Le papier mashé a bonne mine
La presse expérimente en ligne de nouvelles modalités d’ouverture à ses lecteurs.
La presse n’en finit pas de tordre et de détordre ses modèles les mieux établis malmenés par l’internet. Ainsi la frontière entre les contenus éditoriaux et le courrier des lecteurs s’amenuise-t-elle sur les versions online d’un nombre croissant de grands titres: des institutions comme le Daily Mail et Business Week viennent d’ouvrir leurs articles aux commentaires des lecteurs internautes; Le Monde fait de même en France, encore que cette possibilité soit réservée aux abonnés du journal. Dans le même ordre d’idée d’ouverture, Newsweek ou le Washington Post utilisent le moteur de recherche Technorati pour lier aux articles les réactions qu’ils ont suscitées dans la blogosphère.
Le Washington Post va même plus loin, en surfant sur la vogue actuelle des «mashup», ces sites qui reprennent les contenus d’autres sites en les réarrangeant ou en leur greffant d’autres données (on pense en particulier à tous les bricolages cartographiques fondés sur Google Earth). C’est ainsi que vient d’être lancé le Post Remix: les programmeurs peuvent récupérer les flux d’information diffusés et s’en servir pour fabriquer leur propre version, en sélectionnant les thèmes, les modes de présentation et de représentation, etc. La BBC offre la même opportunité via Backstage («use our stuff to build your stuff»). Ce n’est pas sans soulever des questions, notamment de modèle économique, mais voici le lecteur placé en position d’éditeur en chef.
La presse n’en finit pas de tordre et de détordre ses modèles les mieux établis malmenés par l’internet. Ainsi la frontière entre les contenus éditoriaux et le courrier des lecteurs s’amenuise-t-elle sur les versions online d’un nombre croissant de grands titres: des institutions comme le Daily Mail et Business Week viennent d’ouvrir leurs articles aux commentaires des lecteurs internautes; Le Monde fait de même en France, encore que cette possibilité soit réservée aux abonnés du journal. Dans le même ordre d’idée d’ouverture, Newsweek ou le Washington Post utilisent le moteur de recherche Technorati pour lier aux articles les réactions qu’ils ont suscitées dans la blogosphère.
Le Washington Post va même plus loin, en surfant sur la vogue actuelle des «mashup», ces sites qui reprennent les contenus d’autres sites en les réarrangeant ou en leur greffant d’autres données (on pense en particulier à tous les bricolages cartographiques fondés sur Google Earth). C’est ainsi que vient d’être lancé le Post Remix: les programmeurs peuvent récupérer les flux d’information diffusés et s’en servir pour fabriquer leur propre version, en sélectionnant les thèmes, les modes de présentation et de représentation, etc. La BBC offre la même opportunité via Backstage («use our stuff to build your stuff»). Ce n’est pas sans soulever des questions, notamment de modèle économique, mais voici le lecteur placé en position d’éditeur en chef.


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