Guides touristiques pour téléphone portable, applications en mobilité, circuits touristiques avec GPS, push SMS : la valorisation des destinations touristiques passe aussi, désormais, par l'internet mobile.
Le taux d'équipement croissant des individus en iPhones et autres smartphones connectés au web, multimédias et géolocalisables, confirme déjà cette tendance dans le secteur du tourisme.
Comment intégrer ces nouveaux usages dans une stratégie professionnelle ? Au cours de cette journée, la MOPA et AEC s' intéresseront à différentes expériences, avec notamment la découverte de la route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternais par GPS.
Journée technique eTourisme : Webeditorial et visibilité web 2.0.
L’offre touristique d’une destination doit aujourd’hui être visible sur internet et pas simplement à travers le site web institutionnel. Le web 2.0, royaume de l’interaction, laisse ainsi des espaces pour rendre plus visible sa destination. Faut-il pour autant foncer tête baissée dans tous ces nouveaux outils ?
Comment investir les encyclopédies collaboratives, les plateformes d’échange de contenu, les guides touristiques en ligne ? Et quel contenu promouvoir dans ces différents espaces ?
Les très riches journées techniques du eTourisme co-organisées par la MOPA, Aquitaine Europe Communication et le CDT64, les 13 et 14 mai dernier, à Anglet, ont offert aux professionnels du tourisme quelques éléments de réponses.
Au menu, notamment, des interventions :
- Exemple de stratégie pour rendre une destination visible sur les encyclopédies en ligne. - Les avis des consommateurs : les sites d’avis sont-il incontournables ou à éviter ? - Retour d’expérience : Spirit of Pauillac, Fabrice Fatin, Maison du Tourisme et du Vin de Pauillac. - Retour d’expérience : Biscarrosse TV. - Intégrer le web 2.0 à une stratégie webmarketing cohérente.
Stratégie 2.0, bien plus qu’un effet de mode C’est un fait, le web 2.0 n’est pas un simple effet de mode, il dénote d’une nouvelle approche de travail dans la communication et dans la veille stratégique et environnementale des Offices de Tourisme (OT). En premier lieu, la définition d’un projet 2.0 en OT nécessite la maturation d’une stratégie marketing partagée, ciblée sur des publics de niche et/ou sur les destinations, en prenant en considération les moyens humains et financiers de la structure. Cette démarche conduit à repenser sérieusement le design du service touristique local.
La séduction des consom’acteurs pour crédibiliser son offre Avec le web 2.0, tous les canaux peuvent mener à vos contenus, à votre site, il s’agit donc de définir une ligne éditoriale adaptée à ces nouveaux canaux de communication. Etre présent sur les réseaux sociaux du web, c’est trouver de nouveaux moyens de séduire des niches de touristes, de leur raconter des histoires (storytelling) et ainsi de les inviter à s’exprimer, donner leur avis sur les destinations et les services. Pourquoi ? Parce que les internautes se fient de plus en plus en plus aux avis fournis par les touristes sur les plateformes 2.0, nouveau label de qualité et de crédibilité d’une destination touristique. L’avis des experts du voyage et du tourisme est fragilisé et doit se réinventer.
Ne pas se laisser doubler par les initiatives des internautes et des entreprises Afin de soigner "l’e-réputation" de son territoire, la montée en présence des OT sur les réseaux sociaux s’avère essentielle : les usages des internautes et des entreprises conduisent à une production exponentielle de contenus sur les territoires. Afin de mieux maîtriser l’image de ces derniers, il convient de ne pas se laisser doubler par les initiatives et les messages qui sont produits de manière "sauvage".
Les 4 fantastiques des réseaux sociaux : Vidéo, Carto, Photo, Encyclo De nombreux outils 2.0 existent et ont été présentés lors de cette journée. Il est difficile de se retrouver parmi la multitude d’applications mais les bonnes pratiques présentées permettent d’identifier des incontournables : Tripadvisor, Wikipédia, Facebook, FlickR, YouTube GoogleMaps. Et Twitter, nouveau chantre de la communication en temps réel dont le succès international se renforcera nettement en France en 2009. La profusion ne doit pas faire perdre de vue, la simplicité avec laquelle il est possible de partager des contenus d’une plateforme sociale à l’autre, bien souvent d’un seul clic.
Etre accompagnés dans le choix et la mise en œuvre des outils Si le web2.0 ne nécessite que peu de compétences informatiques, il apparaît judicieux de définir, par une carte heuristique, un guide des outils 2.0 adaptés aux besoins des OT identifiant leur popularité dans le secteur du tourisme, leurs fonctions, les types de publics utilisateurs, les indicateurs d’évaluation qu’ils permettent d’établir.
Expérimentation : la tendance du stagiaire 2.0 Les retours d’expérience de cette journée ont démontré l’opérationnalité des outils 2.0 mais ont également rappelé la dimension chronophage du web2.0 et le risque de dispersion. L’expérimentation passe donc de plus en plus par le recours à "un stagiaire 2.0" connaissant bien les outils et permettant ainsi d’envisager un déploiement d’une stratégie eTourisme à long terme."
