Chronique AEC-France 3 : Les tables de resto interactives
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
Découvrez ce mois-ci les tables de restaurants interactives. A Londres, une enseigne en propose déjà à ses clients et ce nouveau service pourrait bientôt gagner Bordeaux, Biarritz et Toulouse. Gadget ou véritable innovation ? A vous de juger ! (vidéo 2'20)
La problématique du vieillissement de la population est particulièrement sensible en France actuellement, elle amène logiquement les collectivités à réfléchir à de nouvelles solutions pour que les personnes en perte d’autonomie puissent rester à leur domicile dans les meilleurs conditions de confort et de sécurité.
La région Aquitaine rentre elle aussi dans cette logique, c'est pourquoi le Pôle Aquitain pour la Société de l'Information (PASI) a délégué à AEC l'animation d'un groupe de travail "Séniors et Dépendance" qui réunit la Région Aquitaine, les Départements, les CCAS, les CLIC, la CRAM ainsi que diverses structures et organisations en lien avec l'action sociale sur le territoire régional.
Cette contribution à un état de l'art de la domotique a pour but d'aider ledit groupe de travail à explorer la notion de "domicile augmenté" et le développement du "maintien à domicile" des personnes en perte d'autonomie qui y est associé.
Contribution réalisée pour AEC par Maxime Tachon et Patrice Barbel - Institut d’Électronique et des Télécommunications de Rennes.
Ce concours national, ouvert à tous les porteurs de projets et visant à les aider dans la réalisation de leur innovation, avait été lancé dans les villes de Nantes, Toulouse et Bordeaux. La capitale girondine avait retenu comme thème l'écologie urbaine, terme entendu au sens large du développement environnemental, social et économique dans la ville.
La solution Reconnect s'est distinguée parmi les 70 projets candidats "car elle s'inscrit parfaitement dans la triple dynamique de ce concours : répondre aux besoins d'une ville, être techniquement réalisable à cette échelle et faire appel aux technologies de l'information et de la communication", a déclaré Jean-Louis Mounier, directeur général de SFR en charge de l'innovation.
Photo, de gche à drte : Jean-Louis Mounier, directeur général de SFR en charge de l'innovation ; Eric Chatry, président de l'association Reconnect ; Alain Juppé, maire de Bordeaux. Reconnect C'est un service à vocation sociale créé par l'association du même nom et testé actuellement par 200 usagers à Paris.
Il s'agit de mettre à disposition des personnes en situation de grande précarité (de logement notamment) ou de fragilité un numéro de téléphone fixe personnel,permanent et couplé à une boîte vocale consultable gratuitement, depuis n’importe quel téléphone, y compris d’un portable. Ce dispositif très simple permet à ces personnes de garder le contact, avec leurs proches comme avec des employeurs potentiels puisque les appels passés par le bénéficiaire vers une ligne fixe sont, eux aussi, gratuits.
"Enormément de personnes possédant un portable ne peuvent s'en servir à cause du prix des forfaits. Les cartes prépayées, elles, reviennent très chers. Le téléphone, pourtant, est un élément fort de stabilisation sociale. A travers Reconnect, nous proposons une véritable solution d'ingénierie sociale, innovante et qualifiée puisque ce sont les travailleurs sociaux qui déterminent quelle personne bénéficie du service", explique Eric Chatry, 42 ans. L'homme a fondé l'association Reconnect en septembre 2008, après avoir occupé des postes à responsabilité dans de grands groupes et enseignes prestigieuses (LVMH, ClaraVista, L'Oréal, Danone).
"Notre objectif est d'arriver à nous dédouaner des financements publics. Le modèle économique de Reconnect pourrait reposer sur l'achat groupé de plusieurs numéros de téléphone, par une association par exemple, qui les distribuerait pour quelques euros par mois à des personnes en difficulté. Là encore, la valeur sociale est forte car les bénéficaires se donnent les moyens de retrouver leur autonomie", conclu Eric Chatry.
Comme promis dans le cadre du concours Jeunes Talents Innovation, l'association Reconnect sera appuyée par SFR et la Ville dans la mise en oeuvre concrète, à Bordeaux, de sa solution innovante. Premiers déploiements au troisième trimestre 2009...
Tendances 2009 : retour sur le Forum Netxplorateur
Aquitaine Europe Communication était présente lors de la seconde édition du Forum Netexplorateur, les 5 et 6 février 2009, à Paris.
Retour sur les tendances mises en lumière à l’occasion de cet évènement par Antoine Chotard, responsable de la veille (AEC).
Dédié aux nouveaux usages du monde numérique, le Forum Netexplorateur a accueilli plus de 400 décideurs politiques, économiques et médiatiques dans les murs du Sénat. 10 projets innovants internationaux ont été distingués à cette occasion, une sélection issue du palmarès mondial des 100 initiatives numériques les plus prometteuses identifiées par l’observatoire Netexplorateur.
Nous vous proposons de mettre l’accent sur les bouleversements des usages révélés par ce « club des 100 ».
Cinq grandes tendances :
- Des usages numériques pour enrichir la vie réelle.
La convergence entre le web 2.0, l’internet mobile, la géolocalisation – au cœur de ce Netexplorateur - constitue le nouveau cocktail détonnant faisant émerger des nouveaux usages dans le monde. Pour Bertrand Cathelat, docteur en psychologie sociale au Centre de communication avancée, c'est sur la toile que l'on vient chercher des initiatives et des énergies créatrices. Le Web devient une base mutualiste de ressources et de contenus enrichissant la vie réelle. De cette tendance générale découle 4 modèles d’innovation. Les voici, exemples concrets à l’appui.
- Combiné à la géolocalisation, aux puces sans contact, le mobile devient la nouvelle boussole de notre vie quotidienne.lire
Shopsavvy(USA) propose un comparateur de prix nomade nouvelle génération. En scannant le code-barres d’un produit avec l’appareil photo de votre mobile, ce service vous indique gratuitement le meilleur prix sur le web ou dans les commerces à votre proximité grâce à la géolocalisation. Gazbuddy (USA), comparateur mobile des prix d’essence, repose sur le même principe d’accompagnant mobile mais agrémenté d’un soupçon de crowdsourcing, les observateurs de prix de l’essence étant des volontaires souscripteurs du service. Sekaï Camera (Japon) est une application pour Iphone qui permet d’obtenir visuellement des informations grâce aux tags RFID associés à son environnement immédiat. Les informations s’incrustent directement sur l’écran du smartphone comme une couche supplémentaire du web augmentant, annotant la réalité urbaine. A la manière d’un Google Latitude, Aka Aki (Allemagne) est un réseau communautaire gratuit qui permet de géolocaliser ses membres grâce à leur mobile. Où que l’on se trouve, dans la rue, un restaurant, un magasin, on peut savoir qui de votre réseau social se trouve à proximité pour le retrouver physiquement.
