Le très haut débit en Suède - Mission AEC/IDATE

Avec 700 000 logements raccordés, dont 100 000 à Stockholm et un réseau de plus de 3,5 millions de kilomètres, la Suède est le leader européen de la fibre optique à domicile (FTTH).

Ce constat a incité l’IDATE et AEC à mener une mission d'étude en Suède, du 17 au 19 octobre dernier, à Stockholm et Västeras, afin d’y analyser les progrès des politiques de déploiement du Très Haut Débit.




Associés pour proposer un programme annuel de deux missions dans des pays exemplaires pour le développement et l’application de politiques innovantes en matière de TIC (réseaux, services, …), AEC et l'IDATE ont encadré une délégation d’une vingtaine de représentants de collectivités locales : villes et agglomérations, Conseils généraux, Conseils régionaux, etc. et des administrations de tutelles.


Consulter le document de synthèse de cette mission d'étude.
Au sommaire :
- Données générales sur le développement du Très haut débit en Suède
- Les points clés du modèle suédois de " L'Open Access Network "
- Les principaux atouts du modèle de réseau ouvert développé en Suède
- Le modèle économique
- Les usages et les services

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Chronique AEC-France 3 Aquitaine - Le GPS sort de la voiture

Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.


Le directeur de l'information d'AEC évoque ce mois-ci la technologie GPS, que beaucoup d'automobilistes utilisent, mais pas seulement...
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On connait maintenant bien le GPS qui a envahi les pare brises de nos véhicules.
8% des ménages aquitains ont un GPS dans leur voiture. Ce chiffre va exploser avec la baisse des prix de cet appareil.



Mais aujourd’hui, le GPS sort de la voiture pour intégrer de nouveaux objets de notre quotidien. Premier exemple, avec un GPS tout simple, sans écran. Il s'agit d'un mousqueton à accrocher à votre poche, votre sac, votre vélo.
Lors de votre retour de promenade, vous le connectez à votre ordinateur et vous visualisez votre parcours sous Google map.



On trouve également des GPS intégrés dans des appareils photos. Les coordonnées GPS de l’endroit où vous avez pris votre photo sont stockées avec la photo. Vous pouvez ainsi localiser sur une carte l’endroit précis où la photo a été prise.



Voir la vidéo.

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chronique AEC - France Bleu Gironde - Le Diagnostic de l'Aquitaine Numérique

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le Diagnostic 2007 de l'Aquitaine Numérique qui vient de paraître.

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  • Lire le texte de la chronique

    • Bonjour. Aujourd’hui, comme promis, on se penche sur les résultats 2007 du Diagnostic de l’Aquitaine Numérique, qui ont été rendus publics ce lundi.
      Chaque année, Aquitaine Europe Communication réalise en effet un bilan statistique de l’Aquitaine vue par le prisme des technologies de l’information et de la communication. Les chiffres indiquent d’abord qu’en matière d’équipement, notre région est bel et bien entrée dans l’ère du numérique. Si l’on se focalise sur la Gironde, 94% des mairies sont connectées à internet, tout comme 93% des PME et 53% des ménages. Précisons d’ailleurs que 44% des ménages girondins sont connectés à haut débit.
      Il faut néanmoins nuancer ce constat encourageant. Les TPE girondines ne sont connectées qu’à 57% ; dans le double contexte de globalisation de l’économie et d’émergence d’un internet de plus en plus centré sur l’information locale, l’accompagnement des TPE vers internet est un axe fort de gain de compétitivité : seulement 17% disposent d’un site web, et 6% commercialisent leur offre via internet.
      Nous reviendrons la semaine prochaine sur cet enjeu plus général de l’appropriation des services avancés par les entreprises et les collectivités. En matière d’équipement, les courbes de projection rejoignent les déclarations faites par les Aquitains : un quart d’entre eux n’envisagent pas de se connecter d’ici 2010, et l’on peut penser qu’une part significative de ces réfractaires ne se connectera sans doute jamais. Il convient donc de ne pas oublier cette population, souvent âgée et rurale, à l’heure de la dématérialisation croissante des services, notamment administratifs.
      Il ne faudrait pas en effet que le succès de la déclaration de revenus en ligne et d’autres téléservices, après avoir entraîné la fin de la réduction d’impôts de 20 euros, finisse par pénaliser les non connectés, d’autant que des zones blanches demeurent, et que tous les services ne sont pas accessibles, ni au même prix, sur l’ensemble du territoire. Lors de la soirée de présentation des résultats du Diagnostic à Cap Sciences, la délégation TIC du Conseil régional a d’ailleurs présenté un outil cartographique qui sera prochainement ouvert au public. Cet outil permettra de connaître précisément la disponibilité des services télécoms en tout point du territoire : téléphonie, ADSL et ordre de grandeur du débit disponible, etc.
      Et cette disponibilité impacte de plus en plus la vie de nos concitoyens. Un chiffre seulement : en Gironde, 33% des ménages achètent par internet. Sur ce, je vous dis : à la semaine prochaine. Nous mettrons en regard ces taux d’équipement avec l’usage des services avancés qu’ils devraient permettre.

