Les chaussures de sécurité sont bien plus qu’un simple accessoire de travail : elles protègent les pieds des risques liés à certaines activités professionnelles tout en répondant à des normes strictes. Voyons pourquoi et dans quelles situations leur port est obligatoire, ainsi que les implications légales pour les employeurs et les employés en cas de non-respect des normes.
Qu’appelle-t-on des chaussures de sécurité ?
Les chaussures de sécurité sont conçues pour protéger les pieds contre divers risques d’accident : les chocs, les perforations, les glissements, les brûlures ou encore les produits chimiques. Elles sont équipées d’un embout renforcé (souvent en acier ou composite) pour résister à des charges importantes et sont parfois dotées de semelles antidérapantes, anti-perforation ou isolantes.
Ces équipements ne se limitent plus aux lourdes bottes autrefois associées à certains métiers industriels. Aujourd’hui, on trouve des modèles adaptés à chaque secteur :
- Bâtiment et construction : chaussures robustes et résistantes aux chutes d’objets.
- Agroalimentaire : modèles faciles à nettoyer avec des semelles antidérapantes.
- Métiers de la santé : chaussures légères avec des semelles anti-glisse.
- Industrie chimique : chaussures résistantes aux produits corrosifs.
L’évolution des matériaux et du design a permis à des sociétés comme S24, fabricant de chaussures de sécurité, de créer des modèles qui allient sécurité, confort et également esthétique.
La législation concernant les chaussures de sécurité
Le port de chaussures de sécurité est encadré par le règlement (UE) n° 2016/425 du 9 mars 2016 garantir la protection des travailleurs. Selon le Code du travail en France, l’employeur est tenu de fournir les équipements de protection individuelle (EPI) nécessaires en fonction des risques identifiés dans l’entreprise.
L’article R.4321-4 du Code du travail énonce notamment que l’employeur doit :
- Identifier les dangers liés aux postes de travail.
- Fournir gratuitement les EPI, y compris les chaussures de sécurité, lorsqu’ils sont nécessaires.
- S’assurer que ces équipements sont conformes aux normes en vigueur (norme EN ISO 20345 pour les chaussures de sécurité).
- Former les employés sur l’utilisation des EPI.
Dans quels secteurs d’activité les chaussures de sécurité sont-elles obligatoires ?
Le port de chaussures de sécurité est obligatoire dès qu’un poste de travail présente des risques pour les pieds. Parmi les secteurs les plus concernés :
Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), les chaussures de sécurité servent à se protéger contre les chutes d’objets lourds ou les perforations par des clous et des outils.
Dans l’industrie, elles permettent d’éviter les brûlures, les écrasements ou les glissements sur des sols huileux.
Pour prévenir les blessures liées à la manipulation de charges lourdes ou aux engins de manutention, elles sont également obligatoires dans le domaine de la logistique.
Elles sont aussi portées dans le secteur médical et dans le domaine de la restauration pour éviter les glissements dans les environnements humides.
Que risque un employeur qui ne fournit pas de chaussures de sécurité ?
Un employeur qui ne respecte pas ses obligations en matière de fourniture d’EPI, y compris les chaussures de sécurité, s’expose à des sanctions.
- En cas d’accident, l’employeur peut être poursuivi pour manquement à ses obligations de sécurité et encourir une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 € par infraction, voire une peine d’emprisonnement en cas de récidive ou de négligence grave.
- L’employeur peut être contraint de verser des dommages et intérêts au salarié blessé.
- L’entreprise risque des sanctions administratives si l’inspection du travail constate un manquement aux règles de sécurité.
Que risque un employé qui ne porte pas ses chaussures de sécurité ?
Si un employé refuse de porter les chaussures de sécurité fournies par son employeur, il s’expose à des conséquences également importantes :
- L’employeur peut appliquer des sanctions disciplinaires, allant d’un avertissement à un licenciement pour faute grave, en cas de refus répété.
- Si un accident survient et qu’il est démontré que le salarié n’a pas respecté les consignes, l’indemnisation peut être réduite, voire annulée, en fonction des circonstances.
- Le refus de porter des chaussures adaptées met directement en danger la santé du travailleur.
L’obligation du port de chaussures de sécurité, loin d’être une contrainte, représente un investissement dans la sécurité et la qualité de vie au travail.