- Eric Nunès, journaliste au Monde. - Claude Virlogeux, journaliste à l’Artesi Ile-de-France, chargé de mission "Web et usages". - Frédéric Lebas, chercheur au Centre d’études sur l’actuel et le quotidien, Paris V. Frédéric Lebas travaille actuellement sur une thèse intitulée « Corps senti corps vécu à l’ère du virtuel ». (photo : Eric Nunès)
Le débat était animé par Laurent-Pierre Gilliard (AEC).
Introduction au débatpar Olivier Moizan, étudiant à l'Ijba:
"Aujourd’hui nous nous intéressons aux changements apportés par le web en matière de séduction, d’amour, et de sexualité. Nous reviendrons notamment sur un des succès majeur du web, les sites de rencontre en ligne. Nous parlerons donc de Meetic, leader européen du secteur, avec plus de 500 000 inscrits.
Alors, pour vous fournir un exemple concret du phénomène Meetic, Laureline, Clémence et Julie sont allées à la rencontre d'un couple de Bordelais qui n'aurait sûrement jamais vu le jour sans l'aide de Meetic. Frédéric et Elise se sont rencontrés il y a quatre ans, sur Meetic. Elise venait d'ailleurs tout juste de s'y inscrire. Depuis leur rencontre ils ont eu un enfant ensemble, et ils se sont mariés, en août dernier. Voici leur témoignage. "
Entretien vidéo et montage réalisés par Clémence Pierre, Laureline Dupont et Julie Delvallée, étudiantes à l'IJBA (Vidéo : 4'36)
Dans un contexte de crise économique et malgré la généralisation et la démocratisation de l’accès à l’internet rapide, la problématique de la fracture numérique reste essentielle. Si celle-ci s’incarne principalement dans l’absence d’équipement de base au domicile, la question des usages, et plus particulièrement de ceux des outils offerts par Internet, est primordiale pour comprendre ce phénomène. Les non-internautes, qui représentent encore un tiers de la population aquitaine, soit plus d’un million d’individus, ne constituent cependant pas une population homogène. En effet, la présente étude, à partir d’une analyse poussée des données, permet d’identifier les principaux profils des non-internautes aquitains. Sept profils se dégagent avec, cette année, une explosion des situations d’abandons d’utilisation d’Internet, principalement dus à la détérioration de leur situation économique et financière.La mise en évidence de ces sept profils permet également de proposer un ensemble de pistes d’action propres à chaque type de non-internautes.
Débat Numérique : Amours et séductions. Jusqu'où internet s'immisce-t-il dans notre sexualité ?
"Amours et séductions. Jusqu'où internet s'immisce-t-il dans notre sexualité ? "
Débat Numérique mardi 5 mai 18h - 19h30 Institut de journalisme de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA) Plan
Le débat numérique est organisé par Aquitaine Europe Communication et l’IJBA en partenariat avec les journaux Le Mondeet Sud Ouest
Avec : - Eric Nunès, journaliste au journal Le Monde
- Claude Virlogeux, journaliste, chargé de mission web et usages à l'Artesi.
De plus en plus d’hommes et de femmes utilisent internet pour rencontrer l’âme sœur, pimenter leur vie sentimentale ou satisfaire un irrésistible besoin de séduction.
Que leur réservent les sites de rencontre en ligne, réseaux sociaux communautaires et autres mondes virtuels en trois dimensions ? Ciblée selon le profil de l’internaute, filtrée par des critères subjectifs, la rencontre amoureuse tient de moins en moins au hasard. Quel rôle joue internet dans ces nouveaux modes relationnels ? Que révèlent-ils de notre intimité et de notre identité ? Assiste-t-on à un éclatement des valeurs traditionnelles ? Qu’est-ce que la séduction aujourd’hui et jusqu’où la technologie s’immiscera-t-elle dans notre sexualité ?
Ouvert à un large public, le Débat Numérique est un lieu de réflexion, d’analyse et de communication autour des grands thèmes sociétaux liés aux nouvelles technologies numériques : usages, consommation, droit, éducation, innovation, etc.
Chronique AEC-France 3 : Les tables de resto interactives
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
Découvrez ce mois-ci les tables de restaurants interactives. A Londres, une enseigne en propose déjà à ses clients et ce nouveau service pourrait bientôt gagner Bordeaux, Biarritz et Toulouse. Gadget ou véritable innovation ? A vous de juger ! (vidéo 2'20)
Demain, le livre numérique : usages, économie, droit d'auteur. Quelles perspectives ?
Bruno Patino, directeur de France Culture, était l'invité d'AEC et de l'Arpel, mercredi 11 mars, à Bordeaux, pour exposer les conclusions du rapport sur "le livre numérique". Il a été remis en juin 2008 à la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel.
