Créer une SASU en 2026 : étapes, coût et obligations

Créer une SASU en 2026 : étapes, coût et obligations

mai 7, 2026

SASU creation

La SASU séduit chaque année des dizaines de milliers d’entrepreneurs solos en France. Souplesse statutaire, responsabilité limitée aux apports, statut social du président aligné sur celui des cadres : ce statut juridique réunit de nombreux atouts pour qui veut lancer une activité seul tout en sécurisant son patrimoine personnel.

Reste à comprendre comment monter sa SASU concrètement, quelles sont les démarches et combien prévoir au total. Voici la marche à suivre étape par étape, avec les coûts et les obligations qui vous attendent une fois la société immatriculée.

Qu’est-ce qu’une SASU ?

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est la version à associé unique de la SAS. Elle se distingue par une grande liberté statutaire et un régime social favorable au dirigeant.

Ses caractéristiques principales :

  • un seul associé : personne physique ou morale, qui détient l’intégralité du capital social ;
  • une responsabilité limitée aux apports : votre patrimoine personnel est protégé en cas de difficultés ;
  • un président de SASU qui dirige la société : obligatoirement nommé dans les statuts ;
  • le statut social d’assimilé salarié pour le président rémunéré : qui relève du régime général de la sécurité sociale ;
  • une imposition par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS) : avec, sous conditions, une option pour l’impôt sur le revenu (IR) possible pendant 5 exercices au maximum.

Ce cadre en fait une forme juridique particulièrement adaptée aux freelances, consultants et porteurs de projet qui veulent une structure crédible vis-à-vis des clients et des partenaires bancaires.

Comment créer une SASU étape par étape ?

Diagramme de flux montrant les 4 étapes : rédaction des statuts, dépôt du capital, annonce légale et immatriculation INPI.

Pour créer une SASU, vous devez suivre une procédure encadrée par le Code de commerce. Voici le détail des étapes à enchaîner.

Rédiger les statuts

Les statuts constituent l’acte fondateur de la société. Ils fixent les règles de fonctionnement, l’objet social, le siège, le montant du capital, les modalités de prise de décision et les pouvoirs du président.

La rédaction doit être précise : un statut imprécis peut compliquer une cession, une levée de fonds ou l’entrée d’un nouvel associé. Les modèles génériques disponibles en ligne permettent de partir d’une base solide, mais vous devez les adapter à votre situation.

Déposer le capital social

Le capital social minimum d’une SASU est de 1 € symbolique, mais un capital trop faible peut nuire à la crédibilité auprès des banques et des fournisseurs.

Le dépôt s’effectue auprès d’une banque, d’un notaire ou de la Caisse des dépôts et consignations. Vous recevez en retour une attestation de dépôt indispensable pour l’immatriculation.

Publier l’annonce légale

La création doit faire l’objet d’une annonce légale dans un journal habilité du département du siège social. Cette publication informe les tiers de la naissance de la société et coûte 142 € en métropole pour une SASU (tarif forfaitaire fixé par arrêté ministériel).

Immatriculer la société

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités d’immatriculation transitent par le guichet unique de l’INPI. Vous y déposez le dossier complet : statuts signés, attestation de dépôt du capital, justificatif de parution de l’annonce légale, justificatif de domiciliation, déclaration des bénéficiaires effectifs et pièce d’identité du président. Vous recevez ensuite votre numéro SIREN délivré par l’INSEE et votre extrait Kbis transmis par le greffe.

Combien coûte la création d’une SASU ?

Tableau récapitulatif des frais de création en 2026 incluant l'annonce légale, le greffe et les frais de dépôt de capital.

Le budget à prévoir dépend de la voie choisie : démarches en autonomie, plateforme en ligne ou avocat. Voici les frais incompressibles à anticiper en 2026 :

  • annonce légale : autour de 142 € en métropole pour une SASU (tarif forfaitaire) ;
  • coût de la formalité : environ 33,83 € pour le dépôt du dossier d’immatriculation ;
  • déclaration des bénéficiaires effectifs : 19,33 € ;
  • dépôt du capital : gratuit dans la plupart des banques en ligne, jusqu’à 80 € chez certains notaires.

À ce socle s’ajoutent les éventuels honoraires d’accompagnement. Le recours à une plateforme spécialisée se situe généralement entre 0 € et 250 € selon le périmètre couvert (rédaction des statuts, prise en charge des formalités, dépôt INPI, accompagnement post-création). Le passage par un avocat se chiffre plutôt entre 1 500 € et 2 500 € pour une SASU standard.

Au global, comptez entre 200 € et 500 € de frais réels pour une création en ligne, hors honoraires de conseil.

Vos obligations après la création de la SASU

Une fois la société immatriculée, plusieurs obligations s’enclenchent dès le premier exercice :

  • tenir une comptabilité régulière : journal, grand livre, bilan et compte de résultat annuels ;
  • faire approuver les comptes annuels par l’associé unique dans les 6 mois suivant la clôture de l’exercice ;
  • déposer les comptes annuels approuvés au greffe du tribunal de commerce dans le mois qui suit (deux mois en cas de dépôt électronique) ;
  • déclarer et payer l’impôt sur les sociétés selon le calendrier fiscal applicable ;
  • déclarer la TVA dès lors que vous dépassez les seuils de la franchise en base ;
  • établir et déclarer la rémunération du président dès que vous le rémunérez (DSN mensuelle).

La gestion d’une SASU mobilise donc des compétences comptables, fiscales et sociales que peu d’entrepreneurs maîtrisent en interne. Pour les profils freelances et indépendants qui choisissent la SASU, le recours à un expert-comptable est souvent la meilleure manière de sécuriser ces obligations sans y consacrer un temps excessif.

Bien préparée, la création d’une SASU se fait simplement et sécurise durablement votre activité, à condition d’anticiper les obligations comptables et fiscales qui suivent l’immatriculation.

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