Vous allez prochainement passer un entretien d’embauche et vous vous interrogez sur ce que le recruteur va bien pouvoir vous demander ? Si les questions posées au cours d’un entretien sont souvent prévisibles, il est toutefois des sujets sur lesquels un employeur n’a pas le droit de vous questionner. C’est en tout cas ce que prévoit la loi.

Quelles sont donc les questions qu’un recruteur n’a pas le droit de vous poser ? Comment y faire face ? Que dit la loi ? Voici quelques éléments de réponse !

Ce que prévoit le cadre légal

On ne le sait pas toujours, mais un entretien d’embauche, au même titre qu’une activité salariée, est encadré par la loi. En effet, certaines questions ne peuvent pas être posées en entretien d’embauche sous peine d’être considérées comme étant discriminatoires : il s’agit du fameux principe de non-discrimination.

Ainsi, le principe de non-discrimination est régi par le Code du travail. L’article L.1221-6 du Code du travail précise que :

« Les informations demandées, sous quelques formes que ce soit, au candidat à un entretien ne peuvent avoir comme finalité que d’apprécier sa capacité à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles. Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. »

➡️ À ce titre, toute discrimination à l’embauche basée sur des critères comme la religion, l’orientation sexuelle, les convictions politiques, l’âge, l’état de santé ou encore la situation familiale est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Entretien d’embauche : les questions qu’un recruteur n’a pas le droit de poser

Le cas de conscience du candidat : répondre ou ne pas répondre aux questions interdites ?

On le sait, la motivation d’un candidat à décrocher un poste pour lequel il postule le fait forcément « cogiter » au moment de répondre (ou non) à une question embarrassante à laquelle il ne devrait théoriquement pas être confronté. Certains recruteurs peu scrupuleux n’hésitent pas à braver l’interdit légal auquel ils devraient se soumettre.

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Pour autant, un candidat n’a pas à subir une quelconque discrimination et n’a aucune obligation de répondre à une question dès lors que celle-ci aborde certaines thématiques bien précises, parmi lesquelles :

  • L’origine ;
  • Le sexe ;
  • Les mœurs ;
  • L’orientation sexuelle ;
  • L’identité de genre ;
  • L’âge ;
  • La situation de famille ou la grossesse,
  • L’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée ;
  • Les activités syndicales, politiques ou mutualistes ;
  • Les convictions religieuses ;
  • La santé ou l’apparence physique.

Exemple de questions qu’un employeur n’a pas le droit de poser et auxquelles vous ne devez pas répondre

Pour vous aider à mieux cerner le problème, voici quelques questions typiquement proscrites au cours d’un entretien d’embauche et auxquelles il ne faut pas répondre :

  • « Est-ce que vous avez des enfants ? » ;
  • « Avez-vous des problèmes de santé ? » ;
  • « Mangez-vous de tout ? » ;
  • « Êtes-vous croyant ? » ;
  • « Quel est votre âge ? » ;
  • « Quel est votre pays d’origine ? » ;
  • « Quelle est votre situation familiale ? ».

➡️ Si toutefois vous souhaitez répondre poliment à ce genre de questions, mettez en avant que ce sont vos qualités personnelles et vos compétences professionnelles qui sont pertinentes pour votre candidature.

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