Au sein de l'Hôtel de Région, devant une assemblée composée de professionnels du livre, d'acteurs économiques et publics, Bruno Patino a évoqué les grands axes et préconisations de son rapport :
1. Promouvoir une offre légale attractive 2. Défendre la propriété intellectuelle 3. Mettre en place des dispositifs permettant aux détenteurs de droits d’avoir un rôle central dans la détermination des prix 4. Conduire une politique active auprès des institutions communautaires
"Nous avons tenté d'être fidèle à l'esprit de la loi Lang (sur le prix unique du livre, ndlr) tout en intégrant le développement des usages et les préoccupations des professionnels", a déclaré Bruno Patino en conclusion de son intervention.
Au cours de sa conférence, Bruno Patino a souligné la nécessité d'anticiper les impacts de l'arrivée du numérique dans le monde de l'édition, source de bouleversements inévitables au sein de la chaîne économique du livre. Concernant les usages, l'auteur du rapport rappelle que l'appropriation du livre numérique en tant qu'objet (lecteur électronique) passera, à l'instar d'autres supports comme le lecteur mp3, par la satisfaction dans "l'expérience utilisateur" : le concept américain de "cool factor".
Il insiste par ailleurs sur la nécessité d'éviter les positions dominantes et l'appropriation de la chaîne de valeur par une poignée d'acteurs (fournisseurs d'accès, opérateurs de télécommunication ou développeurs de technologies, par exemple) et prône pour une interopérabilité des métadonnées. Sur ce dernier point, le rapport préconise une action forte de la part des pouvoirs publics par "la constitution d'une base de métadonnées" la plus complète et accessible possible.
Avant d'entamer sa conférence, Bruno Patino a accordé un entretien à AEC. Il revient, en vidéo, sur les principaux enjeux liés à l'arrivée du livre numérique dans le secteur français de l'édition.
Vidéo 1.
La définition même du terme "livre numérique" fait débat dans le secteur de l'édition mais les usages de lecture grand public, eux, progresseront de manière inéluctable. (3'43)
L'arrivée dans la chaîne économique du livre de nouveaux acteurs comme les fournisseurs d'accès internet ou les opérateurs de télécommunication questionne le secteur de l'édition et les auteurs : quelle place pour chacun dans la chaîne de valeur ? Qui fixera le prix du livre numérique ? (5'33)
Le numérique redéfinit les rapports de force dans le secteur de l'édition. Les règles du droit d'auteur resteront-elles inchangées ? "Il doit être la clé de voûte du livre numérique", répond Bruno Patino. (1'17)
Vidéo 4 En septembre 2008, Hachette Livre, la Fnac et Sony s'associaient pour la commercialisation du nouveau du Reader eBook de l'équipementier. Cette alliance pose question : qui aura la capacité, demain, d'éditer et de vendre des livres numériques ? Comment les "petits éditeurs" pourront-ils tirer leur épingle du jeu ? "Les grands groupes et grands indépendants ont déjà tous leurs plateformes de distribution", souligne Bruno Patino. "Il est possible que l'univers numérique se structure autour de grands groupes. Pour éviter l'appropriation de la chaîne de valeur, il faut encourager la création d'une grande base de données précises et complètes : les métadonnées d'ouvrages numériques". (Vidéo 4'23)
Cette conférence bordelaise de Bruno Patino a fait l'objet d'un compte-rendu rédigé par Anne Michel et Caroline Drouault avec la participation d’Alexandre Piboyeux. (Association DECI / DECA - Master II Droit des créations intellectuelles - Master II Droit et administration des établissements culturels - Université Montesquieu BORDEAUX 4)
Tendances 2009 : retour sur le Forum Netxplorateur
Aquitaine Europe Communication était présente lors de la seconde édition du Forum Netexplorateur, les 5 et 6 février 2009, à Paris.
Retour sur les tendances mises en lumière à l’occasion de cet évènement par Antoine Chotard, responsable de la veille (AEC).
Dédié aux nouveaux usages du monde numérique, le Forum Netexplorateur a accueilli plus de 400 décideurs politiques, économiques et médiatiques dans les murs du Sénat. 10 projets innovants internationaux ont été distingués à cette occasion, une sélection issue du palmarès mondial des 100 initiatives numériques les plus prometteuses identifiées par l’observatoire Netexplorateur.
Nous vous proposons de mettre l’accent sur les bouleversements des usages révélés par ce « club des 100 ».
Cinq grandes tendances :
- Des usages numériques pour enrichir la vie réelle.
La convergence entre le web 2.0, l’internet mobile, la géolocalisation – au cœur de ce Netexplorateur - constitue le nouveau cocktail détonnant faisant émerger des nouveaux usages dans le monde. Pour Bertrand Cathelat, docteur en psychologie sociale au Centre de communication avancée, c'est sur la toile que l'on vient chercher des initiatives et des énergies créatrices. Le Web devient une base mutualiste de ressources et de contenus enrichissant la vie réelle. De cette tendance générale découle 4 modèles d’innovation. Les voici, exemples concrets à l’appui.