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Chronique AEC - France Bleu Gironde - le machine-to-machine

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le "machine-to-machine" à Gradignan.
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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle machine-to-machine à Gradignan.
      Le machine-to-machine, c’est la capacité qu’ont de plus en plus de machines – et d’objets en général – de produire de l’information et de l’échanger, en dehors de toute intervention humaine. Le développement du machine-to-machine s’appuie sur plusieurs évolutions : baisse du prix des composants, multiplication des capteurs, généralisation des interfaces informatiques, multiplication des réseaux de communication, généralisation de standards pour l’échange et la consultation de données via internet.
      Concrètement, ça donne quoi ? Eh bien, il existe de nombreuses applications pour la gestion de flottes de véhicules, notamment. Chaque véhicule communique en temps réel sa position à un serveur central, via les réseaux de téléphonie mobile, ce qui permet d’optimiser les temps de réaction lorsqu’il s’agit par exemple d’intervenir chez un client pour un dépannage. Les applications dédiées à la maintenance centralisée et de plus en plus automatisée d’un parc de machines installées un peu partout sont d’ailleurs un autre cas de figure classique. Les fabricants de copieurs numériques haut-de-gamme proposent ainsi de plus en plus de services avancés reposant sur le suivi en temps réel d’un certain nombre de paramètres : il est possible d’anticiper la commande de pièces de rechange en cas de panne, d’optimiser par un pré-diagnostic les déplacements des équipes de maintenance, de veiller au réassort automatique du client en toners, etc.
      Pour que tout ça fonctionne, il faut bien sûr que les machines puissent communiquer avec le serveur central qui traite les informations. Il faut donc qu’elles puissent se connecter à un réseau. Or ces réseaux sont multiples et hétérogènes, leurs performances et leur disponibilité sont variables. Les fabricants de machines sont donc confrontés à une difficulté : doivent-ils intégrer dans leurs produits le plus possible de technologies réseaux ? Cette compatibilité maximale augmente le prix de revient des matériels, donc complique leur commercialisation, et c’est un choix d’autant plus risqué que les technologies et les normes évoluent vite en la matière. L’autre terme de l’alternative consiste à proposer des modèles différents en fonction de la disponibilité des réseaux à l’endroit de leur commercialisation, ce qui complique d’autant la chaîne et le suivi de production.
      Télécom Design, basée à Gradignan, propose une solution ingénieuse : le fabricant installe dans ses machines un boîtier universel à la place des traditionnelles cartes électroniques dédiées. Un système de modems enfichables interchangeables permet d’adapter la machine au réseau effectivement disponible, qu’il s’agisse d’un réseau filaire, Wifi, ou encore de téléphonie mobile. C’est toujours un défi pour une PME d’imposer une solution technologique, mais le jeu en vaut la chandelle : selon le cabinet IDATE, le marché potentiel est de 500 millions de machines à équiper d’ici 2010.
      Allez, à la semaine prochaine : on parlera du Diagnostic de l’Aquitaine numérique, bilan annuel de la société de l’information en Aquitaine réalisé par Aquitaine Europe Communication, et dont les résultats 2007 seront rendus publics lundi prochain 1er octobre à 17h, à Cap Sciences.

