd’hui, la technologie nous permet de stocker des quantités énormes de données sur des supports de plus en plus légers. Cela ne signifie pas que nous aurons la maîtrise de ces informations. Ces évolutions peuvent être un bien si on sait les utiliser au mieux.

AEC : Feront-elles évoluer l’espèce humaine ?
J-G.G : Elle a toujours évolué mais ces évolutions sont aujourd’hui accélérées par la rapidité des progrès technologiques. L’apparition des outils de calcul nous a fait perdre des capacités de calcul mental et l’écriture a eu le même effet sur la mémoire. A titre personnel, je ne suis pas effrayé, même s’il faut prendre ces questions au sérieux et réfléchir à leurs dangers. Les transhumanistes, par exemple, défendent selon moi une vision excessive de l’homme augmenté par l’intrusion de la technique dans son corps. Nous devons conserver une certaine idée de l’humanité, être attentif, sur le plan éthique, à ce que la technique révèle de l’Homme.

AEC : Et selon vous, que révèle-t-elle ?
J-G.G : Elle révèle le corps comme une frontière qui effraye. Mais le monde dans lequel nous vivons transforme notre intelligence. La frontière entre l’intérieur et l’extérieur est floue, car la technique intégrée au corps est toujours contrôlée de l’extérieur. Les opposer n’est pas forcément pertinent. C’est vrai que des changements considérables se préparent, avec des conséquences psychiques importantes pour l’être humain, mais on en est encore loin. Le temps est aujourd’hui à la réflexion éthique.

Le support d'animation du deuxième Débat Numérique :

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" Homme augmenté, cyborg, progrès médicaux, où va l'espèce humaine ? "


Le Débat Numérique

Prochaine rencontre le 6 mai 2008,
à 18 heures, à l’IJBA


« La technologie dans le corps des humains : homme augmenté, cyborg, progrès médicaux... Où va l'espèce humaine »


Avec :
- Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’intelligence artificielle et de sciences cognitives à l’université Pierre et Marie Curie (Paris)
- Paul Benkimoun, journaliste au Monde
- Claudia Courtois, journaliste, correspondante au Monde, auteur de l’article " Les cyborgs existent déjà".

Si la capacité qu'à l'homme de se transformer est caractéristique de sa nature même, les dernières années ont vu les progrès technologiques se multiplier dans ce domaine, au point qu'on parle maintenant de la possibilité d'une «post-humanité» engendrée par l'application des technologies sur le corps -et notamment le cerveau- humain.

Aujourd'hui, les rêves de mutation se partagent entre "pop culture", recherche militaire, recherche scientifique et marché du loisirs.
Ces rêves d'hommes augmentés pourront-ils permettre à l’Homme d’allonger son espérance de vie, voir, comme l’imaginent certains, de vaincre la mort ? Est-il possible de faire une différence claire entre l’utilisation des techniques à des fins médicales de réparation (redonner la vue à un aveugle) et à des fins d’amélioration du corps humain (donner à un soldat la possibilité de voir de nuit) ?
Que l’on cherche à multiplier la force physique, les capacités intellectuelles ou le simple bien être, notre responsabilité éthique est en jeu.


Ouvert à un large public, le Débat Numérique est un lieu de réflexion, d’analyse et de communication autour des grands thèmes sociétaux liés aux nouvelles technologies numériques : usages, consommation, droit, éducation, innovation, etc.

Ce rendez-vous d’une heure trente met en relation un journaliste du Monde, auteur d’un article sur la thématique choisie, un expert du sujet et les participants.

La rencontre aura lieu de 18h à 19h30 sur le plateau de l’IJBA.

(Plan)
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Renseignements : 05 57 57 01 01.

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Cinéma et audiovisuel : la création à l'ère numérique

AEC et l’agence régionale Aquitaine Image Cinéma (AIC) organisaient, le 7 avril dernier, au Conseil régional, un colloque réunissant des professionnels de l’image autour de "l’économie de la création à l’heure du numérique".

Les droits d’auteurs doivent être maintenus, le constat est unanimement partagé par les acteurs des filières de l'audiovisuel et du cinéma. Mais ce colloque aura surtout mis en exergue les dissensions qui s’expriment au sein du secteur : réalisateurs, artistes, producteurs, sociétés d’auteurs, fournisseurs d’accès internet et spectateurs qui participaient à cette rencontre en ont témoigné.

Les mutations imposées aux acteurs du cinéma et de l’audiovisuel par le développement des technologies numériques, notamment les nouveaux modes de consommation des œuvres culturelles, déchaînent une guerre des "anciens" et des "modernes". Deux prises de positions qui ne relèvent pas uniquement d’un conflit de générations.

De gauche à droite : Philippe Lemoine, Caroline Bordes (AIC), Laurent-Pierre Gilliard (AEC) et Daniel Sauvaget.


Ecoutez le point de vue de Philippe Lemoine, PDG du groupe Laser, fondateur du Forum d’actions modernité, auteur de "La nouvelle origine", paru en 2007 aux Editions Nouveaux Débats Publics :
"Contestation créative et économie numérique : le rôle de la contestation – dans les usages ou dans la création – et son rapport à l’évolution des modèles économiques" (22'49).



Ecoutez l'analyse de Daniel Sauvaget, géographe, économiste, enseignant en cinéma et audiovisuel, Université de Paris III :
"Mutation économique du secteur audiovisuel, prospective et comparaisons des usages et pratiques en salles et dans les foyers"
(29'44).



Voici l'intervention de Dahlia Kownator, déléguée générale, Association des Fournisseurs d'Accès :

"La réponse des fournisseurs d’accès (FAI) au piratage tient en deux points. En premier lieu, Etat, ayants droit des industries du cinéma et de l’audiovisuel et fournisseurs d’accès à internet se sont mis d’accord sur la mise en place de la riposte graduée : dans un premier temps, avertissement par courrier électronique et, dans un deuxième temps, suspension de l’abonnement à internet. Il est à souligner que le fournisseur d’accès ne contrôlera pas lui-même les usages des abonnés – téléchargements illicites notamment – mais mettra en place la riposte sur plainte d’ayant droits.
Les fournisseurs d’accès insistent sur la nécessité de renforcer les catalogues de films disponibles en vidéo à la demande (VOD). Ils soulignent la nécessaire évolution de la chronologie des médias, la règle définissant l'ordre et les délais dans lesquels les diverses exploitations d'une œuvre cinématographique peuvent intervenir (salle, DVD, vidéo à la demande, télé payante, télévision)."

Des élèves du lycée Montesquieu, option cinéma, assistaient à la journée, sur les bancs l'Assemblée régionale. Ils ont présenté une étude menée auprès de 100 élèves de leur établissement scolaire (centre-ville de Bordeaux), âgés de 15 à 18 ans. Elle visait à analyser les habitudes de consommation des œuvres culturelles par les jeunes de cet établissement scolaire.

Résultats :
- 69% d’élèves déclarent télécharger des films sur internet. Dans 93% des cas le téléchargement est illégal.
- 54% téléchargent des films déjà vus au cinéma. Les films téléchargés sont parfois anciens (20%), récents (38%), voire les deux (42%).
- 77% de ceux qui téléchargent ne sont pas satisfaits de la qualité d’image. Ils sont 92% à aller régulièrement au cinéma. 47% sont conscients des enjeux sur la propriété intellectuelle et 44% connaissent les sanctions pénales.


Conclusions du colloque :
- Une évolution du cadre juridique, une mise en adéquation des offres avec les attentes des consommateurs et une sensibilisation de la filière régionale sont les prochaines étapes des mutations de la filière du cinéma et de l’audiovisuel.

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