- La constitution d’un savoir partagé et partageable : une parole alternative à celle des élites et des experts. lire
Le concept d’un savoir universel mutualisé et partageable par tous fait son chemin et les développeurs ne s’y trompent pas. Ce mode de constitution de connaissances semble s’opposer à un schéma plus traditionnel de recours au savoir et aux contenus prodigués par les élites politiques, journalistiques et les marchands. Ushahidi (Kenya), plateforme à vocation humanitaire, a permis aux populations du Kenya d’alerter par téléphone portable et en temps réel des ONG, des groupes de pression et pouvoirs publics de l’évolution des émeutes qui ont frappées le pays. Une remontée d’information citoyenne géolocalisée qui constitue un bel exemple de crowdsourcing, reflet du vécu d’une «foule reporter » et méthode suscitant le doute qu’en à la maîtrise et le recoupement des sources.
Bien d’autres exemples de contournement de la parole experte : Google Flu trends (USA), observatoire du géant américain, permet de déceler des épidémies imminentes dix jours avant les autorités sanitaires au regard des requêtes des internautes sur le dit moteur de recherche. Myfestival (USA) veut briser les codes des jury élitistes et donner une chance aux réalisateurs peu connus, MyMajorCompany (France) propose aux internautes de devenir co-producteurs d’artistes. Enfin Glassdoor (USA), un site rend consultable salaires, bénéfices, moral, côte des salariés et des dirigeants au sein d’une communauté d’entreprises jouant le jeu de la transparence.
En droite ligne de l’exemple Ushahidi, l’observatoire de Netexplorateur signale l’émergence d’une forme d’activisme sur le web, un(des) nouveau(x) corps social(ux), renforcé par l’anonymat de l’internaute et l’expansion des réseaux collaboratifs. Des groupes parviennent à mobiliser des énergies, à cumuler des fonds, à faire pression par le web. A San Francisco, les habitants d’un "block" ont fait preuve d’influence sur des commerçants afin qu’ils diminuent leur empreinte écologique. En contre-partie, ils promettaient de faire leur course chez le commerçant le plus méritant (Carrot Mob). La démarche a fait des petits. Ces formes d’engagement - militant mais aussi incontrôlable – feront-elles naître des discussions avec les pouvoirs en place ? Difficile à dire. Beaucoup de projets au sein du palmarès sont dits « green », éco-responsables. Le projet domotique Edison Smart Connect (USA), adopté largement en Californie propose des compteurs électriques intelligents qui analysent en temps réel la consommation et les dépenses énergétiques du foyer, permettent ainsi de réduire les pertes d’énergie et de faire simplement des économies d’énergie.
- Le mythe du gratuit cache de nouveaux business. lire
Les pratiques diverses de téléchargements sur Internet (qu’ils soient légaux ou illégaux) portent en eux les germes du mythe de la gratuité et pénalisent indirectement la notion de propriété de biens intellectuels et culturels. Conscient de ce phénomène, certains tel Auditude(USA) tentent de monétiser le piratage des fichiers vidéo ou musicaux qui circulent sur Internet en leur associant une publicité dont les recettes seront partagées entre ayants-droits. Encore à l’état d’expérimentation avec MySpace et MTV networks, cette innovation technologique majeure préfigure d’un nouveau modèle économique permettant de détourner des pratiques illégales virtuelles en un business vertueux bien réel.
« Pourquoi apprendre quand Google le sait? La mémoire court-circuitée par le net »
Exploration du sujet par Hervé Morin, journaliste au Monde et Benoît Le Blanc, directeur adjoint de l'Institut de cognitique (Université de Bordeaux 2). Sans oublier les questions et réactions d'un public particulièrement attentif et concerné.
Chronique AEC-France 3 : Photos et effets spéciaux sur internet
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
A l'heure où la moitié des Aquitains possède un appareil photo numérique, Laurent-pierre a exploré, en janvier, le thème de la photo et des effets spéciaux sur internet. (vidéo : 2'09)
Chronique AEC-France 3 : L'innovation numérique au service du handicap
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
En décembre, il s'est intéressé à l'innovation numérique au service du handicap. (vidéo : 2'05)
Il se déroulera le lundi 15 décembre, à 18 heures, à Cap Sciences, Bordeaux (plan).
Le Carrefour des Possibles est un rendez-vous au service des innovateurs et des utilisateurs des technologies de l'information et de la communication. C'est un lieu de découverte d'usages nouveaux qui dynamise les prises de contacts et les échanges d'informations dans une ambiance tonique et informelle.
Vous êtes porteur d'un projet mobilisant les Technologies de l'information et de la Communication et souhaitez rejoindre le processus du Carrefour ? Si votre projet témoigne d'un usage en réseau innovant, que vous en soyez au concept ou en phase de lancement, nous vous invitons à déposer votre candidature avant le 8 novembre 2008. Formulaire de dépôt de projet.
Vous êtes curieux ou friand d'innovation ? Projetez-vous dans l'avenir de l'internet avec 10 usages innovants sélectionnés parmi de nombreux porteurs de projets numériques. Assistez au premier Carrefour des Possibles aquitain ! Inscriptions
Le Concours Jeunes Talents Innovation, "Mes idées se réalisent pour la ville", porté par l'opérateur SFR, sera lancé le même jour, lundi 15 décembre.
Ce concours est ouvert à tous les porteurs de projets (étudiants en dernière année d’études, entrepreneurs, start-up…) partout en France. Il vise à les aider dans la concrétisation de leur projet.
Le principe est simple ! Votre projet devra répondre aux besoins d'une ville, être techniquement réalisable à cette échelle et faire appel aux technologies de l'information et de la communication.
Un jury composé de représentants de SFR, de représentants des villes partenaires et de personnalités reconnues pour leurs compétences en matière d’innovations, d’entrepreneuriat ou de collectivités locales se réunira pour examiner les différents projets proposés et désigner les lauréats en février 2009.