- Combiné à la géolocalisation, aux puces sans contact, le mobile devient la nouvelle boussole de notre vie quotidienne.lire
Shopsavvy(USA) propose un comparateur de prix nomade nouvelle génération. En scannant le code-barres d’un produit avec l’appareil photo de votre mobile, ce service vous indique gratuitement le meilleur prix sur le web ou dans les commerces à votre proximité grâce à la géolocalisation. Gazbuddy (USA), comparateur mobile des prix d’essence, repose sur le même principe d’accompagnant mobile mais agrémenté d’un soupçon de crowdsourcing, les observateurs de prix de l’essence étant des volontaires souscripteurs du service. Sekaï Camera (Japon) est une application pour Iphone qui permet d’obtenir visuellement des informations grâce aux tags RFID associés à son environnement immédiat. Les informations s’incrustent directement sur l’écran du smartphone comme une couche supplémentaire du web augmentant, annotant la réalité urbaine. A la manière d’un Google Latitude, Aka Aki (Allemagne) est un réseau communautaire gratuit qui permet de géolocaliser ses membres grâce à leur mobile. Où que l’on se trouve, dans la rue, un restaurant, un magasin, on peut savoir qui de votre réseau social se trouve à proximité pour le retrouver physiquement.
- La constitution d’un savoir partagé et partageable : une parole alternative à celle des élites et des experts. lire
Le concept d’un savoir universel mutualisé et partageable par tous fait son chemin et les développeurs ne s’y trompent pas. Ce mode de constitution de connaissances semble s’opposer à un schéma plus traditionnel de recours au savoir et aux contenus prodigués par les élites politiques, journalistiques et les marchands. Ushahidi (Kenya), plateforme à vocation humanitaire, a permis aux populations du Kenya d’alerter par téléphone portable et en temps réel des ONG, des groupes de pression et pouvoirs publics de l’évolution des émeutes qui ont frappées le pays. Une remontée d’information citoyenne géolocalisée qui constitue un bel exemple de crowdsourcing, reflet du vécu d’une «foule reporter » et méthode suscitant le doute qu’en à la maîtrise et le recoupement des sources.
Bien d’autres exemples de contournement de la parole experte : Google Flu trends (USA), observatoire du géant américain, permet de déceler des épidémies imminentes dix jours avant les autorités sanitaires au regard des requêtes des internautes sur le dit moteur de recherche. Myfestival (USA) veut briser les codes des jury élitistes et donner une chance aux réalisateurs peu connus, MyMajorCompany (France) propose aux internautes de devenir co-producteurs d’artistes. Enfin Glassdoor (USA), un site rend consultable salaires, bénéfices, moral, côte des salariés et des dirigeants au sein d’une communauté d’entreprises jouant le jeu de la transparence.
En droite ligne de l’exemple Ushahidi, l’observatoire de Netexplorateur signale l’émergence d’une forme d’activisme sur le web, un(des) nouveau(x) corps social(ux), renforcé par l’anonymat de l’internaute et l’expansion des réseaux collaboratifs. Des groupes parviennent à mobiliser des énergies, à cumuler des fonds, à faire pression par le web. A San Francisco, les habitants d’un "block" ont fait preuve d’influence sur des commerçants afin qu’ils diminuent leur empreinte écologique. En contre-partie, ils promettaient de faire leur course chez le commerçant le plus méritant (Carrot Mob). La démarche a fait des petits. Ces formes d’engagement - militant mais aussi incontrôlable – feront-elles naître des discussions avec les pouvoirs en place ? Difficile à dire. Beaucoup de projets au sein du palmarès sont dits « green », éco-responsables. Le projet domotique Edison Smart Connect (USA), adopté largement en Californie propose des compteurs électriques intelligents qui analysent en temps réel la consommation et les dépenses énergétiques du foyer, permettent ainsi de réduire les pertes d’énergie et de faire simplement des économies d’énergie.
- Le mythe du gratuit cache de nouveaux business. lire
Les pratiques diverses de téléchargements sur Internet (qu’ils soient légaux ou illégaux) portent en eux les germes du mythe de la gratuité et pénalisent indirectement la notion de propriété de biens intellectuels et culturels. Conscient de ce phénomène, certains tel Auditude(USA) tentent de monétiser le piratage des fichiers vidéo ou musicaux qui circulent sur Internet en leur associant une publicité dont les recettes seront partagées entre ayants-droits. Encore à l’état d’expérimentation avec MySpace et MTV networks, cette innovation technologique majeure préfigure d’un nouveau modèle économique permettant de détourner des pratiques illégales virtuelles en un business vertueux bien réel.
Chronique AEC-France 3 : Des objets interactifs, intelligents, communicants
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
En mars, il revient sur un phénomène souvent présenté comme une perspective d'avenir mais qui qui apparaît déjà comme une réalité de notre quotidien : celui de l'internet des objets.
Les objets du quotidien deviennent interactifs, intelligents, communicants.
Qu'est-ce que "la culture numérique" et le web 2.0 ?
Quelles sont les tendances numériques dans le domaine du livre et de la musique ?
Quelle utilisation les professionnels du livre, les documentalistes, discothécaires et médiathécaires peuvent-ils faire d’internet et de ses outils ?
Faut-il les intégrer aux pratiques professionnelles et pourquoi ?
Fin janvier, à l’invitation du CDDP de la Gironde, Antoine Chotard, responsable de la veille à AEC, est intervenu auprès d’un public de professeurs documentalistes sur le thème de la "culture numérique".
