Tapis rouge pour le jeu en ligne
Les sites de paris via Internet bousculent les règles du jeu fiscales établies par les Etats. Dernier exemple français en date, ZEturf : jusque là site de référence en matière d’informations hippiques, il vient d’être racheté par des investisseurs européens, lesquels l’ont relocalisé à Malte où une licence de jeu lui a été accordée. Il propose donc désormais des paris en ligne sur les courses européennes, et françaises en particulier, ce que le PMU, détenteur d’un monopole d’Etat depuis 1930, voit d’un très mauvais œil. Mais voilà : une éventuelle action en justice pourrait bien échouer sur l’écueil du droit européen garantissant la liberté de prestation de services, déjà invoqué avec succès par un bookmaker italien en novembre 2003. Les casinos en ligne soulèvent le même type de conflits de souveraineté, mais s’ils font l’actualité en ce moment, c’est parce qu’ils sont la cible d’une nouvelle génération de logiciels robots, capables de se substituer à des joueurs humains autour des tables de poker virtuelles et de rafler la mise. On estime que le marché devrait monter en 2005 jusqu’à près de 3 milliards de dollars, avec des tournois réunissant en ligne dans les 2 millions de joueurs chaque année. Mais qui voudrait continuer à miser contre WinHoldEm, premier robot logiciel commercial de ce type ? Il capitalise l’expérience des meilleurs joueurs sur des décennies et, une fois installé autour de la table de jeu, on ne peut le différencier d’un humain. Décidément, ça n’est plus du jeu.


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