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Chronique AEC - France Bleu Gironde - Les réseaux sociaux


Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.


Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque les réseaux sociaux en ligne..




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    • Bonjour. Aujourd’hui, on parle des réseaux sociaux en ligne.
      Un réseau social en ligne, kézaco ? Eh bien, de façon très générale, c’est un site où l’on s’inscrit pour être en contact avec les autres membres inscrits.
      En pratique, on commence par se créer un profil : on remplit une sorte de fiche d’identité, du genre de celles que les professeurs font remplir à leurs élèves en cette période de rentrée scolaire. Cette fiche comporte un certain nombre de renseignements personnels : lieu de résidence, centres d’intérêt, goûts musicaux, curriculum vitae – selon le site, la nature et la quantité des informations demandées
      varient, ainsi que les usages. Sur MySpace, qui compte aujourd’hui 180 millions d’utilisateurs de par le monde, ce sont d’abord des jeunes qui se retrouvent, et l’usage d’un pseudonyme est largement répandu. Sur Viadeo, qui réunit plutôt des adultes centrés sur leur réseau professionnel, on se présente sous sa véritable identité.

    • Viadeo est d’ailleurs un bon exemple du fonctionnement d’un site de réseautage social généraliste. Une fois inscrit, vous disposez d’un moteur de recherche interne, qui vous permet de savoir si telle ou telle personne est également inscrite. Si oui, vous accédez à une version expurgée de sa fiche, qui ne comporte que quelques informations de base. Pour entrer en contact avec cette personne, deux
      solutions : la première, vous payez pour être mis directement en relation, c’est alors le site lui-même qui s’en charge et qui vous permet de lui envoyer un message. La seconde solution repose sur la capacité du site à trouver un chemin entre vous et la personne qui vous intéresse : si parmi vos contacts figure quelqu’un qui connaît la personne qui vous intéresse, ou quelqu’un qui connaît quelqu’un qui la connaît, le site vous l’indique. Et alors, eh bien, à vous de faire jouer vos relations… Au
      final, chaque membre inscrit demeure libre d’accepter ou de refuser quelqu’un dans le cercle de ses relations directes, ce qui donne accès à une version enrichie de sa fiche personnelle, à la possibilité de lui laisser des messages directement sans passer par un tiers, etc.
      Chaque utilisateur dispose par ailleurs de divers outils pour suivre l’évolution de son propre réseau, un graphique lui permet notamment d’identifier d’un coup d’œil le nombre de ses contacts directs et indirects. Et chaque semaine il reçoit par mail une synthèse d’activité : qui a rejoint le cercle de tel ou tel de ses contacts, qui a consulté sa fiche, etc. Viadeo est bien implanté sur la France entière : depuis la naissance du site sont naturellement apparus divers regroupements, qu’on appelle des « hub ».
      Regroupement par centre d’intérêt, par branche professionnelle, par secteur géographique. C’est ainsi qu’il existe par exemple un « hub » bordelais, lui-même comportant diverses subdivision comme le hub « Bordeaux arts et spectacles ». Ce dernier est d’ailleurs assez actif, et organise chaque mois des soirées au cours desquels les membres du « hub » se retrouvent en vrai, autour d’un thème, d’une
      expo, d’un invité de marque… et d’un bon restaurant.

    • Le fonctionnement de détail diffère d’un site à un autre, tout comme les centres d’intérêts sur les sites sociaux spécialisés. Sur Babelio.com, par exemple, c’est l’amour des livres : chaque utilisateur construit sa propre bibliothèque virtuelle idéale, dépose des fiches de lecture et les partage avec le reste des membres inscrits, en discute avec eux, etc. Le premier essor des sites sociaux date déjà de 2003, mais
      l’année écoulée a vu la multiplication des sites spécialisés de ce genre. En France, le réseau Peuplade.fr est en train de généraliser à tout le territoire son concept de réseau social consacré à la vie de quartier, un concept repris par La Poste pour son tout nouveau site, encore en phase bêta, appelé toutpresdecheznous.fr : sur une carte Google Maps sont recensés les divers membres du site, mais aussi les idées de sortie et de soirées, etc. Allez donc y faire un tour, ou bien allez découvrir Facebook,
      le dernier réseau social à la mode, qui ne compte pour l’instant « que » 40 millions d’utilisateurs mais dont la croissance est ultra-rapide.

