 |
Internet et les TIC constituent aujourd’hui un puissant levier de développement pour toutes les collectivités territoriales. Conscientes de cet enjeu, communes, départements et régions se mobilisent pour implanter des réseaux sur leur territoire, en promouvoir les applications et faciliter l’usage de celles-ci à leurs agents et administrés. La gestion de ces projets requiert des compétences techniques et de lourds investissements que ces collectivités maîtrisent bien souvent de manière insuffisante. L’assistance de professionnels qualifiés et spécialisés est donc pour elles une impérieuse nécessité dans le choix et dans la mise en œuvre de leurs politiques sur les TIC. |
Dès lors, la création d’un événement, véritable lieu de rencontres et d’échanges entre collectivités et professionnels, revêt un grand intérêt. Il s’agit de capitaliser dans un but de progrès partagé, tous les savoir-faire et expériences. Tel est l’objet des Rencontres des Territoires Numériques dont les premières éditions ont eu lieu en 2002 et qu'organise l'association « Agen Territoire Numérique », fondée par la Ville d'Agen, la Communauté d'Agglomération d'Agen, le Conseil Général du Lot-et-Garonne et le Conseil Régional d'Aquitaine.
Aqutaine Europe Communication s'est associée à l'édition 2004 qui vient de se tenir les 8 et 9 décembre avec pour thème la reconquête du local, et vous propose en ligne une restitution des ateliers et débats qui ont rythmé ces deux jours - vu la richesse des contenus, cette restitution ne saurait être exhaustive: nous mettons néanmoins à votre disposition les supports d'intervention d'un certain nombre d'intervenants, ainsi qu'une synthèse des ateliers auxquels nous avons assisté.
Les ateliers bénéficiant d'une restitution sont signalés par le signe =>
Partant du constat que rien ne saurait remplacer la volonté politique en matière d'aménagement et de compétitivité des territoires, les deuxièmes rencontres des territoire numériques d'Agen auront essayé d'embrasser l'ensemble des problématiques auxquelles les élus et leurs personnels techniques sont confrontés en matière de TIC afin de restituer une image lisible d'un univers en évolution rapide. Il est d'autant plus difficile pour les décideurs de s'impliquer directement dans l'activation des usages TIC au quotidien que leur propre niveau de compétence est sans cesse remis en question par les évolutions technologiques et les offres commerciales censées les concrétiser. Il est admis que « faire » est la seule attitude constructive à n'importe quelle échelle de l'action territoriale mais que, dans le même temps, la communication et la pérennisation des services passent par la mise en place d'un environnement ouvert où la collectivité agit non plus exclusivement pour elle-même mais également en synergie avec les autres acteurs territoriaux.
Des NTIC à base de sites web, nos territoires passent aux TIC de l'échange de données entre acteurs. Dès lors, le territoire ne peut plus s'envisager que comme une nébuleuse de partenariats d'échelle et d'enjeux variables, un système d'information « cortex » dont la capacité à communiquer influe directement sur l'attractivité et la performance économique.
Que doit faire un élu conscient des enjeux ? Il doit mener conjointement la mise en place d'un réseau indépendant des opérateurs, si possible en bonne intelligence avec son département et son environnement territorial proche. Il doit activer la création de services par le biais de la commande publique. Il doit veiller à informer les utilisateurs sur la teneur de son offre de services et l'adapter régulièrement à une demande qui sera inévitablement croissante.
Légalement soutenu par le CGCT, financièrement accompagné par la CDC, il est en position d'agir et doit le faire, non pas sur ce que la technologie lui présente actuellement, mais dans la logique de TIC présentes à chaque instant de notre quotidien comme ce sera très probablement le cas dans quelques années (eEurope).
 |
Séance plénière d'ouverture des 2e RTN |
|