[Compte-rendu événemenquable] Fintech 2017 - L'intelligence artificielle par Stéphane Mallard

15/11/2017 par Paul-Antoine EVAIN.
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[Compte-rendu événemenquable] Fintech 2017 - L'intelligence artificielle par Stéphane Mallard

Quand on évoque Stéphane Mallard, on parle d’un évangéliste digital et speaker chez Blu Age. Il a imaginé une conférence sur l’intelligence artificielle qu’il présente comme un véritable spectacle avec une aisance déconcertante. Une fois sur scène,(voix décidée, gestuelle appuyée), il n'a qu'un seul objectif, faire évoluer les cadres mentaux de son assemblée.

L’intelligence artificielle, du Deep Learnig au Renforcement Learning

 

Selon Stéphane Mallard, “l’intelligence artificielle et le deep learning vont révolutionner le monde”. Vous connaissez l’intelligence artificielle (IA), c’est une compétence spécifique aux robots ou aux automatismes qui détermine leur faculté à imiter un comportement humain. En revanche vous n’avez peut-être pas encore entendu parler du deep learning. Ce sont des algorithmes qui s’inspirent du fonctionnement de notre cerveau, ils sont capables de reconnaître un environnement visible. Cette technologie d’apprentissage automatique se base sur des réseaux de neurones artificiels. Tout est question de modélisation. Mais ces derniers temps, on parle d’un nouveau concept : le reinforcement learning. Apprendre de ses erreurs. C’est une sorte d’entraînement pour l’algorithme. En effet, à chaque fois qu’il s’approche de l’objectif il est « récompensé » et dans le cas contraire, le « punit ». Un processus comparable à la faculté d’apprentissage de l’être humain.

 

L'apprentissage de l’IA :

 

“C’est en analysant nos manières de faire que l’IA s’éduque”. La plateforme Openeye s’appuie (s’est appuyée) sur cette doctrine et a développé une nouvelle manière d’apprendre pour l’IA. Pour débuter, celle-ci est entraînée à jouer aux jeux-vidéo. Les premiers essais ne sont jamais fructueux, mais au fur et à mesure, à force d’essayer et d’échouer les algorithmes apprennent et deviennent extrêmement performants. Dans chaque situation de jeu, ils sont capables de trouver la solution optimale. À quoi sert donc le reinforcement learning ? D’après Stéphane, À terme, les algorithmes seront capables de réserver un billet d’avion, capables d’appeler un taxi, et même de conduire. L’IA sera en mesure de proposer la solution optimale dans chacune des situations auxquelles elle pourra être confrontée. Elle observera l’humain et par mimétisme, sera en capacité d’apprendre n’importe quelle tâche, de la répéter, l’homme n’aura plus besoin de coder les machines, elles apprendront par elles mêmes.

 

L’intelligence artificielle, une révolution ?

 

L’IA est une vraie révolution, mais nous ne sommes qu’au début de son développement. Selon le speaker, “on peut comparer cette révolution à celle de l’arrivée de l’électricité au 20ème siècle, accessible partout et à tout temps”. L’intelligence artificielle est devenue un « buzzword ». Tous les géants du web se sont tournés vers cette transition. Google, par exemple, envisage que ses utilisateurs s'adressent à son moteur de recherche comme à un humain et lui indiquent leur recherche par voie orale. Un Google à qui on parlera directement, qui nous comprendra et sera capable d’analyser notre requête pour agir en conséquence.

 

L'avènement de l’IA divise :

 

Pour Stéphane Mallard, deux camps s’opposent, comme souvent en ce qui concerne un phénomène inexploré. Il distingue les optimistes, et les pessimistes. Commençons par la pensée négative, selon laquelle l’IA détruirait le marché de l’emploi en remplaçant chacun d’entre nous. Nuançons cette conclusion par la pensée positive, notamment partagée par Schumpeter, économiste et professeur en science politique. L’arrivée de l’IA engendrera une évolution du marché de l’emploi, elle supprimerait certes certains de nos emplois à terme, mais en créerait par ailleurs.

 

Qu’est-ce qu’il restera à l’homme si nous sommes capable de modéliser son intelligence et de la dépasser ?

 

Jusqu’ou l’IA ira t’elle ?

 

L’intelligence artificielle doit encore faire ses preuves et évoluer, elle doit encore reconnaître le contexte, le sens commun, l’écriture, pour pouvoir apprendre des objectifs plus complexes. Néanmoins, les algorithmes sont déjà capables de détecter les émotions, et pourquoi pas un jour de les ressentir ? En effet, nous éprouvons des émotions grâce à notre conscience, cela nécessite une subjectivité, l’IA est encore loin de partager cette part de notre humanité. Nous ne pouvons donc pas encore parler d’émotion artificielle. Une fois ce palier franchi, les machines seraient alors capables de nous égaler voir même de nous dépasser. Selon Marvin Minsky, pionnier de l’intelligence artificielle "Il faut qu'on empêche les machines de nous dépasser sinon elles le feront ! ».

 

Dans l’esprit de Stéphane Mallard, “nous sommes en bonne voie pour partager notre quotidien avec l’IA, demain tout le monde sera en mesure de jouir des avantages de son omniprésence. Nous serons tous concernés par cette création de valeur, dans peu de temps celle-ci devrait nous aider à régler nos problèmes environnementaux et même guérir nos maladies”.

 

Aujourd’hui une question se pose, n’avons pas intérêt à cohabiter pacifiquement avec cette nouvelle forme d’intelligence plutôt que de l'affronter ?

 

 

 

Auteurs : Clara Bladi, Thomas Roger, Kimberley André - Etudiants Master Communication des organisations


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