Texto ergo sum
Selon une récente étude menée par Forrester Research auprès de 5000 jeunes américains et canadiens âgés de 12 à 21 ans, ceux-ci constituent la première génération pour qui la technologie (entendez : tout ce qui a trait à l’attirail branché des TIC, en particulier mobiles) n’est pas seulement un truc sympa à avoir, mais bien un élément vital de leur vie quotidienne. Une génération de «drogués de la communication» qui passent en moyenne 11 heures par semaine en ligne, voire plus de 20 heures pour 20% d’entre eux.
En cette fin d’année 2005, ils sont nombreux à se pencher, avec une sorte de fascination un rien horrifiée, sur cette génération toujours et partout connectée : sociologues, psychologues, pédagogues notent en particulier l’omniprésence du téléphone mobile (l’étude Forrester montre que la moitié environ des 12-14 ans possède déjà un mobile), pour s’inquiéter des comportements qui en découlent. Un professeur de l’Institut de recherche sur les primates à l’Université de Kyoto compare ainsi les habitudes des jeunes aux schémas comportementaux des chimpanzés : errant en bandes sans véritable but ni curiosité pour de nouveaux territoires, mangeant des fast-food à l’endroit où la faim les prend et y abandonnant leurs détritus. La cause de tous ces maux : le téléphone mobile, qui distend le lien parental et privilégie des modes de communication type SMS favorisant l’agressivité au détriment de la mise en mots des émotions. Tous les observateurs ne sont pas aussi négatifs, mais la plupart se montrent préoccupés par la généralisation d’une dépendance au mobile : besoin compulsif de maintenir un lien avec ses pairs par l’échange de textos, y compris en cours, consommation massive et incontrôlable de SMS, etc. Une enquête menée auprès des 14-19 ans par une agence du ministère de la Communication coréen conclut que le mobile ne fait plus figure d’outil, mais d’extension de la psychée - le Belfast Telegraph ne rapporte-t-il pas par ailleurs qu’un nombre croissant de personnes demandent à être enterrées avec leur mobile ?
Et la tendance n’est pas près de s’inverser, à observer la multiplication récente des offres à destination des enfants : téléphone Hello Kitty, combiné 3G promu comme outil de suivi pour les parents, etc. Il suffit d’ouvrir un catalogue de Noël pour voir que peu à peu les jouets finissent par se confondre avec les gadgets communiquants des adultes.
A lire également à propos de la génération connectée:
En cette fin d’année 2005, ils sont nombreux à se pencher, avec une sorte de fascination un rien horrifiée, sur cette génération toujours et partout connectée : sociologues, psychologues, pédagogues notent en particulier l’omniprésence du téléphone mobile (l’étude Forrester montre que la moitié environ des 12-14 ans possède déjà un mobile), pour s’inquiéter des comportements qui en découlent. Un professeur de l’Institut de recherche sur les primates à l’Université de Kyoto compare ainsi les habitudes des jeunes aux schémas comportementaux des chimpanzés : errant en bandes sans véritable but ni curiosité pour de nouveaux territoires, mangeant des fast-food à l’endroit où la faim les prend et y abandonnant leurs détritus. La cause de tous ces maux : le téléphone mobile, qui distend le lien parental et privilégie des modes de communication type SMS favorisant l’agressivité au détriment de la mise en mots des émotions. Tous les observateurs ne sont pas aussi négatifs, mais la plupart se montrent préoccupés par la généralisation d’une dépendance au mobile : besoin compulsif de maintenir un lien avec ses pairs par l’échange de textos, y compris en cours, consommation massive et incontrôlable de SMS, etc. Une enquête menée auprès des 14-19 ans par une agence du ministère de la Communication coréen conclut que le mobile ne fait plus figure d’outil, mais d’extension de la psychée - le Belfast Telegraph ne rapporte-t-il pas par ailleurs qu’un nombre croissant de personnes demandent à être enterrées avec leur mobile ?
Et la tendance n’est pas près de s’inverser, à observer la multiplication récente des offres à destination des enfants : téléphone Hello Kitty, combiné 3G promu comme outil de suivi pour les parents, etc. Il suffit d’ouvrir un catalogue de Noël pour voir que peu à peu les jouets finissent par se confondre avec les gadgets communiquants des adultes.
A lire également à propos de la génération connectée:
- Growing up with the wired generation (The Guardian)
- Mobility Special: Plugged Into It All (Financial Times)
- Moving On (Wall Street Journal)
- The MySpace Generation (BusinessWeek)


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