Mercredi 11 mars 2009 de 9h à 17h au CDDP de la Gironde.
Journée organisée par le CDDP 33 en partenariat avec le CRTICE, le CATICE et l'IUFM d'Aquitaine. Public : 1er degré et collèges, enseignants, formateurs, représentants des collectivités territoriale.
Rapport "Le livre numérique" : Bruno Patino en Aquitaine
Bruno Patino, directeur de France Culture et auteur d'un rapport relatif au Livre numérique sera présent à Bordeaux le 11 mars prochain, à l'occasion d'une après-midi de débat au Conseil régional.
A l'invitation de l'Arpel (Agence régionale pour l'écrit et le livre) et d'AEC, Bruno Patino présentera les conclusions de son rapport remis à la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, en juin 2008.
Il y étudie les formes possibles de diffusion légale des œuvres sur internet et met particulièrement en avant deux éléments essentiels : la propriété intellectuelle et la détermination des prix.
Présentation du rapport Le Livre Numérique 11 mars 2009 – 14h-17h - Conseil régional d’Aquitaine – Bordeaux.
Chronique AEC-France 3 : Photos et effets spéciaux sur internet
Chaque mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
A l'heure où la moitié des Aquitains possède un appareil photo numérique, Laurent-pierre a exploré, en janvier, le thème de la photo et des effets spéciaux sur internet. (vidéo : 2'09)
Le Débat Numérique - La Génération Internet dans le monde du travail : un bouleversement ?
Une centaine de personnes s'est réunie le 18 novembre dernier, à l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, pour découvrir l'impact de l'intégration de la génération internet dans le monde du travail.
Intervenants :
- Yves Heudes, journaliste au Monde. Spécialiste de la Silicon Valley. - Benjamin Chaminade, architecte Ressources humaines, spécialiste de la "génération Y"
Les Y sont les jeunes nés entre 1979 et 1995, ils représentent 13 millions de personnes en France, 70 millions aux Etats-Unis et 300 millions en Chine. L’univers des Y est celui d’Internet et de ses évolutions technologiques : plateformes d’information en ligne, réseaux sociaux et flux RSS. Cette génération a grandi et s’est formée dans un univers où l’accès aux nouvelles technologies est inné et intuitif. Elle succède à celle des X, à laquelle on associe chômage, sida et crise économique.
Les jeunes de la génération Y aborderaient le marché de l’emploi avec défiance et aisance. La culture web qui les berce leur confèrerait agilité -technique et humaine- face à l’environnement de l’entreprise. Motivés et parfois oppressés par le marché de l’emploi, ils seraient adaptables et mobiles. Les Y sont hautement qualifiés et riches d’expériences accumulées. Plus qu'un emploi enrichissant, ils recherchent une réelle expérience de vie. (Par Marion Wagner)
Ils observent la génération internet dans le monde du travail :
- François de Wazières, DRH International de l'Oréal. - Daniel Ollivier, directeur de Thera Conseil. - Luke Carbis, Bloggeur australien.
Vidéo (2'33) réalisée par Benoit Renaudin et Michel Veron.
1 - Selon Benjamin Chaminade qui a utilisé cette expression, les « Y » seraient « des branleurs » aux yeux des chefs d’entreprise français, qui se mettent en danger en exposant leur vie privée sur les plateformes comme Facebook. 2 - La génération internet participe à un « lissage » des cultures à travers le monde. 3 - On se dirige vers un monde dans lequel le savoir n’est plus le pouvoir. On partage tout, mais Google ne partage pas du tout. 4 - Avec la génération Y on entre dans l’ère de l’émotion. 5 - Elle change le rapport au temps. 6 - Il faut se servir des nouveaux outils de communication (réseaux sociaux, flux RSS, etc.) mais être parcimonieux sur les informations qu’on y fait circuler. (parClaire Burckel) La bibliographie Tout lire (ou presque) sur la génération internet grâce à la sélection de Béatrice Bochet (le 12 novembre 2008).
- Qu’est-ce que la génération Y ? Paucot Anne-Caroline, Comprendre la génération Internet, Maxima, France, mars 2007 Vauthier Jacques, La génération Internet, Eska Interactive, France, 2006
- Articles anglophones Rainie Lee, "Digital natives invade the workplace", Pew research Center Publications, 28 septembre 2008. Havenstein Heather, "Generation Y in the Workplace : Digital Natives Tech Needs Are Changing Companies Forever" , CIO, 17.09.2008 Bensen Connie, Comment cette génération va bousculer le monde du travail?, publié sur le blog conniebensen.com/blog le 14.11.2007
- Article hispanophone Matute Marta, "La revolucion laboral de la generacion Y", Cinco Dias, 21.05.2007.
- Essai Ron Alsop, The Trophy Kids Grow Up, Jossey-Bass, Etats-Unis, 2008
- Les employeurs et la génération Y
Article francophone Aubé Claire, Jean-Pierre Corniou : "L'ère de l'immatériel n'a pas encore commencé ", Les Echos, 21.11.2008
Article anglophone Marston Cam, "Retaining younger workers in the Workplace", Fast Company, juin 2006
Articles Hispanophones Coral Almudena, "La oportunidad de la generacion Y", El Pais, 13.07.2008.