Partenaires du concours, Bordeaux, Nantes et Toulouse seront les terrains d’expérimentation des projets lauréats.
Trois grandes thématiques ont été définies pour cette 1ère édition :
- L’écologie urbaine pour Bordeaux Avec "Jeunes talents Innovation", Bordeaux souhaite voir émerger des projets liés à l'écologie urbaine, au sens du développement durable appliqué à la vie en ville, ouvrant aussi bien sur des réflexions environnementales (gestion des énergies, espaces naturels, espaces verts, déplacement, etc.) que sociales (lien social, services de proximité, entraide, lutte contre l'exclusion) ou économiques.
- La création et la culture pour Nantes - La jeunesse étudiante et non étudiante pour Toulouse
Les candidats ont jusqu’au 15 janvier 2009pour déposer leur dossier sur le site www.jeunestalentsinnovation.fr, sur lequel ils trouveront tous les détails pratiques et le règlement du concours.
Pour tout savoir sur l’appel à projet pour Bordeaux, rendez-vous le 15 décembre 2008 à 16h30 sur http://www.bordeaux.fr et sfrjeunestalentsinnovation.fr pour un clavardage vidéo en direct avec Alain Juppé, maire de Bordeaux, Frédérique Liaigre, directrice de la communication du groupe SFR, Marcel Desvergne, président d’AEC et l’ensemble des partenaires.
Mission d'Etude Corée-Japon : haut débit et Internet mobile
Depuis plus de 4 années, AEC et l’IDATE s’associent pour découvrir les meilleures pratiques du numérique à l’international.
Grâce à l’appui d’opérateurs et d’acteurs du secteur des télécommunications – Altitude, LD Com, Sogetrel, Vinci Networks – dix neuf élus et décideurs représentant une douzaine de collectivités publiques, sont partis découvrir la mise en oeuvre des infrastructures et des usages du Très Haut débit (THD) et de la Mobilité, en Corée et au Japon, du 19 au 24 octobre dernier.
Très haut débit, Mobilité et concept de U-City ont été les spécificités les plus marquantes et originales de notre mission.
Très haut débit et mobilité, les beaux enfants d'une convergence sociétale et culturelle.
Je vous engage à prendre le temps de lire ce dossier. D’ailleurs le temps est une donnée essentielle, loin d’Aquitaine, en Corée du Sud et au Japon. On peut y être zen, penser face à des jardins exceptionnels et en moins de 15 minutes, montre en main, observer comment le Boeing 747, entre Séoul et Tokyo, absorbe des centaines de voyageurs qui s’installent, décontractés, pour un vol de 2 heures.
Depuis de nombreuses années nous organisons des missions pour « sentir » une société et essayer de comprendre comment l’organisation et les stratégies d’un pays ou d’une région les amènent, souvent, à précéder nos réalités françaises. Les participants y trouvent généralement intérêts et réponses. C’est pourquoi nous avons décidé de faire partager les idées qui émergent de ces déplacements professionnels à l’ensemble des partenaires d’AEC.
Pour sa quatrième mission avec l’IDATE, nous sommes allés interroger les acteurs de deux sociétés assez éloignées culturellement de l’Europe mais, au combien partie prenante de la mondialisation et en particulier pour le numérique.
Ils sont deux pays, certes différents, dont la « matrice » pèse sur les choix de tous les autres continents et ils ont fait le choix des systèmes numériques comme levier de leur développement. Les chiffres sur le très haut débit, dans le dossier, sont révélateurs, sans ambiguïté. Ils indiquent que nous devons, nous aussi, investir, bouger, bref, ne pas douter.
Il est ensuite intéressant d’observer les thèmes sur lesquels leurs civilisations s’appuient : la sécurité, l’information, l’innovation, la domotique, la recherche, l’éducation, la participation, la gestion des flux des énergies, l’accompagnement des populations vieillissantes.
Il semble qu’un triangle vertueux permet d’expliquer comment avancent ces deux sociétés. Il s’agit des convergences sociétales, culturelles et technologiques entre les gouvernements, les entreprises, les universités et les citoyens. Pas moins.
Je n’ignore ni l’état de notre pays de « bastides », ni les réalités à venir d’une crise mondiale, mais nous devrions faire l’effort d’écouter comment des millions d’individus mordent à pleine dent dans leur avenir.
La réalité virtuelle et la réalité augmentée tiennent le haut de l’affiche, ce mois-ci, en Aquitaine. Trois événements, à destination du grand public ou des professionnels du secteur, sont annoncés à Bordeaux au cours de la dernière quinzaine d’octobre.
- Le 24 octobre, à Bordeaux, le Conseil régional d’Aquitaine propose une conférence intitulée "Réalité virtuelle, réalité augmentée : la 3D dans tous ses états !", qui présentera de manière concrète l’utilisation de la réalité augmentée dans les secteurs de l’industrie, de la médecine et de la culture. Elle est organisée dans le cadre du tout nouveau festival "Cinémascience : lorsque la science rencontre la fiction", proposé par le CNRS. Cette conférence, ouverte à tous, se tiendra sur le Village du festival, en haut du cours du Chapeau-Rouge, à 14h30. Elle sera animée par Laurent-Pierre Gilliard d'AEC. Lire le programme de la conférence
- Du 27 au 29 octobre, à Bordeaux, un symposium de dimension internationale (Symposium on Virtual Reality Software and Technology) est organisé par le laboratoire Inria. Plus spécifiquement dédié aux professionnels, il abordera les dispositifs techniques d’interaction, d’environnements virtuels et de simulation.
Cette actualité illustre l’intérêt suscité par ce secteur et son dynamisme dans notre région (lire l’article d’AEC sur les entreprises bordelaises Immersion et Lumiscaphe).
D’abord développées pour la NASA, l’armée et autres services de sécurité dans le cadre d’entraînements par de la simulation, ces nouvelles technologies de l’image connaissent un fort développement partout dans le monde.
La réalité virtuelle a déjà envahie les salles d’opérations médicales, laboratoires scientifiques, cabinets d’architectes, bureaux de conception automobile, aéronautique, etc. Les progrès de l’imagerie 3D, dans laquelle on peut aujourd’hui s’immerger en temps réel (réalité virtuelle), ont révolutionné la création, les approches marketing et stratégies de recherche et développement des entreprises.
La réalité augmentée va encore plus loin. Toujours basée sur une immersion en temps réel dans une scène plus ou moins réaliste, elle vise à ajouter des éléments virtuels à une séquence d’images.
