T’vas voir ta gueule à la récré !
Sans surprise, l’introduction des « nouvelles technologies » à l’école ne suffit pas à y résoudre les problèmes de violence, mais contribue à leur donner de nouvelles formes.
Au pays d’Orange Mécanique, on s’émeut ces temps-ci d’un phénomène qui semble gagner en ampleur parmi les adolescents britanniques. Appelée « happy slapping » (littéralement : joyeux passage à tabac), la pratique consiste à choisir une victime (parmi ses camarades de classe, ou au hasard dans la rue), à la rouer de coups tout en filmant la scène avec son caméraphone, puis à faire circuler le fichier, qui finit souvent par se retrouver en ligne, ou sur le réseau de l’école, ce qui redouble le traumatisme des victimes... et conduit parfois les auteurs à se faire prendre. Une étude menée par l’Université de Calgary dans deux écoles secondaires d’une grande ville de l’Ouest canadien enthousiastes face aux technologies révèle que 54% des étudiants ont déjà été victimes de cyberharcèlement (menaces et agressions verbales par mail, sur les forums de discussion, lors d’un chat, etc.) – six jeunes sur dix ont été victimes de cyberharcèlement entre 1 et 3 fois, et 23% à plus de dix reprises. 41% des victimes ignorent l’identité de leur tourmenteur.
Au pays d’Orange Mécanique, on s’émeut ces temps-ci d’un phénomène qui semble gagner en ampleur parmi les adolescents britanniques. Appelée « happy slapping » (littéralement : joyeux passage à tabac), la pratique consiste à choisir une victime (parmi ses camarades de classe, ou au hasard dans la rue), à la rouer de coups tout en filmant la scène avec son caméraphone, puis à faire circuler le fichier, qui finit souvent par se retrouver en ligne, ou sur le réseau de l’école, ce qui redouble le traumatisme des victimes... et conduit parfois les auteurs à se faire prendre. Une étude menée par l’Université de Calgary dans deux écoles secondaires d’une grande ville de l’Ouest canadien enthousiastes face aux technologies révèle que 54% des étudiants ont déjà été victimes de cyberharcèlement (menaces et agressions verbales par mail, sur les forums de discussion, lors d’un chat, etc.) – six jeunes sur dix ont été victimes de cyberharcèlement entre 1 et 3 fois, et 23% à plus de dix reprises. 41% des victimes ignorent l’identité de leur tourmenteur.


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