Essai Ollivier Daniel, Tanguy Catherine, Génération Y : mode d'emploi, intégrez les jeunes dans l'entreprise !, De Boeck, Paris, 2008
- Le nouveau rapport au travail
Articles francophones Gorius Aurore, "La génération Internet a soif de mobilité", Le Point, 18.09.2008 Hopquin Benoît, "Cadres, La comédie du bonheur, Pour les jeunes, ‘‘la vraie vie est ailleurs’’ ", Le Monde, 18.09.08
Articles hispanophones "Para la generacion iPod el trabajo es lo que sucede el fin de semana", blog iProfesional.com, publié le 15 octobre 2008. Fernandez Tino, "Donde esta el paraiso laboral de la generacion Y?", El Mundo, 27.04.2008.
- Le recrutement
Articles francophones Amiot Maxime, "De nucléaire en ligne.com à sudouestjob.com, les sites d’emplois se spécialisent", Les Echos, 30.09.2008 Aubé Claire, "La course aux jeunes diplômés", Les Echos, 24.06.2008 Morissey Candice, "E-recrutement : avantages et limites de la présélection automatique", Les Echos, 16.10.2007 Montaigne Caroline, "Séduire et recruter grâce à Internet", Les Echos, 16.07.2007
Après le Débat : les réactions du public
- Thomas parisot, consultant dans la société web Clever Age.
- Chantal Chevalier, assistante d'ingénieurs chez Aréva.
(par Mélanie Vives et Aline Brillu)
Plus d'infos... Découvrez l'ensemble des travaux, recherches et publications d'AEC sur la génération internet en cliquant ici.
- Journée "Tendances numériques 2008-2009" (24 juin 2008) Intervention d’Alexandre Bertin (économiste-statisticien AEC) : "Génération Y : un petit groupe tranquille qui s’apprête à tout changer". (Lire en format .doc)
- Parution d’un article dans L’Aquitaine Numérique n°16 (juillet-août 2008 ; dossier de veille Tendances Numériques 2008-2009) : "La société au défi des Y". (Lire en pdf)
- Aquitaine Analytic n°4, l’Aquitaine mesure et analyse sa société de l’information (juin 2008) : Etude "La génération internet en Aquitaine : équipée, connectée, accessible", réalisée par Alexandre Bertin. (Lire en pdf)
- Dossier de veille de l’Aquitaine Numérique n°17 (Septembre-octobre 2008) "La génération Y La génération Y au travail : l’ inévitable mutation des organisations", par Suzanne Galy (rédactrice plurimédia AEC).
Le prochain Débat Numérique se déroulera le 3 février 2009, à 18 heures, à l'IJBA (Bordeaux). "Pourquoi apprendre quand Google le sait ? La mémoire court-circuitée par le net"
Le premier Carrefour des Possibles en Aquitaine a réuni à Cap Sciences (Bordeaux), le 15 décembre dernier, près de 120 participants autour de 10 porteurs de projets innovants.
Découvrez en vidéo, présentés par leurs créateurs, les dix projets sélectionnés pour ce Carrefour des Possibles.
Toutes les photos de la soirée ! (diaporama 2'35")
Ce premier Carrefour des possibles en Aquitaine était organisé par AEC et la Fondation internet nouvelle génération (Fing), avec le soutien des partenaires suivants :
Il se déroulera le lundi 15 décembre, à 18 heures, à Cap Sciences, Bordeaux (plan).
Le Carrefour des Possibles est un rendez-vous au service des innovateurs et des utilisateurs des technologies de l'information et de la communication. C'est un lieu de découverte d'usages nouveaux qui dynamise les prises de contacts et les échanges d'informations dans une ambiance tonique et informelle.
Vous êtes porteur d'un projet mobilisant les Technologies de l'information et de la Communication et souhaitez rejoindre le processus du Carrefour ? Si votre projet témoigne d'un usage en réseau innovant, que vous en soyez au concept ou en phase de lancement, nous vous invitons à déposer votre candidature avant le 8 novembre 2008. Formulaire de dépôt de projet.
Vous êtes curieux ou friand d'innovation ? Projetez-vous dans l'avenir de l'internet avec 10 usages innovants sélectionnés parmi de nombreux porteurs de projets numériques. Assistez au premier Carrefour des Possibles aquitain ! Inscriptions
Mission d'Etude Corée-Japon : haut débit et Internet mobile
Depuis plus de 4 années, AEC et l’IDATE s’associent pour découvrir les meilleures pratiques du numérique à l’international.
Grâce à l’appui d’opérateurs et d’acteurs du secteur des télécommunications – Altitude, LD Com, Sogetrel, Vinci Networks – dix neuf élus et décideurs représentant une douzaine de collectivités publiques, sont partis découvrir la mise en oeuvre des infrastructures et des usages du Très Haut débit (THD) et de la Mobilité, en Corée et au Japon, du 19 au 24 octobre dernier.