Les domaines d’applications se diversifient. Utilisées par le cinéma au début des années 90 (Jurassic Parc de Steven Spielberg), réalité virtuelle et réalité augmentée se démocratisent désormais auprès du grand public à travers le jeu vidéo (en 2007, The eye of Judgment est sorti sur Playstation 3), dans le tourisme (supports de médiations dans les musées par exemple) mais aussi bientôt dans le commerce.
Ces évolutions en annoncent d’autres. Voici, dans ce dossier, quelques actualités et tendances du secteur, en Aquitaine et au-delà.
Réalité virtuelle et réalité augmentée atteignent peu à peu le grand public.
En 2008, en France, une innovation majeure rend accessible la réalité augmentée au grand public : l’attraction "Les Animaux du Futur" du Futuroscope de Poitiers.
Une telle attraction est une première mondiale : jusqu'à 700 personnes par heure peuvent vivre un safari interactif dans le futur grâce à la technologie avancée de la réalité augmentée. Ils n'ont qu'à embarquer dans des wagons équipés d'un attirail technologique ultra moderne, pour découvrir les créatures étonnantes qui pourraient peupler notre planète dans 5 à 200 millions d’années. Présentations par Nicolas Mollet, le jeune chef des projets du Parc rencontré par AEC en septembre.
L'attraction Les animaux du futur a été réalisée en collaboration avec la société française Total Immersion. En mars 2007, cette entreprise leader sur ce marché au niveau mondial présentait dans une vidéo très pédagogique les principes de réalisation et les applications de la réalité augmentée.
Autre exemple d’innovations grand public : Dans le cadre de son axe de recherche sur la réalité augmentée, portant sur l’élaboration de nouveaux dispositifs fixes et mobiles (piétons, systèmes embarqués, etc.) le CITU développe un projet de télescope de réalité augmentée pour l’Arc de triomphe. En visant un monument, des informations s’afficheront en surimpression de l’image (nom, architecte, année de construction, etc.). Il sera également possible d’apercevoir les monuments à d’autres époques, ainsi que des édifices en projet.
Perspectives d’évolution : interaction et convergence
Les principales évolutions attendues en matière de réalité virtuelle et augmentée concerneront l’interaction entre l’homme, la machine permettant de s’immerger dans l’image et l’image elle-même. Elles mettent en jeu également les problématiques de convergence entre outils technologiques, écrans ou téléphones portables, à l’heure où le réseau internet devient "ubiquitaire".
Quelques exemples : - Présenté depuis peu sur la toile, en vidéo, par la Société Tonchidot, basée à Tokyo, le logiciel SekaiCamera montre l'utilisation de l'iPhone en mode caméra, avec surimpression dynamique de données sur l'environnement réel. Ces informations peuvent être par exemple les menus du restaurant que l'on visualise, les détails sur un produit présenté dans un rayon ou encore la liste des produits vendus par un magasin qui se trouve en face de soi. Le concept, pour le moment expérimental, est déclinable. On pense notamment au secteur du tourisme :
- Toujours sur téléphone, la réalité augmentée s’invite dans nos salons dans le cadre de jeux multijoueurs : Avec la plateforme CMAR Vision (Collaborative Mobile Augmented Reality), huit personnes ont la possibilité de collaborer afin de manipuler des objets dans une même scène. Les données s’échangent par Bluetooth et un des téléphones reliés agit en tant que serveur. Il est également possible de relier au réseau un ordinateur distant pour une vue d'ensemble en haute résolution. L’application propose d’utiliser les téléphones portables pour se déplacer autour des meubles virtuels dans un vrai plan d'appartement.
- The Invisible Train : Ce jeu collaboratif permet à des utilisateurs multiples de commander des trains virtuels sur une vraie voie ferrée miniature en bois. Ces trains virtuels sont visibles par les joueurs grâce à l'affichage sur leur PDA car ils n'existent pas dans le monde physique.
-D'autre exemple de réalité augmentée grand public, cette fois via la console de jeu vidéo :
- Grâce à une technologie de reconnaissance de formes par le biais d’une webcam, CamSpace transforme des objets basiques aux couleurs unies en manettes de jeu video (style Wiimote).
Pour aller encore plus loin dans le futur :
La réalité augmentée utilisée sur l’homme : l'oeil bionique.
Avec 700 000 logements raccordés, dont 100 000 à Stockholm et un réseau de plus de 3,5 millions de kilomètres, la Suède est le leader européen de la fibre optique à domicile (FTTH).
Ce constat a incité l’IDATE et AEC à mener une mission d'étude en Suède, du 17 au 19 octobre dernier, à Stockholm et Västeras, afin d’y analyser les progrès des politiques de déploiement du Très Haut Débit.
Associés pour proposer un programme annuel de deux missions dans des pays exemplaires pour le développement et l’application de politiques innovantes en matière de TIC (réseaux, services, …), AEC et l'IDATE ont encadré une délégation d’une vingtaine de représentants de collectivités locales : villes et agglomérations, Conseils généraux, Conseils régionaux, etc. et des administrations de tutelles.
Consulter le document de synthèse de cette mission d'étude. Au sommaire : - Données générales sur le développement du Très haut débit en Suède - Les points clés du modèle suédois de " L'Open Access Network " - Les principaux atouts du modèle de réseau ouvert développé en Suède - Le modèle économique - Les usages et les services
Chronique AEC-France 3 Aquitaine - Le GPS sort de la voiture
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
Le directeur de l'information d'AEC évoque ce mois-ci la technologie GPS, que beaucoup d'automobilistes utilisent, mais pas seulement... .
On connait maintenant bien le GPS qui a envahi les pare brises de nos véhicules. 8% des ménages aquitains ont un GPS dans leur voiture. Ce chiffre va exploser avec la baisse des prix de cet appareil.
Mais aujourd’hui, le GPS sort de la voiture pour intégrer de nouveaux objets de notre quotidien. Premier exemple, avec un GPS tout simple, sans écran. Il s'agit d'un mousqueton à accrocher à votre poche, votre sac, votre vélo. Lors de votre retour de promenade, vous le connectez à votre ordinateur et vous visualisez votre parcours sous Google map.
On trouve également des GPS intégrés dans des appareils photos. Les coordonnées GPS de l’endroit où vous avez pris votre photo sont stockées avec la photo. Vous pouvez ainsi localiser sur une carte l’endroit précis où la photo a été prise.
chronique AEC - France Bleu Gironde - Le Diagnostic de l'Aquitaine Numérique
Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.
Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le Diagnostic 2007 de l'Aquitaine Numérique qui vient de paraître.
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Lire le texte de la chronique
Bonjour. Aujourd’hui, comme promis, on se penche sur les résultats 2007 du Diagnostic de l’Aquitaine Numérique, qui ont été rendus publics ce lundi. Chaque année, Aquitaine Europe Communication réalise en effet un bilan statistique de l’Aquitaine vue par le prisme des technologies de l’information et de la communication. Les chiffres indiquent d’abord qu’en matière d’équipement, notre région est bel et bien entrée dans l’ère du numérique. Si l’on se focalise sur la Gironde, 94% des mairies sont connectées à internet, tout comme 93% des PME et 53% des ménages. Précisons d’ailleurs que 44% des ménages girondins sont connectés à haut débit. Il faut néanmoins nuancer ce constat encourageant. Les TPE girondines ne sont connectées qu’à 57% ; dans le double contexte de globalisation de l’économie et d’émergence d’un internet de plus en plus centré sur l’information locale, l’accompagnement des TPE vers internet est un axe fort de gain de compétitivité : seulement 17% disposent d’un site web, et 6% commercialisent leur offre via internet. Nous reviendrons la semaine prochaine sur cet enjeu plus général de l’appropriation des services avancés par les entreprises et les collectivités. En matière d’équipement, les courbes de projection rejoignent les déclarations faites par les Aquitains : un quart d’entre eux n’envisagent pas de se connecter d’ici 2010, et l’on peut penser qu’une part significative de ces réfractaires ne se connectera sans doute jamais. Il convient donc de ne pas oublier cette population, souvent âgée et rurale, à l’heure de la dématérialisation croissante des services, notamment administratifs. Il ne faudrait pas en effet que le succès de la déclaration de revenus en ligne et d’autres téléservices, après avoir entraîné la fin de la réduction d’impôts de 20 euros, finisse par pénaliser les non connectés, d’autant que des zones blanches demeurent, et que tous les services ne sont pas accessibles, ni au même prix, sur l’ensemble du territoire. Lors de la soirée de présentation des résultats du Diagnostic à Cap Sciences, la délégation TIC du Conseil régional a d’ailleurs présenté un outil cartographique qui sera prochainement ouvert au public. Cet outil permettra de connaître précisément la disponibilité des services télécoms en tout point du territoire : téléphonie, ADSL et ordre de grandeur du débit disponible, etc. Et cette disponibilité impacte de plus en plus la vie de nos concitoyens. Un chiffre seulement : en Gironde, 33% des ménages achètent par internet. Sur ce, je vous dis : à la semaine prochaine. Nous mettrons en regard ces taux d’équipement avec l’usage des services avancés qu’ils devraient permettre.
Chronique AEC - France Bleu Gironde - le machine-to-machine
Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.
Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le "machine-to-machine" à Gradignan. .
Lire le texte de la chronique
Bonjour. Aujourd’hui, on parle machine-to-machine à Gradignan. Le machine-to-machine, c’est la capacité qu’ont de plus en plus de machines – et d’objets en général – de produire de l’information et de l’échanger, en dehors de toute intervention humaine. Le développement du machine-to-machine s’appuie sur plusieurs évolutions : baisse du prix des composants, multiplication des capteurs, généralisation des interfaces informatiques, multiplication des réseaux de communication, généralisation de standards pour l’échange et la consultation de données via internet. Concrètement, ça donne quoi ? Eh bien, il existe de nombreuses applications pour la gestion de flottes de véhicules, notamment. Chaque véhicule communique en temps réel sa position à un serveur central, via les réseaux de téléphonie mobile, ce qui permet d’optimiser les temps de réaction lorsqu’il s’agit par exemple d’intervenir chez un client pour un dépannage. Les applications dédiées à la maintenance centralisée et de plus en plus automatisée d’un parc de machines installées un peu partout sont d’ailleurs un autre cas de figure classique. Les fabricants de copieurs numériques haut-de-gamme proposent ainsi de plus en plus de services avancés reposant sur le suivi en temps réel d’un certain nombre de paramètres : il est possible d’anticiper la commande de pièces de rechange en cas de panne, d’optimiser par un pré-diagnostic les déplacements des équipes de maintenance, de veiller au réassort automatique du client en toners, etc. Pour que tout ça fonctionne, il faut bien sûr que les machines puissent communiquer avec le serveur central qui traite les informations. Il faut donc qu’elles puissent se connecter à un réseau. Or ces réseaux sont multiples et hétérogènes, leurs performances et leur disponibilité sont variables. Les fabricants de machines sont donc confrontés à une difficulté : doivent-ils intégrer dans leurs produits le plus possible de technologies réseaux ? Cette compatibilité maximale augmente le prix de revient des matériels, donc complique leur commercialisation, et c’est un choix d’autant plus risqué que les technologies et les normes évoluent vite en la matière. L’autre terme de l’alternative consiste à proposer des modèles différents en fonction de la disponibilité des réseaux à l’endroit de leur commercialisation, ce qui complique d’autant la chaîne et le suivi de production. Télécom Design, basée à Gradignan, propose une solution ingénieuse : le fabricant installe dans ses machines un boîtier universel à la place des traditionnelles cartes électroniques dédiées. Un système de modems enfichables interchangeables permet d’adapter la machine au réseau effectivement disponible, qu’il s’agisse d’un réseau filaire, Wifi, ou encore de téléphonie mobile. C’est toujours un défi pour une PME d’imposer une solution technologique, mais le jeu en vaut la chandelle : selon le cabinet IDATE, le marché potentiel est de 500 millions de machines à équiper d’ici 2010. Allez, à la semaine prochaine : on parlera du Diagnostic de l’Aquitaine numérique, bilan annuel de la société de l’information en Aquitaine réalisé par Aquitaine Europe Communication, et dont les résultats 2007 seront rendus publics lundi prochain 1er octobre à 17h, à Cap Sciences.
Chronique AEC - France Bleu Gironde - Les réseaux sociaux
Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.
Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque les réseaux sociaux en ligne..