    • Alors, bon réseautage social, et à la semaine prochaine.

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Chronique AEC - France Bleu Gironde - La télé perso de Free

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque la Freebox TV Perso.

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    • Bonjour. Aujourd’hui, on revient sur le lancement cet été de FreeBox TV Perso.
      Les abonnés disposant de la dernière version de la Freebox, appelée Freebox HD, déjà diffusée à près d’un million d’exemplaires, peuvent désormais diffuser leur propre chaîne de télé, via l’ADSL.

      Comment ça marche ? Côté matériel, on peut se contenter de brancher directement son caméscope sur l’une des prises vidéo de la Freebox HD. C’est par une connexion analogique que la vidéo est transférée vers la Freebox, qui se charge de la convertir au format numérique et de diffuser le résultat
      vers le réseau de l’opérateur. Il est donc possible de brancher un magnétoscope VHS, un lecteur DVD de salon, un disque dur multimédia, ou n’importe quel appareil disposant d’une sortie vidéo analogique. Ceux qui désirent bénéficier de fonctions évoluées peuvent choisir de faire leur montage sur PC avant de transférer leur chef d’œuvre via la sortie S-Video.
      Une fois les branchements idoines effectués, tout se pilote avec la télécommande de la Freebox, via l’interface qui s’affiche sur le téléviseur lorsqu’on sélectionne le canal 13. Après lui avoir donné un titre
      et l’avoir classée dans l’une des catégories préétablies – humour, information, jeux, etc. – il est possible de diffuser sa vidéo en direct ou en différé, de la laisser accessible à tous ou d’en réserver l’accès à quelques uns : dans ce dernier cas, on peut la protéger par mot de passe, ou bien dresser la liste des abonnés Free autorisés à la visionner. Chaque personne autorisée est identifiée par son numéro de téléphone Free en 09, ou par son pseudo TV Perso si elle en a créé un.

      Vers qui diffuse-t-on, justement, quand on crée sa TV Perso ? Eh bien, vers tous les abonnés de Free éligibles au service de télévision par ADSL, appelé Freebox TV, soit un peu moins de deux millions de foyers. Contrairement à ce qui se passe pour diffuser, pas besoin de la dernière box pour recevoir les programmes. Par contre, pas d’accès à TV Perso depuis son ordinateur, on doit impérativement passer par son téléviseur connecté à la Freebox, via le canal 13. La même interface utilisée pour mettre en ligne des vidéos permet d’accéder aux « chaînes » créées par les freenautes. La navigation à la télécommande permet de choisir entre les chaînes « live », diffusées en direct, et les vidéos diffusées en différé, accessibles à la demande et à la carte comme sur n’importe quelle plateforme de type
      YouTube ou DailyMotion. Outre le classement par catégories, une zone de recherche en mode texte permet de trouver une vidéo en fonction de son titre, de sa description ou de son auteur.

      Alors, révolutionnaire, le nouveau service de Free ? Assiste-ton à la démocratisation de la télé, sur le modèle des blogs pour l’expression en ligne ? Va-t-on voir la force de frappe des sites de partage de vidéo en ligne propulsée jusque sur la télé ? Pour l’instant, les contenus proposés dans le cadre du service Freebox TV Perso, certes vieux de seulement 2 mois, ne sauraient prétendre révolutionner
      l’écriture télévisuelle, et sans doute n’est-ce pas l’enjeu. Mais on sait déjà que TV Perso est un genre d’OVNI réglementaire. TV Perso c’est a priori bien de la télé, puisque c’est diffusé… sur la télé. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait donc avoir son mot à dire sur ce qui s’y passe.
      Or des contenus adultes se retrouvent sur le canal 13 y compris en dehors de la catégorie dédiée, protégée par le verrou parental de la Freebox, et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