Très haut débit, Mobilité et concept de U-City ont été les spécificités les plus marquantes et originales de notre mission.
Très haut débit et mobilité, les beaux enfants d'une convergence sociétale et culturelle.
Je vous engage à prendre le temps de lire ce dossier. D’ailleurs le temps est une donnée essentielle, loin d’Aquitaine, en Corée du Sud et au Japon. On peut y être zen, penser face à des jardins exceptionnels et en moins de 15 minutes, montre en main, observer comment le Boeing 747, entre Séoul et Tokyo, absorbe des centaines de voyageurs qui s’installent, décontractés, pour un vol de 2 heures.
Depuis de nombreuses années nous organisons des missions pour « sentir » une société et essayer de comprendre comment l’organisation et les stratégies d’un pays ou d’une région les amènent, souvent, à précéder nos réalités françaises. Les participants y trouvent généralement intérêts et réponses. C’est pourquoi nous avons décidé de faire partager les idées qui émergent de ces déplacements professionnels à l’ensemble des partenaires d’AEC.
Pour sa quatrième mission avec l’IDATE, nous sommes allés interroger les acteurs de deux sociétés assez éloignées culturellement de l’Europe mais, au combien partie prenante de la mondialisation et en particulier pour le numérique.
Ils sont deux pays, certes différents, dont la « matrice » pèse sur les choix de tous les autres continents et ils ont fait le choix des systèmes numériques comme levier de leur développement. Les chiffres sur le très haut débit, dans le dossier, sont révélateurs, sans ambiguïté. Ils indiquent que nous devons, nous aussi, investir, bouger, bref, ne pas douter.
Il est ensuite intéressant d’observer les thèmes sur lesquels leurs civilisations s’appuient : la sécurité, l’information, l’innovation, la domotique, la recherche, l’éducation, la participation, la gestion des flux des énergies, l’accompagnement des populations vieillissantes.
Il semble qu’un triangle vertueux permet d’expliquer comment avancent ces deux sociétés. Il s’agit des convergences sociétales, culturelles et technologiques entre les gouvernements, les entreprises, les universités et les citoyens. Pas moins.
Je n’ignore ni l’état de notre pays de « bastides », ni les réalités à venir d’une crise mondiale, mais nous devrions faire l’effort d’écouter comment des millions d’individus mordent à pleine dent dans leur avenir.
La réalité virtuelle et la réalité augmentée tiennent le haut de l’affiche, ce mois-ci, en Aquitaine. Trois événements, à destination du grand public ou des professionnels du secteur, sont annoncés à Bordeaux au cours de la dernière quinzaine d’octobre.
- Le 24 octobre, à Bordeaux, le Conseil régional d’Aquitaine propose une conférence intitulée "Réalité virtuelle, réalité augmentée : la 3D dans tous ses états !", qui présentera de manière concrète l’utilisation de la réalité augmentée dans les secteurs de l’industrie, de la médecine et de la culture. Elle est organisée dans le cadre du tout nouveau festival "Cinémascience : lorsque la science rencontre la fiction", proposé par le CNRS. Cette conférence, ouverte à tous, se tiendra sur le Village du festival, en haut du cours du Chapeau-Rouge, à 14h30. Elle sera animée par Laurent-Pierre Gilliard d'AEC. Lire le programme de la conférence
- Du 27 au 29 octobre, à Bordeaux, un symposium de dimension internationale (Symposium on Virtual Reality Software and Technology) est organisé par le laboratoire Inria. Plus spécifiquement dédié aux professionnels, il abordera les dispositifs techniques d’interaction, d’environnements virtuels et de simulation.
Cette actualité illustre l’intérêt suscité par ce secteur et son dynamisme dans notre région (lire l’article d’AEC sur les entreprises bordelaises Immersion et Lumiscaphe).
D’abord développées pour la NASA, l’armée et autres services de sécurité dans le cadre d’entraînements par de la simulation, ces nouvelles technologies de l’image connaissent un fort développement partout dans le monde.
La réalité virtuelle a déjà envahie les salles d’opérations médicales, laboratoires scientifiques, cabinets d’architectes, bureaux de conception automobile, aéronautique, etc. Les progrès de l’imagerie 3D, dans laquelle on peut aujourd’hui s’immerger en temps réel (réalité virtuelle), ont révolutionné la création, les approches marketing et stratégies de recherche et développement des entreprises.
La réalité augmentée va encore plus loin. Toujours basée sur une immersion en temps réel dans une scène plus ou moins réaliste, elle vise à ajouter des éléments virtuels à une séquence d’images.
Les domaines d’applications se diversifient. Utilisées par le cinéma au début des années 90 (Jurassic Parc de Steven Spielberg), réalité virtuelle et réalité augmentée se démocratisent désormais auprès du grand public à travers le jeu vidéo (en 2007, The eye of Judgment est sorti sur Playstation 3), dans le tourisme (supports de médiations dans les musées par exemple) mais aussi bientôt dans le commerce.
Ces évolutions en annoncent d’autres. Voici, dans ce dossier, quelques actualités et tendances du secteur, en Aquitaine et au-delà.
