Privés de copie privée
Des fabricants de matériels numériques de plus en plus nombreux intègrent dans leur produits des dispositifs techniques de gestion des droits.
Le moment approche, de l’adoption du projet de loi relatif aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, prévue en décembre, et certains, dont la SPEDIPAM chargée de gérer les droits des auteurs, s’inquiètent de la part belle faite aux dispositifs techniques de DRM (digital rights management, ou « gestion des droits numériques ») et de l’atteinte possible à l’exception de copie privée. Aux Etats-Unis, où les six principales majors que sont Walt Disney, Sony, Paramount, Warner Bros, Universal et 20th Century Fox viennent de s’unir à hauteur de 30 millions de dollars sur deux ans pour créer MovieLabs, dont le seul objet est de développer des dispositifs anticopie, les exemples se multiplient, de matériels dont les fonctions sont limitées par des dispositifs de DRM de plus en plus contraignants. Le plus marquant en est sans doute Tivo, cet enregistreur numérique sur disque dur qui a succédé au magnétoscope dans bon nombre de foyers : désormais, certains programmes ne pourront plus être conservés (sinon pour une durée limitée), ni transférés sur un autre support – ce qui contredit une décision de la Cour suprême (affaire Betamax, 1984) confirmant le droit de copie privée mais correspond à nombre de mouvements similaires de l’industrie soucieuse de ne pas contrarier les majors. Dernière annonce en date, et non des moindres : le prochain système d’exploitation de Microsoft, Windows Vista, ne permettra aucun accès direct aux flux vidéo haute résolution, lesquels seront par ailleurs cryptés jusqu’au périphérique d’affichage. Les développeurs d’applications n’auront donc eux-mêmes accès au contenu vidéo, pour affichage ou traitement, que via le système de DRM intégré. Une barrière qui ne devrait pas arrêter DVD Jon, le fameux hacker norvégien qui, après la protection DVD, vient de craquer celle du Media Player de... Microsoft.
Le moment approche, de l’adoption du projet de loi relatif aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, prévue en décembre, et certains, dont la SPEDIPAM chargée de gérer les droits des auteurs, s’inquiètent de la part belle faite aux dispositifs techniques de DRM (digital rights management, ou « gestion des droits numériques ») et de l’atteinte possible à l’exception de copie privée. Aux Etats-Unis, où les six principales majors que sont Walt Disney, Sony, Paramount, Warner Bros, Universal et 20th Century Fox viennent de s’unir à hauteur de 30 millions de dollars sur deux ans pour créer MovieLabs, dont le seul objet est de développer des dispositifs anticopie, les exemples se multiplient, de matériels dont les fonctions sont limitées par des dispositifs de DRM de plus en plus contraignants. Le plus marquant en est sans doute Tivo, cet enregistreur numérique sur disque dur qui a succédé au magnétoscope dans bon nombre de foyers : désormais, certains programmes ne pourront plus être conservés (sinon pour une durée limitée), ni transférés sur un autre support – ce qui contredit une décision de la Cour suprême (affaire Betamax, 1984) confirmant le droit de copie privée mais correspond à nombre de mouvements similaires de l’industrie soucieuse de ne pas contrarier les majors. Dernière annonce en date, et non des moindres : le prochain système d’exploitation de Microsoft, Windows Vista, ne permettra aucun accès direct aux flux vidéo haute résolution, lesquels seront par ailleurs cryptés jusqu’au périphérique d’affichage. Les développeurs d’applications n’auront donc eux-mêmes accès au contenu vidéo, pour affichage ou traitement, que via le système de DRM intégré. Une barrière qui ne devrait pas arrêter DVD Jon, le fameux hacker norvégien qui, après la protection DVD, vient de craquer celle du Media Player de... Microsoft.


0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Retour en page d'accueil