Lire le texte de la chronique
Bonjour. Aujourd’hui, on parle des réseaux sociaux en ligne. Un réseau social en ligne, kézaco ? Eh bien, de façon très générale, c’est un site où l’on s’inscrit pour être en contact avec les autres membres inscrits. En pratique, on commence par se créer un profil : on remplit une sorte de fiche d’identité, du genre de celles que les professeurs font remplir à leurs élèves en cette période de rentrée scolaire. Cette fiche comporte un certain nombre de renseignements personnels : lieu de résidence, centres d’intérêt, goûts musicaux, curriculum vitae – selon le site, la nature et la quantité des informations demandées varient, ainsi que les usages. Sur MySpace, qui compte aujourd’hui 180 millions d’utilisateurs de par le monde, ce sont d’abord des jeunes qui se retrouvent, et l’usage d’un pseudonyme est largement répandu. Sur Viadeo, qui réunit plutôt des adultes centrés sur leur réseau professionnel, on se présente sous sa véritable identité.
Viadeo est d’ailleurs un bon exemple du fonctionnement d’un site de réseautage social généraliste. Une fois inscrit, vous disposez d’un moteur de recherche interne, qui vous permet de savoir si telle ou telle personne est également inscrite. Si oui, vous accédez à une version expurgée de sa fiche, qui ne comporte que quelques informations de base. Pour entrer en contact avec cette personne, deux solutions : la première, vous payez pour être mis directement en relation, c’est alors le site lui-même qui s’en charge et qui vous permet de lui envoyer un message. La seconde solution repose sur la capacité du site à trouver un chemin entre vous et la personne qui vous intéresse : si parmi vos contacts figure quelqu’un qui connaît la personne qui vous intéresse, ou quelqu’un qui connaît quelqu’un qui la connaît, le site vous l’indique. Et alors, eh bien, à vous de faire jouer vos relations… Au final, chaque membre inscrit demeure libre d’accepter ou de refuser quelqu’un dans le cercle de ses relations directes, ce qui donne accès à une version enrichie de sa fiche personnelle, à la possibilité de lui laisser des messages directement sans passer par un tiers, etc. Chaque utilisateur dispose par ailleurs de divers outils pour suivre l’évolution de son propre réseau, un graphique lui permet notamment d’identifier d’un coup d’œil le nombre de ses contacts directs et indirects. Et chaque semaine il reçoit par mail une synthèse d’activité : qui a rejoint le cercle de tel ou tel de ses contacts, qui a consulté sa fiche, etc. Viadeo est bien implanté sur la France entière : depuis la naissance du site sont naturellement apparus divers regroupements, qu’on appelle des « hub ». Regroupement par centre d’intérêt, par branche professionnelle, par secteur géographique. C’est ainsi qu’il existe par exemple un « hub » bordelais, lui-même comportant diverses subdivision comme le hub « Bordeaux arts et spectacles ». Ce dernier est d’ailleurs assez actif, et organise chaque mois des soirées au cours desquels les membres du « hub » se retrouvent en vrai, autour d’un thème, d’une expo, d’un invité de marque… et d’un bon restaurant.
Le fonctionnement de détail diffère d’un site à un autre, tout comme les centres d’intérêts sur les sites sociaux spécialisés. Sur Babelio.com, par exemple, c’est l’amour des livres : chaque utilisateur construit sa propre bibliothèque virtuelle idéale, dépose des fiches de lecture et les partage avec le reste des membres inscrits, en discute avec eux, etc. Le premier essor des sites sociaux date déjà de 2003, mais l’année écoulée a vu la multiplication des sites spécialisés de ce genre. En France, le réseau Peuplade.fr est en train de généraliser à tout le territoire son concept de réseau social consacré à la vie de quartier, un concept repris par La Poste pour son tout nouveau site, encore en phase bêta, appelé toutpresdecheznous.fr : sur une carte Google Maps sont recensés les divers membres du site, mais aussi les idées de sortie et de soirées, etc. Allez donc y faire un tour, ou bien allez découvrir Facebook, le dernier réseau social à la mode, qui ne compte pour l’instant « que » 40 millions d’utilisateurs mais dont la croissance est ultra-rapide.
Alors, bon réseautage social, et à la semaine prochaine.
Chronique AEC - France Bleu Gironde - La télé perso de Free
Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.
Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque la Freebox TV Perso.
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Bonjour. Aujourd’hui, on revient sur le lancement cet été de FreeBox TV Perso. Les abonnés disposant de la dernière version de la Freebox, appelée Freebox HD, déjà diffusée à près d’un million d’exemplaires, peuvent désormais diffuser leur propre chaîne de télé, via l’ADSL.
Comment ça marche ? Côté matériel, on peut se contenter de brancher directement son caméscope sur l’une des prises vidéo de la Freebox HD. C’est par une connexion analogique que la vidéo est transférée vers la Freebox, qui se charge de la convertir au format numérique et de diffuser le résultat vers le réseau de l’opérateur. Il est donc possible de brancher un magnétoscope VHS, un lecteur DVD de salon, un disque dur multimédia, ou n’importe quel appareil disposant d’une sortie vidéo analogique. Ceux qui désirent bénéficier de fonctions évoluées peuvent choisir de faire leur montage sur PC avant de transférer leur chef d’œuvre via la sortie S-Video. Une fois les branchements idoines effectués, tout se pilote avec la télécommande de la Freebox, via l’interface qui s’affiche sur le téléviseur lorsqu’on sélectionne le canal 13. Après lui avoir donné un titre et l’avoir classée dans l’une des catégories préétablies – humour, information, jeux, etc. – il est possible de diffuser sa vidéo en direct ou en différé, de la laisser accessible à tous ou d’en réserver l’accès à quelques uns : dans ce dernier cas, on peut la protéger par mot de passe, ou bien dresser la liste des abonnés Free autorisés à la visionner. Chaque personne autorisée est identifiée par son numéro de téléphone Free en 09, ou par son pseudo TV Perso si elle en a créé un.
Vers qui diffuse-t-on, justement, quand on crée sa TV Perso ? Eh bien, vers tous les abonnés de Free éligibles au service de télévision par ADSL, appelé Freebox TV, soit un peu moins de deux millions de foyers. Contrairement à ce qui se passe pour diffuser, pas besoin de la dernière box pour recevoir les programmes. Par contre, pas d’accès à TV Perso depuis son ordinateur, on doit impérativement passer par son téléviseur connecté à la Freebox, via le canal 13. La même interface utilisée pour mettre en ligne des vidéos permet d’accéder aux « chaînes » créées par les freenautes. La navigation à la télécommande permet de choisir entre les chaînes « live », diffusées en direct, et les vidéos diffusées en différé, accessibles à la demande et à la carte comme sur n’importe quelle plateforme de type YouTube ou DailyMotion. Outre le classement par catégories, une zone de recherche en mode texte permet de trouver une vidéo en fonction de son titre, de sa description ou de son auteur.
