Sans fil ombilical
Le mobile introduit entre parents et enfants une nouvelle proximité distante dont on mesure encore mal les conséquences sur le développement psychique des adolescents.
Aux Etats-Unis, près de la moitié des enfants de 7 ans et plus disposent de leur propre téléphone mobile; plus de la moitié entre 11 et 17 ans selon le Yankee Group. Un chiffre qui pourrait bien ne pas reposer sur la seule appétence des enfants et adolescents à échanger entre eux, mais tout autant sur le besoin des adultes à recréer par téléphone un lien de parentalité. Steven Mintz, professeur d’histoire à l’Université de Houston, vient de publier un livre où il se penche sur cette génération de «parents-hélicoptères» en vol stationnaire au-dessus de leurs enfants, et qui les couvent à distance d’autant plus... qu’ils sont absents. Dans cette relation, le mobile devient selon le magazine Psychology Today une sorte d’«éternel cordon ombilical», avec des appels réciproques à raison de trois fois par jour en moyenne pour 20% des enfants les plus souvent cités au tableau d’honneur de l’école. Cet «hyper-investissement lointain» des parents est d’ailleurs à ce point passé dans les mœurs que trois écoles, près d’Atlanta, ont intégré dans le système électronique de gestion de la cantine un service d’alerte via Internet permettant aux parents de suivre à distance les choix alimentaires de leur progéniture. On s’étonnera ensuite que sur une classe de 220 étudiants, trois seulement soient capables de se passer de leur portable trois jours de rang...
Aux Etats-Unis, près de la moitié des enfants de 7 ans et plus disposent de leur propre téléphone mobile; plus de la moitié entre 11 et 17 ans selon le Yankee Group. Un chiffre qui pourrait bien ne pas reposer sur la seule appétence des enfants et adolescents à échanger entre eux, mais tout autant sur le besoin des adultes à recréer par téléphone un lien de parentalité. Steven Mintz, professeur d’histoire à l’Université de Houston, vient de publier un livre où il se penche sur cette génération de «parents-hélicoptères» en vol stationnaire au-dessus de leurs enfants, et qui les couvent à distance d’autant plus... qu’ils sont absents. Dans cette relation, le mobile devient selon le magazine Psychology Today une sorte d’«éternel cordon ombilical», avec des appels réciproques à raison de trois fois par jour en moyenne pour 20% des enfants les plus souvent cités au tableau d’honneur de l’école. Cet «hyper-investissement lointain» des parents est d’ailleurs à ce point passé dans les mœurs que trois écoles, près d’Atlanta, ont intégré dans le système électronique de gestion de la cantine un service d’alerte via Internet permettant aux parents de suivre à distance les choix alimentaires de leur progéniture. On s’étonnera ensuite que sur une classe de 220 étudiants, trois seulement soient capables de se passer de leur portable trois jours de rang...
Lire autour: "New grads face a world of difference", Charlotte.com.


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