Réalité virtuelle et réalité augmentée atteignent peu à peu le grand public.
En 2008, en France, une innovation majeure rend accessible la réalité augmentée au grand public : l’attraction "Les Animaux du Futur" du Futuroscope de Poitiers.
Une telle attraction est une première mondiale : jusqu'à 700 personnes par heure peuvent vivre un safari interactif dans le futur grâce à la technologie avancée de la réalité augmentée. Ils n'ont qu'à embarquer dans des wagons équipés d'un attirail technologique ultra moderne, pour découvrir les créatures étonnantes qui pourraient peupler notre planète dans 5 à 200 millions d’années. Présentations par Nicolas Mollet, le jeune chef des projets du Parc rencontré par AEC en septembre.
L'attraction Les animaux du futur a été réalisée en collaboration avec la société française Total Immersion. En mars 2007, cette entreprise leader sur ce marché au niveau mondial présentait dans une vidéo très pédagogique les principes de réalisation et les applications de la réalité augmentée.
Autre exemple d’innovations grand public : Dans le cadre de son axe de recherche sur la réalité augmentée, portant sur l’élaboration de nouveaux dispositifs fixes et mobiles (piétons, systèmes embarqués, etc.) le CITU développe un projet de télescope de réalité augmentée pour l’Arc de triomphe. En visant un monument, des informations s’afficheront en surimpression de l’image (nom, architecte, année de construction, etc.). Il sera également possible d’apercevoir les monuments à d’autres époques, ainsi que des édifices en projet.
Perspectives d’évolution : interaction et convergence
Les principales évolutions attendues en matière de réalité virtuelle et augmentée concerneront l’interaction entre l’homme, la machine permettant de s’immerger dans l’image et l’image elle-même. Elles mettent en jeu également les problématiques de convergence entre outils technologiques, écrans ou téléphones portables, à l’heure où le réseau internet devient "ubiquitaire".
Quelques exemples : - Présenté depuis peu sur la toile, en vidéo, par la Société Tonchidot, basée à Tokyo, le logiciel SekaiCamera montre l'utilisation de l'iPhone en mode caméra, avec surimpression dynamique de données sur l'environnement réel. Ces informations peuvent être par exemple les menus du restaurant que l'on visualise, les détails sur un produit présenté dans un rayon ou encore la liste des produits vendus par un magasin qui se trouve en face de soi. Le concept, pour le moment expérimental, est déclinable. On pense notamment au secteur du tourisme :
- Toujours sur téléphone, la réalité augmentée s’invite dans nos salons dans le cadre de jeux multijoueurs : Avec la plateforme CMAR Vision (Collaborative Mobile Augmented Reality), huit personnes ont la possibilité de collaborer afin de manipuler des objets dans une même scène. Les données s’échangent par Bluetooth et un des téléphones reliés agit en tant que serveur. Il est également possible de relier au réseau un ordinateur distant pour une vue d'ensemble en haute résolution. L’application propose d’utiliser les téléphones portables pour se déplacer autour des meubles virtuels dans un vrai plan d'appartement.
- The Invisible Train : Ce jeu collaboratif permet à des utilisateurs multiples de commander des trains virtuels sur une vraie voie ferrée miniature en bois. Ces trains virtuels sont visibles par les joueurs grâce à l'affichage sur leur PDA car ils n'existent pas dans le monde physique.
-D'autre exemple de réalité augmentée grand public, cette fois via la console de jeu vidéo :
- Grâce à une technologie de reconnaissance de formes par le biais d’une webcam, CamSpace transforme des objets basiques aux couleurs unies en manettes de jeu video (style Wiimote).
Pour aller encore plus loin dans le futur :
La réalité augmentée utilisée sur l’homme : l'oeil bionique.
Chronique AEC-France 3 Aquitaine : les courses en ligne
Chaque premier mardi du mois, Laurent-Pierre Gilliard intervient au "Midi pile" de France 3 Aquitaine pour évoquer les thèmes de la société de l'information en Aquitaine.
Ce mois-ci, il nous emmène faire un tour au marché... sur internet.
Sur la Toile, on assiste également à un face à face entre grande distribution et petits producteurs. Laurent-Pierre a testé 5 commerçants en lignes parmi les 6 enseignes disponibles en Aquitaine.
Tous ne sont pas présents sur l'ensemble du territoire. En général, c'est surtout dans les grandes villes que le service est disponible. Sur les 5, deux sont en fait des hypermarchés nationaux, 3 des petites structures locales (à Agen, Marmande et Bordeaux) faisant le lien entre consommateurs et petits producteurs.
Côté prix, le panier type de notre testeur, composé de 12 produits, donne les résultats suivants :
Conclusions : - Les différences de prix sont énormes entre marchands en ligne (de 45€ le panier à 69€). - Le moins cher est une petite structure, le plus cher une grande. - On trouve en ligne des prix moins cher que dans les vrais magasins ou les marchés.
Deuxième conclusion : Que ce soit dans les rayons ou sur internet, un consommateur averti doit toujours COM-PA-RER !