Politique(s) en ligne
C’est demain que Tony Blair répondra en direct aux questions de quelques britanniques lambda quoique triés sur le volet, la conversation se déroulant via... MSN Messenger, vidéo incluse ; les interviewers ont d’ailleurs été sélectionnés dans le cadre d’une compétition ouverte il y a une quinzaine de jours sur le site UK de MSN.
Il s’agit d’une première britannique qui s’inscrit dans un large mouvement international du monde politique vers l’internet dit 2.0, celui de l’expression individuelle et des réseaux de partage informels, comme les blogs. Et c’est bien l’influence de ces derniers qui a été saluée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il a invité quelques blogueurs à ses vœux à la presse, ou lorsqu’il a accordé à Loïc Le Meur, figure emblématique de la blogosphère française, un entretien podcasté (vidéo téléchargeable en ligne via abonnement) ; l’UDF également avait ouvert en janvier dernier son congrès à quelques blogueurs ; le PS de son côté héberge des blogs – d’ailleurs, la plupart des personnalités politiques françaises de premier plan ont désormais leur blog : celui des ténors drainant surtout du trafic vers leur personne (liens vers la page d’accueil), celui de quelques personnalités émergentes attirant commentaires, liens et citations plutôt vers leurs billets et initiant des conversations avec les internautes (selon une étude de la sociologie des blogs politiques français reprise par NetPolitique). La rencontre Politique 2.0, le 30 janvier dernier, avait précisément pour objet d’évaluer les relations entre blogs et politique(s), mais en réalité c’est tout le recours aux TIC qui doit être envisagé, dans un contexte où les stratégies d’achats de mots-clés dans les moteurs de recherche par les grands partis (à l’occasion de la crise des banlieues, par exemple) mettent en lumière un usage décomplexé des nouveaux outils d’influence en ligne.
Idem aux Etats-Unis, où GW Bush invite les blogueurs à soutenir sa politique en Irak, et où un «courant» du parti Démocrate a décidé d’investir 10 millions de dollars dans une base de données des électeurs à hauteur des outils utilisés par les Républicains – Howard Dean se voyant même contesté pour son utilisation inefficace des TIC. Quant à l’internaute électeur américain, il peut recourir au moteur de recherche spécialisé Kosmix pour une vision incomparable du paysage politique de son pays, celui-ci recensant les prises de position des uns et des autres et permettant des classements par thème, par appartenance politique, etc. Une fois sa religion faite, il pourra même trouver l’âme sœur (au moins au plan politique) grâce à des sites de rencontres comme Democratics Singles ou Conservative Match, qui filtrent les adhérents selon leurs opinions.
Il s’agit d’une première britannique qui s’inscrit dans un large mouvement international du monde politique vers l’internet dit 2.0, celui de l’expression individuelle et des réseaux de partage informels, comme les blogs. Et c’est bien l’influence de ces derniers qui a été saluée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il a invité quelques blogueurs à ses vœux à la presse, ou lorsqu’il a accordé à Loïc Le Meur, figure emblématique de la blogosphère française, un entretien podcasté (vidéo téléchargeable en ligne via abonnement) ; l’UDF également avait ouvert en janvier dernier son congrès à quelques blogueurs ; le PS de son côté héberge des blogs – d’ailleurs, la plupart des personnalités politiques françaises de premier plan ont désormais leur blog : celui des ténors drainant surtout du trafic vers leur personne (liens vers la page d’accueil), celui de quelques personnalités émergentes attirant commentaires, liens et citations plutôt vers leurs billets et initiant des conversations avec les internautes (selon une étude de la sociologie des blogs politiques français reprise par NetPolitique). La rencontre Politique 2.0, le 30 janvier dernier, avait précisément pour objet d’évaluer les relations entre blogs et politique(s), mais en réalité c’est tout le recours aux TIC qui doit être envisagé, dans un contexte où les stratégies d’achats de mots-clés dans les moteurs de recherche par les grands partis (à l’occasion de la crise des banlieues, par exemple) mettent en lumière un usage décomplexé des nouveaux outils d’influence en ligne.
Idem aux Etats-Unis, où GW Bush invite les blogueurs à soutenir sa politique en Irak, et où un «courant» du parti Démocrate a décidé d’investir 10 millions de dollars dans une base de données des électeurs à hauteur des outils utilisés par les Républicains – Howard Dean se voyant même contesté pour son utilisation inefficace des TIC. Quant à l’internaute électeur américain, il peut recourir au moteur de recherche spécialisé Kosmix pour une vision incomparable du paysage politique de son pays, celui-ci recensant les prises de position des uns et des autres et permettant des classements par thème, par appartenance politique, etc. Une fois sa religion faite, il pourra même trouver l’âme sœur (au moins au plan politique) grâce à des sites de rencontres comme Democratics Singles ou Conservative Match, qui filtrent les adhérents selon leurs opinions.


1 Comments:
Bonjour,
Je vis à Pau et le Maire a ouvert son blog. Excellent moyen de raprrocher les citoyens des élus locaux. Le Maire participe aussi a des tchat sur le site de la ville.
www.andre-labarrere.fr
www.pau.fr
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