29 septembre 2005

Réseaux et tuyaux

Les infrastructures vitales des pays reposent de plus en plus sur des systèmes informatiques interconnectés.
La toute nouvelle législation américaine sur l’énergie mentionne l’obligation pour les compagnies de mettre en place des systèmes de prévention des attaques informatiques. C’est qu’à une époque où les réseaux électriques, mais aussi de distribution d’eau ou encore les usines chimiques – la quasi-totalité des infrastructures dites «critiques», en fait – sont de plus en plus contrôlés via des systèmes informatiques connectés, les virus, vers et autres hackers représentent un danger bien réel de perturbation des flux vitaux d’un pays, voire de biais pour une attaque terroriste. Or les attaques informatiques de toutes sortes sont légion, quotidiennement, et les entreprises répugnent à communiquer à ce propos, ce qui inquiète le FBI et complique la tâche des organismes de veille en cybersécurité chargés de recenser les menaces et les vulnérabilités pour leur trouver une parade et proposer des mises à jour. C’est le rôle aux Etats-Unis d’InfraGard, programme regroupant 11 000 acteurs privés et publics sous l’égide du FBI. Le département Homeland Security chargé de la sécurité intérieure après le 11 septembre a également mis en place une base de données pour centraliser les risques informatiques. En Allemagne, on vient de créer à cet effet le Centre de réaction aux crises des technologies de l’informations. Et en France ?