      utre sujet de friction : le piratage. Il n’a fallu que quelques heures pour que Canal+ s’émeuve de la reprise sur le canal 13 de certains de ses programmes sportifs payants. Free, en l’occurrence, se retranche derrière son statut de simple prestataire technique. Chaque freenaute créateur d’une TV Perso, d’ailleurs parfaitement repérable par le biais de son identifiant Freebox, serait responsable des contenus qu’il diffuse. En clair, Free entend transposer sur la télé un distinguo mis en place en 2004 par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, destinée à réglementer les contenus mis en ligne sur internet. Cette loi crée deux statuts, celui d’éditeur responsable a priori des contenus qu’il diffuse, et celui d’hébergeur, qui ne peut voir sa responsabilité engagée que s’il ne met pas un terme à une infraction qui lui est signalée.
      La loi de 2004 est déjà bien malmenée par les avancées technologiques et les usages massifs qui en découlent ; l’avenir nous dira si la position de Free est tenable ou si elle contribuera à fragiliser tout l’édifice. A la semaine prochaine.

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Chronique AEC - France Bleu Gironde - La musique sans limite

Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.

Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le téléchargement illimité de musique sur internet.


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    • Bonjour,

      Aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : faites chauffer les modems, télécharger de la musique gratuitement et en toute légalité, c’est possible.
      Il y a une quinzaine de jours, Neuf Cegetel a annoncé que son offre triple play (internet, téléphone et télévision) s’enrichissait d’un service de téléchargement de musique illimitée. Dans le cadre de leur forfait à 29 euros et quelques, les abonnés de Neuf peuvent piocher à volonté dans l’un des neuf genres musicaux du catalogue d’Universal Music, qui comporte en tout 150 000 titres. Du coup, ça n’a pas traîné, Orange a déclaré préparer une offre du même genre pour le premier semestre 2008. Bien évidemment, Orange indique soigner ses partenariats de manière à proposer un catalogue le plus étoffé possible. La bataille du toujours plus a donc commencé : plus de débit, plus de programmes télé, et maintenant plus de morceaux de musique. Neuf a en effet déjà précisé qu’au terme de son partenariat exclusif de six mois avec Universal, d’autres maisons de disques seraient invitées à proposer leur catalogue.

      De son côté, Free s’est empressé de révéler qu’il soutenait Deezer, un site qui ne permet pas de
      télécharger de la musique, mais de l’écouter en ligne, gratuitement là aussi. Au passage, on parle de streaming pour désigner les technologies permettant de jouer un fichier audio ou vidéo hébergé en ligne sans le télécharger sur l’ordinateur au préalable. L’annonce de Free, en réalité, ne change rien pour l’internaute, qui peut déjà librement aller sur le site Deezer.com et y écouter les morceaux de son choix. Ce qui est plus intéressant, c’est que Deezer rouvre après une période de fermeture forcée : il vient en effet de trouver un arrangement avec la SACEM pour le partage de ses revenus publicitaires avec les auteurs-compositeurs. Un modèle qui se rapproche en fait de celui de la radio sur internet, ce qui est assez logique : Deezer, c’est un genre de webradio à la carte.

      Et pour Neuf, me direz-vous ? On ne peut quand même pas parler de webradio : il y a bien
      téléchargement des fichiers sur l’ordinateur, on peut en faire ce qu’on veut ensuite, non ? Eh bien, pas tout à fait : c’est là qu’interviennent les fameuses DRM, ces verrous numériques. En l’occurrence, les fichiers pourront être téléchargés sur 3 ordinateurs différents, ainsi que sur plusieurs baladeurs et téléphones mobiles, mais à condition qu’ils soient compatibles avec la solution DRM de Microsoft. C’est le cas de n’importe quel PC équipé d’une version récente de Windows Media Player, mais pas celui de l’iPod, par exemple. Détail qui a son importance, si vous résiliez votre abonnement à Neuf, la licence associée expire et les DRM rendent les fichiers téléchargés inutilisables, quel que soit le support. Le téléchargement correspond donc ici finalement à une location ou à un prêt. C’est d’ailleurs en réalité le cas de toutes les solutions de vente de musique ou de vidéo en ligne incluant des DRM, comme l’a récemment prouvé Google en cessant son activité de vidéo à la demande : les films commercialisés via la plateforme sont du coup devenus illisibles. Google a mis en place un système de dédommagement, d’ailleurs assez contestable, mais a bel et bien cessé de faire vivre le système de DRM autorisant la lecture des films déjà vendus.

