Money oui mais monnaie non
Annoncé depuis le début des années 2000, l’essor de l’argent électronique se profile.
Qu’est-ce que l’argent, s’interroge Bruce Sterling au fil d’un magistral essai pour les colonnes de Forbes, sinon un moyen de calculer (« to compute ») la valeur des biens et des services pour en permettre et en réguler les échanges ? Et si l’argent devenait purement électronique, si au lieu que notre banque nous propose une carte bancaire, notre carte bancaire avait sa propre banque embarquée dans la puce ? Alors le fait même d’acheter pourrait rapporter de l’argent, si j’étais un client dont les goûts dictent ceux de mes pairs. Ou le prix des choses varierait en « temps réel », en fonction de l’offre, de la demande.
Et de la météo est-on tenté d’ajouter : que ceux à qui les hauts et les bas de la bourse donnent le mal de mer se préparent à s’accrocher au bastingage... et à dire goodbye au papier monnaie, pour citer le titre d’un article de Newsfactor repris par Yahoo! à propos de l’explosion au Japon des solutions de paiement tout électronique à base de cartes RFID ou de puces sur mobiles. Ils sont déjà 15 millions de Japonais à être équipés, ils seront 40 millions en 2008, soit le tiers de la population de l’archipel. 87 millions en Europe en 2010, selon Juniper Research. Et déjà apparaissent des services de paiement par texto, l’équivalent d’un PayPal via mobile, qui reproduisent pour le monde « riche » l’utilisation en Afrique des cartes téléphoniques prépayées comme monnaie pour les échanges à distance.
Qu’est-ce que l’argent, s’interroge Bruce Sterling au fil d’un magistral essai pour les colonnes de Forbes, sinon un moyen de calculer (« to compute ») la valeur des biens et des services pour en permettre et en réguler les échanges ? Et si l’argent devenait purement électronique, si au lieu que notre banque nous propose une carte bancaire, notre carte bancaire avait sa propre banque embarquée dans la puce ? Alors le fait même d’acheter pourrait rapporter de l’argent, si j’étais un client dont les goûts dictent ceux de mes pairs. Ou le prix des choses varierait en « temps réel », en fonction de l’offre, de la demande.
Et de la météo est-on tenté d’ajouter : que ceux à qui les hauts et les bas de la bourse donnent le mal de mer se préparent à s’accrocher au bastingage... et à dire goodbye au papier monnaie, pour citer le titre d’un article de Newsfactor repris par Yahoo! à propos de l’explosion au Japon des solutions de paiement tout électronique à base de cartes RFID ou de puces sur mobiles. Ils sont déjà 15 millions de Japonais à être équipés, ils seront 40 millions en 2008, soit le tiers de la population de l’archipel. 87 millions en Europe en 2010, selon Juniper Research. Et déjà apparaissent des services de paiement par texto, l’équivalent d’un PayPal via mobile, qui reproduisent pour le monde « riche » l’utilisation en Afrique des cartes téléphoniques prépayées comme monnaie pour les échanges à distance.


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