Bonnes affaires à revendre
Il y a un mois ou deux, eBay lançait une campagne de communication online sur le thème : les fêtes de fin d’année approchent, profitez de l’occasion pour miser à la hausse sur quelques produits phares, en les achetant dès maintenant pour les revendre avec profit lorsqu’à la veille de Noël les stocks seront épuisés.
Cela n’a pas manqué : le lancement mondial de la Xbox 360 a créé des attentes excédant les capacités de Microsoft à produire et à distribuer sa dernière console de jeux, frustrant nombre de consommateurs et suscitant même des controverses autour des exemplaires distribués gratuitement à quelques stars pour en assurer la promotion alors que le quidam ne trouvait à s’en procurer nulle part. Nulle part, sauf sur eBay, où 40 000 unités ont été revendues, un chiffre proprement ahurissant : sans doute quelques détaillants peu scrupuleux ont-ils arrondi leurs marges en détournant une partie de leur stock, mais surtout une part massive des consommateurs ont-ils pris l’habitude d’acheter des gadgets high tech, voire toutes sortes de biens, pour les revendre ensuite au bout de quelques semaines ou de quelques mois, en passant par un site d’enchères, de vente entre particuliers ou de petites annonces. C’est ce que confirme l’étude Selling Items Online publiée en novembre dernier par le Pew Internet & American Life Project : en 2005, 17% des internautes américains ont vendu un bien par internet. Le succès en France de sites comme 2xmoinscher.com, qui vient de refondre sa page d’accueil, illustre la même tendance.
Une tendance qui pourrait à terme faire de chaque consommateur un commerçant en puissance, avec tout ce que ça implique en termes d’économie parallèle et de phénomènes spéculatifs difficilement contrôlables : au plus fort des craintes liées à la grippe aviaire, le Tamiflu se revendait sur eBay à 146 euros les 10 comprimés (eBay a décidé de retirer le produit de ses listes pour ne pas enfreindre les législations européennes encadrant la vente de médicaments).
Cela n’a pas manqué : le lancement mondial de la Xbox 360 a créé des attentes excédant les capacités de Microsoft à produire et à distribuer sa dernière console de jeux, frustrant nombre de consommateurs et suscitant même des controverses autour des exemplaires distribués gratuitement à quelques stars pour en assurer la promotion alors que le quidam ne trouvait à s’en procurer nulle part. Nulle part, sauf sur eBay, où 40 000 unités ont été revendues, un chiffre proprement ahurissant : sans doute quelques détaillants peu scrupuleux ont-ils arrondi leurs marges en détournant une partie de leur stock, mais surtout une part massive des consommateurs ont-ils pris l’habitude d’acheter des gadgets high tech, voire toutes sortes de biens, pour les revendre ensuite au bout de quelques semaines ou de quelques mois, en passant par un site d’enchères, de vente entre particuliers ou de petites annonces. C’est ce que confirme l’étude Selling Items Online publiée en novembre dernier par le Pew Internet & American Life Project : en 2005, 17% des internautes américains ont vendu un bien par internet. Le succès en France de sites comme 2xmoinscher.com, qui vient de refondre sa page d’accueil, illustre la même tendance.
Une tendance qui pourrait à terme faire de chaque consommateur un commerçant en puissance, avec tout ce que ça implique en termes d’économie parallèle et de phénomènes spéculatifs difficilement contrôlables : au plus fort des craintes liées à la grippe aviaire, le Tamiflu se revendait sur eBay à 146 euros les 10 comprimés (eBay a décidé de retirer le produit de ses listes pour ne pas enfreindre les législations européennes encadrant la vente de médicaments).


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