      Ce n’est pas pour rien que certaines maisons de disques et plateformes de téléchargement légal
      commencent, en ce moment même, à tester la vente de fichiers musicaux sans DRM malgré leur
      crainte du piratage. Mais on n’est plus dans le téléchargement gratuit et légal, comme promis en début de chronique. Alors, fausse promesse ? Eh bien non. Sur un site comme dogmazic.net on peut télécharger gratuitement de la musique sans DRM, en toute légalité, puisqu’elle est
      proposée volontairement par les musiciens dans le cadre de licences dites libres, sur le modèle du logiciel libre ; on reviendra dans une prochaine chronique sur ce qu’est le logiciel libre. En attendant, et avant de vous saluer, une dernière info : dogmazic.net est un enfant du pays. Le site, qui propose aujourd’hui près de 1200 heures de musique dans tous les genres, est mis en ligne par l’association bordelaise Musique Libre.

      Alors, bon téléchargement, et à la semaine prochaine.

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Philippe Ulrich : "Le Mxp4 bouleverse la création musicale"

Le dernier album de Madonna, Confessions On A Dance Floor, illustre bien l'avenir commercial des remix de chansons.
Autrefois, une session d'enregistrement de disque abandonnait toujours derrière elle quelques "tracks" (pistes audio) jetées à la poubelle. Désormais, influencés par le milieu des musiques électroniques, les artistes veulent exploiter ces enregistrements et il n'est plus rare qu'un disque propose plusieurs versions d'un même morceau : une pour chez soi, une autre pour les clubs ou les lounge, etc.
Forts de ce constat, Philippe Ulrich (toujours en avance d'une tendance) et ses associés de Mxp4 Interactive Music ont imaginé un nouveau format de musique numérique interactive, le Mxp4 : il bouleverse les perspectives de création des musiciens en leur offrant la sécurité de leurs droits d'auteur. En vrai, comment ça marche?
Eléments de réponse avec Philippe Ulrich, Landais de naissance (lire sa bio ci-dessous), co-fondateur et président de Mxp4 Interactive Music, qui a consacré quelques minutes de son temps à AEC à l'occasion d'une virée bordelaise.




  • Lire la biographie de Philippe Ulrich


    • Philippe Ulrich, le flair et la manière

      Toujours une longueur d'avance. C'est le sentiment qu'inspire Philippe Ulrich, personnage fantasque et romanesque aux 1000 vies, entrepreneur toujours prompt à "faire un coup", quitte à y laisser son appartement. Dernière aventure en date, la société Mxp4 Interactive Music fondée en juin 2006 avec deux associés, Sylvain Huet et Gilles Babinet, a levé récemment 6,5 millions de dollars pour asseoir son développement technologique et soutenir son expansion commerciale.

      Né en 1951 dans les Landes, Philippe Ulrich est un autodidacte touche-à-tout. Son parcours de créateur démarre dans les années 1970 au sein d'une communauté de musiciens d'où jaillit un premier album, rapidement censuré: Le roi du Gas-Oil.
      Au tournant des années 80, l'homme découvre la musique électronique et la programmation informatique. Il bidouille ses premiers jeux vidéos sur un ZX80 et créé une première société d'édition : Ere Informatique. Les jeux Macadam Bumper, Crafton and Xunk, Kult, notamment, sont produits à cette période. Avec Dune au début des années 90, Philippe Ulrich
      anticipe la sortie du CDRom et fait un tabac.
      Il créé plus tard la société Cryo Interactive qui se positionne comme leader dans les univers interactifs de loisirs. Internet n'en est qu'à ses prémices lorsque Canal+ lui confie le soin d'imaginer 2eMonde, application online pour les abonnés de la chaîne. Cryo fera faillite en 2002 suite à son entrée en bourse, pense son fondateur. L'aventure musicale d'Ulrich redémarre de plus belle : sous le label de musique Exxos, il organise le retour d'Henri Salvador en produisant Chambre avec vue, vendu à plus d'1,5 millions d'exemplaires.

