23 février 2006

Honni soit qui mal e-pense

Une récente installation au temple Ryokusen de Tokyo permettait de manipuler à distance, via internet, un outil de prière constitué d’un pilon venant heurter une cloche en forme de bol, le tout étant filmé par une webcam.
Prier par internet, le concept a quelque chose de troublant qui n’arrête visiblement pas certains temples indiens qui proposent d’assister à des cérémonies par webcam interposée ou de commander des prières par SMS, et qui ont déployé toute une infrastructure TIC pour gérer les donations par internet. Tout ça n’est pas sans occasionner quelques dépenses, aussi un site comme Onlineblessings.com vous demande-t-il un écôt de dix dollars avant de faire suivre votre demande de bénédiction à qui de droit tandis que le back office informatique envoie un mail au soldat perdu dans les sables irakiens vers qui vont vos pensées – la partie de la transmission destinée aux instances divines étant assumée à haut débit par un révérend manifestement multi-cultuel.
Une autre tendance édifiante est celle du godcasting, néologisme construit sur podcasting, lui-même construit par décalque de broadcasting et qui désigne la diffusion via internet et le téléchargement automatique (par abonnement à un fil RSS) de fichiers MP3 que l’utilisateur retrouve dans son iPod et écoute à son gré – quoi de plus pratique quand on a raté la messe que de récupérer ainsi le sermon dominical ? Entre 10% et 20% des fichiers disponibles auraient un contenu à caractère religieux, selon le Pew Internet and American Life Project.


via FutureWire, décidément à ajouter à vos agrégateurs.