Alors, révolutionnaire, le nouveau service de Free ? Assiste-ton à la démocratisation de la télé, sur le modèle des blogs pour l’expression en ligne ? Va-t-on voir la force de frappe des sites de partage de vidéo en ligne propulsée jusque sur la télé ? Pour l’instant, les contenus proposés dans le cadre du service Freebox TV Perso, certes vieux de seulement 2 mois, ne sauraient prétendre révolutionner l’écriture télévisuelle, et sans doute n’est-ce pas l’enjeu. Mais on sait déjà que TV Perso est un genre d’OVNI réglementaire. TV Perso c’est a priori bien de la télé, puisque c’est diffusé… sur la télé. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait donc avoir son mot à dire sur ce qui s’y passe. Or des contenus adultes se retrouvent sur le canal 13 y compris en dehors de la catégorie dédiée, protégée par le verrou parental de la Freebox, et ce à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
utre sujet de friction : le piratage. Il n’a fallu que quelques heures pour que Canal+ s’émeuve de la reprise sur le canal 13 de certains de ses programmes sportifs payants. Free, en l’occurrence, se retranche derrière son statut de simple prestataire technique. Chaque freenaute créateur d’une TV Perso, d’ailleurs parfaitement repérable par le biais de son identifiant Freebox, serait responsable des contenus qu’il diffuse. En clair, Free entend transposer sur la télé un distinguo mis en place en 2004 par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, destinée à réglementer les contenus mis en ligne sur internet. Cette loi crée deux statuts, celui d’éditeur responsable a priori des contenus qu’il diffuse, et celui d’hébergeur, qui ne peut voir sa responsabilité engagée que s’il ne met pas un terme à une infraction qui lui est signalée. La loi de 2004 est déjà bien malmenée par les avancées technologiques et les usages massifs qui en découlent ; l’avenir nous dira si la position de Free est tenable ou si elle contribuera à fragiliser tout l’édifice. A la semaine prochaine.
Chronique AEC - France Bleu Gironde - La musique sans limite
Eric Culnaërt décrypte l'actualité numérique sur France Bleu Gironde, chaque mercredi, à 7h20 et 9h10.
Aujourd'hui, le responsable de la veille à AEC évoque le téléchargement illimité de musique sur internet.
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Bonjour,
Aujourd’hui, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : faites chauffer les modems, télécharger de la musique gratuitement et en toute légalité, c’est possible. Il y a une quinzaine de jours, Neuf Cegetel a annoncé que son offre triple play (internet, téléphone et télévision) s’enrichissait d’un service de téléchargement de musique illimitée. Dans le cadre de leur forfait à 29 euros et quelques, les abonnés de Neuf peuvent piocher à volonté dans l’un des neuf genres musicaux du catalogue d’Universal Music, qui comporte en tout 150 000 titres. Du coup, ça n’a pas traîné, Orange a déclaré préparer une offre du même genre pour le premier semestre 2008. Bien évidemment, Orange indique soigner ses partenariats de manière à proposer un catalogue le plus étoffé possible. La bataille du toujours plus a donc commencé : plus de débit, plus de programmes télé, et maintenant plus de morceaux de musique. Neuf a en effet déjà précisé qu’au terme de son partenariat exclusif de six mois avec Universal, d’autres maisons de disques seraient invitées à proposer leur catalogue.
De son côté, Free s’est empressé de révéler qu’il soutenait Deezer, un site qui ne permet pas de télécharger de la musique, mais de l’écouter en ligne, gratuitement là aussi. Au passage, on parle de streaming pour désigner les technologies permettant de jouer un fichier audio ou vidéo hébergé en ligne sans le télécharger sur l’ordinateur au préalable. L’annonce de Free, en réalité, ne change rien pour l’internaute, qui peut déjà librement aller sur le site Deezer.com et y écouter les morceaux de son choix. Ce qui est plus intéressant, c’est que Deezer rouvre après une période de fermeture forcée : il vient en effet de trouver un arrangement avec la SACEM pour le partage de ses revenus publicitaires avec les auteurs-compositeurs. Un modèle qui se rapproche en fait de celui de la radio sur internet, ce qui est assez logique : Deezer, c’est un genre de webradio à la carte.
Et pour Neuf, me direz-vous ? On ne peut quand même pas parler de webradio : il y a bien téléchargement des fichiers sur l’ordinateur, on peut en faire ce qu’on veut ensuite, non ? Eh bien, pas tout à fait : c’est là qu’interviennent les fameuses DRM, ces verrous numériques. En l’occurrence, les fichiers pourront être téléchargés sur 3 ordinateurs différents, ainsi que sur plusieurs baladeurs et téléphones mobiles, mais à condition qu’ils soient compatibles avec la solution DRM de Microsoft. C’est le cas de n’importe quel PC équipé d’une version récente de Windows Media Player, mais pas celui de l’iPod, par exemple. Détail qui a son importance, si vous résiliez votre abonnement à Neuf, la licence associée expire et les DRM rendent les fichiers téléchargés inutilisables, quel que soit le support. Le téléchargement correspond donc ici finalement à une location ou à un prêt. C’est d’ailleurs en réalité le cas de toutes les solutions de vente de musique ou de vidéo en ligne incluant des DRM, comme l’a récemment prouvé Google en cessant son activité de vidéo à la demande : les films commercialisés via la plateforme sont du coup devenus illisibles. Google a mis en place un système de dédommagement, d’ailleurs assez contestable, mais a bel et bien cessé de faire vivre le système de DRM autorisant la lecture des films déjà vendus.
Ce n’est pas pour rien que certaines maisons de disques et plateformes de téléchargement légal commencent, en ce moment même, à tester la vente de fichiers musicaux sans DRM malgré leur crainte du piratage. Mais on n’est plus dans le téléchargement gratuit et légal, comme promis en début de chronique. Alors, fausse promesse ? Eh bien non. Sur un site comme dogmazic.net on peut télécharger gratuitement de la musique sans DRM, en toute légalité, puisqu’elle est proposée volontairement par les musiciens dans le cadre de licences dites libres, sur le modèle du logiciel libre ; on reviendra dans une prochaine chronique sur ce qu’est le logiciel libre. En attendant, et avant de vous saluer, une dernière info : dogmazic.net est un enfant du pays. Le site, qui propose aujourd’hui près de 1200 heures de musique dans tous les genres, est mis en ligne par l’association bordelaise Musique Libre.