      "Je me suis aperçu que le marché de la musique s'effondrait, il fallait trouver de nouvelles idées", témoigne-t-il aujourd'hui. Il eut ainsi l'idée de lancer un nouveau format de musique numérique offrant à la fois une qualité d'écoute aux auditeurs et une sécurité des droits aux auteurs puisque la musique, écoutée sur Internet, ne peut être copiée.
      Le Mxp4, format interactif labelisé ("un clic et la musique change", explique Ulrich) est en phase de développement tout comme un casque captant les ondes cérébrales. "Nous pourrons modifier la musique par la pensée", lance Philippe Ulrich. Une perspective qui le fascine et l'amuse. Elle lui donne aussi envie de voir plus loin: "la musique et le son interactifs liés à des images, cela pourrait remplacer le Divx et le Mp3". Présentation de la merveille en septembre, lors du prochain Midem.
      A venir : www.flyingtruflles.com

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Tendances Numériques 2007-2008

« Internet est-il le nouveau Léviathan ? ».
La question posée par un participant au terme de la matinée Tendances Numériques organisée par AEC, le 26 juin, au café du musée CAPC, illustre les inquiétudes que suscite le développement de cette infrastructure mondiale.
Tendances Numériques, premier rendez-vous du genre à Bordeaux auquel a assisté une soixantaine de personnes, était consacré au décryptage des tendances émergentes en matière d’usages internet, de marchés et de technologies innovantes. Eric Culnaërt, responsable de la veille à AEC, a ainsi ciblé sept thèmes qui représenteront un enjeu en 2007-2008 et a mis en lumière les opportunités de ces nouvelles tendances pour les utilisateurs de la toile :

- Economie de l’intention : internet met l’immobilier sur la tête ;
- Consommer : une compétence qui implique la maîtrise des outils TIC ;
- Publicité en ligne : le gâteau grossit, les couteaux aussi
- Santé sur internet : soigner la Sécurité sociale par l’automédication ?
- Identité numérique : une part croissante de notre identité se joue en ligne
- Les widgets : ils diffusent l’information et les services
- Mobile, GPS, Bluetooth, RFID, NFC… Quand le numérique augmente le réel


  • Visionnez ci-dessous, les analyses, commentaires et témoignages des intervenants de la matinée Tendances Numériques


    • - L’économie de l’intention.
      Par Eric Culnaërt. Internet permet de défricher des concepts marketing nés il y a une dizaine d’années, comme l’économie de l’intention appliquée à l’immobilier.



      - Sur internet, tout est à (re)vendre
      Par Eric Culnaërt. Le marché de l’occasion s’est déjà pour moitié déporté en ligne, mais d’autres phénomènes s’y produisent.



      -Hervé Berthou. Demain tous cybermarchands ?
      Hervé Berthou, directeur de Systonic, l’une des grandes webagencies aquitaines, livre sa vision de l’évolution du marché des solutions et pratiques eCommerce.



      -Transfert de technologies, tendances et perspectives.
      Par Hervé Dufau, responsable animation à Innovalis Aquitaine. Cette agence régionale de l’innovation intervient à plusieurs niveaux auprès des entreprises : accompagnement, financement de projets et transfert de technologies (acquisition de nouvelles techniques).



      -Les entreprises et le web 2.0
      Par Claire Decroix, animatrice l’Echangeur Bordeaux Aquitaine, Chambre de Commerce de Bordeaux.



      Consulter le powerpoint du déroulement de la matinée Tendances Numériques
      Lire le dossier complet «Tendances Numériques 2007-2008» de la lettre L’Aquitaine Numérique (juillet)

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