Alors, bon téléchargement, et à la semaine prochaine.
Philippe Ulrich : "Le Mxp4 bouleverse la création musicale"
Le dernier album de Madonna, Confessions On A Dance Floor, illustre bien l'avenir commercial des remix de chansons. Autrefois, une session d'enregistrement de disque abandonnait toujours derrière elle quelques "tracks" (pistes audio) jetées à la poubelle. Désormais, influencés par le milieu des musiques électroniques, les artistes veulent exploiter ces enregistrements et il n'est plus rare qu'un disque propose plusieurs versions d'un même morceau : une pour chez soi, une autre pour les clubs ou les lounge, etc. Forts de ce constat, Philippe Ulrich (toujours en avance d'une tendance) et ses associés de Mxp4 Interactive Music ont imaginé un nouveau format de musique numérique interactive, le Mxp4 : il bouleverse les perspectives de création des musiciens en leur offrant la sécurité de leurs droits d'auteur. En vrai, comment ça marche? Eléments de réponse avec Philippe Ulrich, Landais de naissance (lire sa bio ci-dessous), co-fondateur et président de Mxp4 Interactive Music, qui a consacré quelques minutes de son temps à AEC à l'occasion d'une virée bordelaise.
Toujours une longueur d'avance. C'est le sentiment qu'inspire Philippe Ulrich, personnage fantasque et romanesque aux 1000 vies, entrepreneur toujours prompt à "faire un coup", quitte à y laisser son appartement. Dernière aventure en date, la société Mxp4 Interactive Music fondée en juin 2006 avec deux associés, Sylvain Huet et Gilles Babinet, a levé récemment 6,5 millions de dollars pour asseoir son développement technologique et soutenir son expansion commerciale.
Né en 1951 dans les Landes, Philippe Ulrich est un autodidacte touche-à-tout. Son parcours de créateur démarre dans les années 1970 au sein d'une communauté de musiciens d'où jaillit un premier album, rapidement censuré: Le roi du Gas-Oil. Au tournant des années 80, l'homme découvre la musique électronique et la programmation informatique. Il bidouille ses premiers jeux vidéos sur un ZX80 et créé une première société d'édition : Ere Informatique. Les jeux Macadam Bumper, Crafton and Xunk, Kult, notamment, sont produits à cette période. Avec Dune au début des années 90, Philippe Ulrich anticipe la sortie du CDRom et fait un tabac. Il créé plus tard la société Cryo Interactive qui se positionne comme leader dans les univers interactifs de loisirs. Internet n'en est qu'à ses prémices lorsque Canal+ lui confie le soin d'imaginer 2eMonde, application online pour les abonnés de la chaîne. Cryo fera faillite en 2002 suite à son entrée en bourse, pense son fondateur. L'aventure musicale d'Ulrich redémarre de plus belle : sous le label de musique Exxos, il organise le retour d'Henri Salvador en produisant Chambre avec vue, vendu à plus d'1,5 millions d'exemplaires.
"Je me suis aperçu que le marché de la musique s'effondrait, il fallait trouver de nouvelles idées", témoigne-t-il aujourd'hui. Il eut ainsi l'idée de lancer un nouveau format de musique numérique offrant à la fois une qualité d'écoute aux auditeurs et une sécurité des droits aux auteurs puisque la musique, écoutée sur Internet, ne peut être copiée. Le Mxp4, format interactif labelisé ("un clic et la musique change", explique Ulrich) est en phase de développement tout comme un casque captant les ondes cérébrales. "Nous pourrons modifier la musique par la pensée", lance Philippe Ulrich. Une perspective qui le fascine et l'amuse. Elle lui donne aussi envie de voir plus loin: "la musique et le son interactifs liés à des images, cela pourrait remplacer le Divx et le Mp3". Présentation de la merveille en septembre, lors du prochain Midem. A venir : www.flyingtruflles.com
« Internet est-il le nouveau Léviathan ? ». La question posée par un participant au terme de la matinée Tendances Numériques organisée par AEC, le 26 juin, au café du musée CAPC, illustre les inquiétudes que suscite le développement de cette infrastructure mondiale. Tendances Numériques, premier rendez-vous du genre à Bordeaux auquel a assisté une soixantaine de personnes, était consacré au décryptage des tendances émergentes en matière d’usages internet, de marchés et de technologies innovantes. Eric Culnaërt, responsable de la veille à AEC, a ainsi ciblé sept thèmes qui représenteront un enjeu en 2007-2008 et a mis en lumière les opportunités de ces nouvelles tendances pour les utilisateurs de la toile :
- Economie de l’intention : internet met l’immobilier sur la tête ; - Consommer : une compétence qui implique la maîtrise des outils TIC ; - Publicité en ligne : le gâteau grossit, les couteaux aussi - Santé sur internet : soigner la Sécurité sociale par l’automédication ? - Identité numérique : une part croissante de notre identité se joue en ligne - Les widgets : ils diffusent l’information et les services - Mobile, GPS, Bluetooth, RFID, NFC… Quand le numérique augmente le réel
Visionnez ci-dessous, les analyses, commentaires et témoignages des intervenants de la matinée Tendances Numériques
- L’économie de l’intention. Par Eric Culnaërt. Internet permet de défricher des concepts marketing nés il y a une dizaine d’années, comme l’économie de l’intention appliquée à l’immobilier.
- Sur internet, tout est à (re)vendre Par Eric Culnaërt. Le marché de l’occasion s’est déjà pour moitié déporté en ligne, mais d’autres phénomènes s’y produisent.
-Hervé Berthou. Demain tous cybermarchands ? Hervé Berthou, directeur de Systonic, l’une des grandes webagencies aquitaines, livre sa vision de l’évolution du marché des solutions et pratiques eCommerce.
-Transfert de technologies, tendances et perspectives. Par Hervé Dufau, responsable animation à Innovalis Aquitaine. Cette agence régionale de l’innovation intervient à plusieurs niveaux auprès des entreprises : accompagnement, financement de projets et transfert de technologies (acquisition de nouvelles techniques).